Un Front des Panafricains contre le franc CFA, contre le colonialisme monétaire de la France

Mis en ligne par La Rédaction | mercredi 4 Jan 2017


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Communiqué de presse

DAKAR, le 2 janvier 2017 – Le samedi 7 janvier, les panafricains organisent pour la première fois, de Paris à Dakar en passant par Abidjan, Ouidah, Londres et Bruxelles, une journée internationale de mobilisation sur le thème du franc CFA et la nécessité de se défaire de cette monnaie postcoloniale.

Lorsque l’Afrique et sa diaspora s’unissent pour démanteler les jalons du colonialisme, il en découle un événement historique : le front contre le franc des Colonies Françaises d’Afrique (CFA). L’appel a été lancé le 26 décembre 2016 par le militant panafricaniste, écrivain et chroniqueur Kemi Seba et par l’ONG Urgences Panafricanistes (URPANAF).

Créé en 1945, le franc CFA est en cours aux Comores et dans quatorze Etats en Afrique : Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée-Bissau, Guinée équatoriale, Mali, Niger, République Centrafricaine, République du Congo, Sénégal, Tchad, Togo.

En Europe, comme dans les pays de la Zone franc CFA et ailleurs sur le continent, les citoyens et associations se mobilisent. Tous dénoncent les effets pervers de cette monnaie postcoloniale et réclament la fin de la servitude monétaire. Ils exigent la vérité sur les comptes d’opérations ouverts par les banques centrales auprès du Trésor français.

Le temps est venu de mettre en œuvre des solutions alternatives pour un développement économique qui corresponde réellement aux besoins des populations. Au-delà, la société civile pose la question d’une autre architecture financière, qui déboucherait sur la monnaie unique africaine.

La mobilisation a pour objectif de contribuer aux débats en Afrique, en Europe et en Amérique concernant les moyens de sortir de cette servitude monétaire, et d’informer l’opinion africaine, française et européenne des conséquences du lien qui attache encore l’ancienne métropole à ses ex-colonies.

Il s’agit également de discuter des transformations indispensables à opérer tant au niveau institutionnel que politique pour répondre aux intérêts des quinze pays de la Zone franc CFA dont onze sont classés parmi les pays moins avancés (PMA) par les Nations unies.

Un défi panafricain

Penser une Afrique nouvelle, c’est penser l’émergence d’un continent libéré du joug impérialiste, qui prend en main son économie et gère directement l’exploitation de ses propres ressources naturelles. La monnaie est un attribut de souveraineté. Or, le franc CFA, cheval de Troie du néocolonialisme, empêche évidemment cette impulsion.

C’est pourquoi cette action coordonnée du 7 janvier 2017 contre l’ordre économique du système franc CFA est une mobilisation inédite et historique. Elle met en lumière la capacité des Africains et afro-descendants à comprendre l’urgence de prendre part à ces discussions afin de s’impliquer réellement dans l’avenir du continent.
Un événement mondial, des personnalités engagées

Les panafricains de la société civile, qui ont fait de cette problématique économique un point capital de leur réflexion et de leur argumentaire ont immédiatement répondu présents.

La coordination internationale des conférences du samedi 7 janvier 2017 et leur déroulement seront assurés par les membres de l’ONG URPANAF :

A Paris (France), la rencontre sera animée par Nicolas Agbohou, docteur en économie politique et l’un des pères de la résistance au franc CFA, auteur du célèbre ouvrage « Le franc CFA et l’Euro contre l’Afrique » (1998), Toussaint Alain, journaliste politique et ancien conseiller de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, et Théophile Kouamouo, journaliste politique et écrivain.

De 15h 30 à 18h, au 4 bis, rue Henri Bergson, 92600 Asnières-sur-Seine (en face de la tour d’Asnières) – Accès : RER C arrêt : Les Grésillons – Métro ligne 13 : Gabriel Péri, Puis bus 177 arrêt : Tour d’Asnières

A Bamako (Mali), avec Aminata Traoré, militante altermondialiste, écrivaine et ancienne ministre, Pape Diallo de Jeunesse Maya, Ismaël Youssef Koné, représentant de l’ONG Urgences Panafricanistes au Mali.
De 15h30 à 18h, au Missira Hôtel, Le Djenne, Salle Amadou Hampâté Bâ

A Ouagadougou (Burkina Faso), avec le mouvement citoyen C.A.R, Citoyens Africains pour la Renaissance.
A 15h, au siège du C.A.R, Quartier Tanghin, non loin de l’Hôtel Ricardo

