Côte-d’Ivoire presse: André Silver Konan s’insurge contre les interpellations de deux journalistes

« Il résulte de ce qui précède que les informations publiées par le site « Koaci.com » sur le nombre des détenus des dossiers judiciaires de la crise postélectorale sont mensongères et par conséquent constitutives du délit de divulgation de fausses nouvelles, puni par l’article 173 du Code pénal. C’est pourquoi, le nommé Laurent DESPA a été interpellé et déféré devant le Parquet. Il a été inculpé du délit susvisé et laissé en liberté (…) ». Double communiqué du parquet, à lire [ici bas] de ma page officielle. Ma position n’a pas changé : détenir un journaliste, pour faute professionnelle réelle ou supposée, est inconséquent parce que de toutes façons, on le libère toujours. Et le seul mérite est de faire reculer le pays, dans le classement relatif à la liberté de la presse.

Koaci

« AFFAIRE PRISONNIERS POLITIQUES »: LES

DEUX COMMUNIQUES DU PROCUREUR DE LA REPUBL « IQUE

Le 1er mai 2016, à l’occasion de la célébration de la fête du travail, le Président de la République a déclaré devant les centrales syndicales que la plupart des détenus de la crise postélectorale ont été libérés et qu’il ne restait que des cas résiduels de détenus en attente de jugement pour des crimes graves.
Le lendemain 02 mai 2016, le site d’information « koaci.com » a publié une liste de soixante-dix-huit (78) personnes qui seraient encore détenues dans le cadre
des procédures judiciaires de la crise postélectorale.

Le Parquet tient à apporter les précisions suivantes :

– sur cette liste de soixante-dix-huit (78) personnes publiée par ce site d’information, cinq (05) personnes ont été jugées et condamnées dont :
deux (02) pour assassinat du Colonel DOSSO. Il s’agit du Commandant KIPRE Gnaba et du Sergent TOH Ferdinand, condamnés respectivement à 15 ans et 10 ans d’emprisonnement ;
et trois (03) pour vol en réunion avec effraction. Il s’agit du MDL GOZE Jean Jacques, du Caporal ZERELI Dago Herman et du Sergent TEHOUA Henri , tous condamnées à 20 ans d’emprisonnement.
– en outre, sur la même liste, il est à indiquer que vingt-deux (22) personnes citées sont en détention et en attente de jugement pour diverses infractions graves, notamment pour enlèvement, séquestration, assassinat, crimes contre l’humanité, attentat ou complot contre l’autorité de l’Etat, disparition ou soustraction de cadavres (cas de Messieurs Yves LAMBLIN et DI Rippel).
Il convient de préciser que parmi ces vingt-deux (22) personnes, trois (03) ont été arrêtées avant le 21 mai 2011, date de la prestation de serment du Président de la République et considérée comme la fin de la crise postélectorale. Il s’agit de:

1 COLONEL ABY JEAN ;
2 LIEUTENANT COLONEL OHOUKOU MODY,
3 COMMISSAIRE OSEE LOGUEY.

Dix-neuf (19) autres personnes ont été appréhendées après cette date. Ce sont :

1 CAPORAL GNABELY HENRI 10 CAPORAL DRIA LANDRY
2 CAPORAL ZEZE KABI JEAN 11 MDL M’GBO AFFOUE
3 CAPORAL ZEZE NAHOUNOU 12 MDL EKPIDE JEAN VIAL
4 CAPORAL OUGA ZOKOU 13 CAPORAL ATTEBE CHRISTIAN
5 ADJUDANT GUIE GUILLAUME 14 MDL GNAMIEN PIERRE
6 MARIN KOUAME URBAIN 15 MDL KLA FELIX CLARK
7 MDL KOUA TCHI ASSIE 16 CAPORAL GNAMIA GODE JOSEPH
8 MARIN ADOU MELEDJRO ETIENNE 17 MDL GUEBO AIME LIDIELLY
9 MDL EDI OSSOHOU 18 CAPORAL BLEKA OBLE
19 CAPORAL DEPIE GNOLEBA MARIUS

