Côte-d’Ivoire enseignement technique et professionnel: Capacité 69.000 places contre 479.000 demandes

Mis en ligne par La Rédaction | vendredi 30 Jan 2015


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Le ministre ivoirien de l’Emploi Moussa Dosso a indiqué jeudi que la capacité d’accueil des structures de formation de l’enseignement technique et professionnel en Côte d’Ivoire était estimée à « 69.000 » places en 2010 contre une demande de « 479.000 », au cours d’un colloque à Yamoussouko (centre).

« La capacité d’accueil de l’ensemble des structures de formation de l’enseignement technique et professionnel est estimée en 2010 à 69.000 apprenants face à une demande potentielle de 479.000 », a déploré Moussa Dosso, au cours de cette rencontre.

Le colloque organisé conjointement par la banque mondiale et le gouvernement de Côte d’Ivoire, a réuni les ministres en charge de l’Enseignement supérieur des pays de la sous-région dans la capitale politique ivoirienne autour du thème: « Développement des compétences pour la transformation économique: L’exemple des secteurs de la construction, génie civil, mines et électricité ».

Ce forum d’échange de deux jours entre experts et ceux en charge des décisions politiques, vise à « définir les modalités et les voies par lesquelles des jeunes mieux former contribueront plus activement au développement des secteurs stratégiques de nos économies », a précisé M. Dosso également en charge de la formation professionnelle.

En Afrique, « la massification due au déficit d’infrastructures et d’enseignants, le faible taux des effectifs scientifiques dans les établissements et l’inadéquation entre la formation et les besoins du marché du travail » sont entre maux qui minent les systèmes d’enseignement supérieur et de recherche scientifique, a pour sa part énuméré le ministre ivoirien de l’Enseignement supérieur, Gnamien Konan .

En Côte d’Ivoire, « la faiblesse des investissements a entrainé malgré l’émergence d’un nombre relativement important d’établissements privés, une surpopulation dans les universités publiques et une baisse de la qualité de la formation », a poursuivi Moussa Dosso.

« Pour certains métiers, les entreprises ou administrations publiques recrutent à grand frais du personnel formé à l’extérieur », tandis que « le taux de chômage des diplômés est particulièrement élevé », a relevé M. Dosso.

Il est de 48,9% pour les étudiants de la première et deuxième année des universités, 30% pour les techniciens supérieurs, 27.6% pour les titulaires d’une maîtrise et 10% pour les ingénieurs, a-t-il précisé.

La banque mondiale qui a investit plus de 247 milliards FCFA dans l’éducation en 2014, « continuera à accompagner chacun de vos pays pour asseoir un système éducatif performant », a assuré le directeur des opérations Ousmane Diagana, aux représentants des pays africains.

EFI

Edwige FIENDE

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1 Commentaire ... participez vous aussi à la discussion.

  1. tycoon 30 janvier 2015 à 13:07 -

    Je ne comprend pas quelque chose. Pour etayer son argumentaire, le ministre n’aurait pas pu utiliser des statistiques plus recent? Comment peut-il fournir des chiffres qui datent de 2010 alors que nous sommes en 2015.

    Cela amene a se demande quelle idee a t-il reellement des problemes sur le terrains en ce moment precis. 4 a 5 ans d’ecart peut affecter les decisions que vous prendrez pour resoudre un probleme. Il faudra au ministre de chiffres de maintenant pour esperer mettre en place des solutions idoines pour le futur autrement nous seront toujours comme le chien qui essaye de se mordre la queue!! Bien a vous!!