A Abidjan (Côte d’Ivoire), avec les militants panafricanistes Pîija Souleymane Yameogo, économiste de développement, conférencier sur l’histoire et les valeurs africaines et directeur général à PER-FORM, et Thi-Mi N’guessan, responsable de l’ONG Urgences Panafricanistes en Côte d’Ivoire.
A 10h, à l’Institut des Civilisations Noires, Plateau Dokoui 1er Feu, Abobo

A Bruxelles (Belgique), avec Jahi Muntuka, ingénieur aérospatial, analyste en économie et administrateur du groupe Négritude, Black Power, Claude Wilfried, écrivain et analyste politique, et Natou Pedro Sakombi, essayiste et fondatrice de Reines et Héroïnes d’Afrique.
De 19h à 22h, à L’Horloge du Sud, 141, rue du Trône, 1050 Bruxelles

A Londres (Royaume-Uni), avec Clarice Kamwa alias Mamoushka, militante panafricaniste et Cheikh Ba, Data Scientist Senior et analyste en Marketing.
De 14h30 à 16h30, 199-201 Lewisham High Street, 13 SE 6LG

Bologne (Italie), la sensibilisation sera menée par les militants panafricanistes Bolivie Wakam, ingénieur en énergie, et Donfack N. Alex Leroy, entrepreneur
A 19h, Piazza Spadolino 3

A Ouidah (Bénin), avec la Famille Jah.
A 15h, au Centre d’Eveil, d’Animation et de Stimulation pour Enfants (CEVASTE), Ambassade culturelle de la Diaspora et du Peuple de JAH, près d’Ouidah

A Dakar (Sénégal), avec Demba Moussa Dembele, Hulo Guilabert, Guy Marius Sagna, Ndongo Samba Sylla, Badou Kane et Ndeye Nogaye Babel Sow.
A 15h, rassemblement Place de l’Obélisque
Le militant panafricaniste Kemi Seba interviendra comme Invité d’honneur à l’Université de Zinguinchor en Casamance.
A 15h, à l’Université Assane Seck

A Haïti, avec Bayyinah Bello, écrivaine, professeur d’Histoire et dirigeante de la Fondasyon Félicité, Camille Chalmers, professeur d’Economie et de planification sociale à l’Université d’Etat d’Haïti.
De 13h à 17h, à la Fondation Félicitée, 4 rue A, Village Théodat, Tabarre

A Kinshasa (RD-Congo), avec Rex Kazadi, homme politique et militant panafricaniste, Ted Beleshayin, économiste monétariste et consultant financier.
De 14h à 17h, à l’Hôtel Campo, Beau Marché, Commune de Barumbu, en face de la Bralima

Pour toute information, merci d’écrire à : urpanaf@gmail.com

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Commentaires

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27 Commentaires ... participez vous aussi à la discussion.

  1. gourougp 3 janvier 2017 à 15:41 -

    Encore une autre foire aux empoignes comme savent si bien le concevoir nos fameux intellectuels africains et pseudo panafricanistes. Et comme toujours rien de concret ne germera de ces « éminences grises ».

  2. didiga 3 janvier 2017 à 16:04 -

    Voila ce que moi j attend des panafricanistes :
    L éducation de nos comtemporains dans le respect.
    Il faut challenger les problèmes, les expliquer , les denoncer et surtout apporter des solutions.

    Cela ne sert a rien de venir dire le CFA n est pas bon il faut sortir du cfa et ne pas proposer le cheminement et les perspectives.

  3. aristix1 3 janvier 2017 à 16:08 -

    @gourougp

    Que proposes-tu? On veut des propositions et des arguments. Eux au moins argumentent. Toi qui, comme ADO, sembles etre adepte de ce SINGE FRANC, demontre-nous qu’il est bon. on t’attend.

  4. aristix1 3 janvier 2017 à 16:15 -

    @didiga

    Il est facile d’être dans son salon, de ne prendre aucun risque et de dire ce que les gens devraient faire. Tout combat commence par la parole. C’est la phase de conception spirituelle. C’est elle qui féconde les esprits et les pousse dans un sens ou dans l’autre.

    La phase de conscientisation est inévitable.

  5. didiga 3 janvier 2017 à 17:19 -

    @ aristix1

    Je commence par ta dernière phrase:

    La phase de conscientisation est inévitable.

    Je te repond :

    Voila pourquoi je parle de pédagogie. Il faut expliquer sans animosité les enjeux du cfa et les enjeux de la sortie du cfa.
    On ne peux pas se lever un matin et dite on sort du cfa .
    On en sort avec qui ( quels pays)
    Faidons nous un bloc avec les anciens ou on fait cavalier seul .

    Expliquer aussiles difficultes qu y seront liées.
    On ne change pas un système de pres d un siecle sans sequelles.
    Et preparer les populations aux futurs difficultés a venir .