De plus, sur les soixante-dix-huit (78) personnes, cinquante (50) ont été libérées à la date du 19 février 2016. Il s’agit de :
1 COMMANDANT TOUALY OGOU 26 MDL TRA BI ROLAND
2 CAPITAINE CHIAWA DAVID 27 MDL AMANI KOUAME
3 CAPITAINE KANGBE ANTOINE 28 MDL ESSOH YEDANE
4 LIEUTENANT KOUE BI SUY 29 MDL COULIBALY DRISSA
5 ADJUDANT CHEF GNAHOURE AKAHI LOUIS 30 MDL AKPA AKPESS
6 SERGENT SERY JOSEPH 31 MDL BAH JEAN BAPTISTE
7 SERGENT ZIAN DESIRE 32 MDL KOUAO KACOU
8 SERGENT ABALE CYRIAQUE 33 CAPORAL DALIGOU ROGER
9 CAPORAL DOBRE ELIE 34 MDL KLE KAMIN DIDIER
10 SERGENT BOUAZO FRANCK 35 SERGENT CHEF SOLON TABILE ELVIS
11 SERGENT OULAI GNATIN ALEXIS 36 CAPORAL CHEF DJIDJE ALEXIS
12 ADJUDANT KOBOU DECKY 37 MDL ASSANDI VALERY
13 CAPORAL ZIRIHI TOTO 38 MDL KASSI AKA JUSTIN
14 SERGENT GOLLY KOUAKOU 39 MDL KONAN N’GORAN
15 CAPORAL N’GUESSAN OLIVIER 40 COMMANDANT ATTO THIBAUT
16 SERGENT DEASSE LANDRY (POLICIER) 41 LIEUTENANT YOBOU ALAIN
17 SERGENT N’CHO SEKA 42 SERGENT MAHI LOROUGNON
18 SERGENT DATTE FREDERIC 43 CAPORAL GOZE FALLE
19 CAPORAL GUIRO LEONARD 44 CAPORAL RABET NAHOUNOU
20 SERGENT GUIRO ERNEST 45 CAPORAL TAPE AIME JULIEN
21 SERGENT ZIE SEMENE 46 MDL KOUAKOU YAO
22 MDL BEUGRE N’DRIN 47 CAPORAL DAKPA JEAN OLIVIER
23 MDL KOMANON SAMUEL 48 MDL AGUIA KEKE
24 MDL YAPO BENSON 49 SERGENT FLAN DERAU
25 MDL KOKUE PATRICE 50 CAPORAL BOLOU DOUYOU CHARLES

Enfin, le nommé GNAHUI Sylvain cité dans la publication en question, ne figure pas sur la liste des personnes détenues ou ayant été détenues dans le cadre des enquêtes. Cette personne est inconnue de nos services.
Il résulte de ce qui précède que les informations publiées par le site « koaci.com » sur le nombre des détenus des dossiers judiciaires de la crise postélectorale sont mensongères et par conséquent constitutives du délit de divulgation de fausses nouvelles prévu et puni par l’article 173 du Code pénal.
C’est pourquoi, le nommé Laurent DESPA, responsable du site d’information « koaci.com », a été interpellé et déféré devant le Parquet. Il a été inculpé du délit susvisé et laissé en liberté.
Le Procureur de la République
ADOU Richard Christophe

Le 1er mai 2016, à l’occasion de la célébration de la fête du travail, le Président de la République a déclaré devant les centrales syndicales que la plupart des détenus de la crise postélectorale ont été libérés et qu’il ne restait que des cas résiduels de détenus en attente de jugement pour des crimes graves.
Le lendemain 02 mai 2016, dans un article publié sur le site d’information « koaci.com », le nommé Michel GBAGBO déclarait qu’« à la date du 30 mars 2016, 250 personnes étaient encore détenues dans les prisons, la plupart suite à la crise postélectorale. Plus grave, 300 personnes qui ont été inculpées et placées sous mandat de dépôt depuis 2011 sont portées disparues ».
Relativement à cette déclaration du nommé Michel GBAGBO, le Parquet informe qu’il n’a été saisi d’aucun cas de disparition d’inculpés de la crise postélectorale ni par les parents des supposés disparus, ni par les organisations nationales et internationales de droits de l’homme.
Mieux, il indique que deux cent dix-sept (217) personnes qui avaient été inculpées et détenues dans le cadre des procédures judiciaires de la crise postélectorale ont toutes été libérées.
Il résulte de ce qui précède que les déclarations du nommé Michel GBAGBO publiées sur « koaci.com » sur le nombre des détenus des dossiers judiciaires de la crise postélectorale sont sans fondement, mensongères et par conséquent constitutives du délit de divulgation de fausses nouvelles prévu et puni par l’article 173 du Code pénal.
C’est pourquoi, le nommé Michel GBAGBO a été interpellé et déféré devant le Parquet. Il a été inculpé du délit susvisé et laissé en liberté. (Ph: Connectionivoirienne.net)

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