Côte d’Ivoire Comité de contrôle du FPI le 7 mars, acculé par les bases du parti Affi finit par capituler

Mis en ligne par La Rédaction | vendredi 30 Jan 2015


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La différence entre Affi, le FPI et les autres partis comme le PDCI ou le RDR

Le 17 septembre 2014, lors de la visite de Ouattara dans la région de l’Iffou, Bédié, sans consulter les instances de son parti (le Bureau politique, le Conseil des sages, les délégués départementaux et communaux, les secrétaires de section et de base), a donné son onction au candidat du Rdr, son allié. Appelant ses militants à soutenir sa candidature. Malgré les plaintes et protestations de la base et autres cadres du parti, Bédié est resté campé sur sa position. Allant même jusqu’ à rejeter, toujours sans l’avis de la base, les candidatures de certains cadres du parti proposées par des militants. Et il s’apprête à organiser un Congrès extraordinaire où tout est déjà pipé d’avance. Les militants impuissants, regardent sans rien faire. Pareil au Rdr. Si c’était dans ces partis, Affi n’aurait pas de problème à le «vendre» au régime. Fort heureusement, on est au Fpi. Un parti solidement assis de par ses textes qui font du militant de base, le pilier. Aucune décision, même émanant du président (ou même du fondateur, le Président Laurent Gbagbo), ne peut prospérer sans l’avis de la base (les Secrétaires de fédération, de section et de base) qui sont représentés au Comité central.
C’est pourquoi, malgré le soutien dont bénéficie Affi dans sa tentative de «tourner la page de Gbagbo» et d’imposer sa vision aux militants, il ne prospère pas. Malgré le procès intenté contre son propre parti, la fermeture du siège provisoire aux militants du camp Gbagbo et le maintien d’Alain Dogou à la Cei contre la volonté du Comité central, il est totalement isolé par les militants de base. Qui ne se reconnaissent plus en lui. Après plus six (6) mois de bras de fer, il a été contraint à se plier à la volonté du Fpi. D’où son acceptation de rencontrer le Comité de contrôle qui lui exigeait la convocation d’un Comité de contrôle. Après deux rencontres ponctuées de chaudes discussions, Affi accepte finalement de se soumettre à la volonté des la base, pour convoquer ce Comité central tant attendu. Finalement, il se propose de convoquer ce Comité central, le 7 mars 2015. Affi découvre enfin que le Fpi est différent des autres formations politiques. Car, sa force, c’est la base. Le camp Affi l’apprend à son dépend, à la faveur de sa tournée d’explication qu’il effectue, depuis le 10 janvier 2015.

Ferdinand Bailly
ferdinandbailly@yahoo.f
Le Temps

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