    Je prend pour exemple

    La Guinee de sekou toure; apres avoir applaudit le guide pour son non a de gaule .

    Le peuple s est retourné contre Nfa quand les 1eres repercussions se sont fait sentir .

    Il faut que les peuples soient solidaires car la bete ( france) ne se laissera pas « depouillé » facilement.

    C est la le sens de mon intervention.
    Que les esprits intellos dessinent le chemin .
    Quand il s agira de battre le pavé @aristix je serais dans la rue .

  6. gourougp 3 janvier 2017 à 18:37 -

    @aritix1,
    je te renvoie au post de Didiga qui a si bien résumé ce dont on attend d’un intellectuel. Il ne s’agit point de nous rabâcher les oreilles avec ces discours éculés sur le FCFA qu’on entend depuis 40 ans. Pour le reste, tu gagnerais à argumenter ta position sur le CFA plutôt d’adopter des positions dogmatiques si réellement ton objectif est de convaincre. Sinon autant passer son chemin

  7. Peace011 3 janvier 2017 à 18:52 -

    La recherche de l’émancipation monétaire doit d’abord et avant tout être un débat économique. Se départir du FCFA doit de prime abord être un exercice économique. Ce serait une erreur de la saupoudrer à la sauce des panafricanistes de tout genre et de toute cour commune qui savent peu ou rien du fonctionnement d’une économie encore moins une monnaie. Les positions et velléités panafricanistes, quoi que justifiées parfois, ne constituent pas de bonnes conseillères dans la création d’une monnaie qui est un exercice technique. Moi, j’aurais souhaité que dans tous les panels, tous les “keynote” speakers soient des économistes/spécialistes en questions monétaires et financières. Malheureusement, dans tous ces panels, quand je regarde leur composition, je n’en vois que très peu dans tous les lieux indiqués. (Entre nous, pour parler en français terre à terre, Alain Toussaint et consort connaissent quoi en questions monétaires ou assimilées ?)

    Ça ce n’est pas bon signe. Au passage, @didiga, le problème avec l’échec d’alors guinéen dont tu parles, cela a été essentiellement concocté avec des élans panafricanistes et/ou autre idées révolutionnaires. Ils n’ont pas compris que c’était un exercice essentiellement économique.
    Il ne devrait pas avoir de « pavé à battre ». Encore une fois, créer ou sortir d’un arrangement monétaire, c’est essentiellement technique et économique.

  8. Peace011 3 janvier 2017 à 19:45 -

    Entre autres, il ne faut pas perdre de vue le fait que la CEDEAO et ses leaders, y compris ceux des 8 pays de l’UEMOA, travaillent sur l’établissement d’une monnaie unique dans toute la zone d’ici quelques années. En d’autres termes, le FCFA disparaitra de facto (et de jure) à l’adoption de cette nouvelle monnaie. Une monnaie unique qui inclura la première puissance économique africaine, le Nigeria, ainsi que le Ghana voisin dont l’économie est plus large que celle de la CIV, la plus large économie de très loin dans la zone UEMOA.

    Comme nous le disions tantôt sur un sujet connexe, le vrai enjeu aujourd’hui c’est la passivité et le manque de proactivité dans la conduite de la politique monétaire dans l’UEMOA par les autorités en question.

  9. didiga 3 janvier 2017 à 21:00 -

    @ peace101

    Regarde une negrerie de taille

    La cote d ivoire , le ghana ey le Cameroun ne peuvent s entendre pour peser sur le prix du cacao alors que a 3 ils ont presque la moitié de la production mondiale!!!!!!!!

  10. Peace011 3 janvier 2017 à 23:38 -

    Camarade @didiga

    Eh, oui ! Triste réalité économique pour nous africains. C’est presque du jamais vu qu’un continent qui compte près de 68 à 70 pourcent de la production d’un produit de base n’ait qu’une influence marginale sur le marché de ce produit.

    Parlant de la CIV, Ghana et Cameroun, ils comptent en effet pour, comme tu le dis, un peu plus de la moitié. Quand tu ajoutes le Nigeria à côté de nous dans la CEDEAO, qui il faut le souligner produit bien plus que le Cameroun, ce chiffre grimpe à environ 60 pourcent de la production mondiale. A la différence des pays de l’OPEP qui ont bâti il y’a des décennies des stratégies pour influencer leur marché, nos leaders n’en ont pas fait. Il est vrai que le cacao ne se préserve pas bien comme le pétrole qui ne périt pas, mais ce challenge se contourne en le transformant, au moins en produit semi fini, au lieu de le vendre brute. Je précise au moins en produit semi-finis qui eux peuvent être bien conservés. Aujourd’hui, ce manque de stratégie nous coûtent des milliards de dollar par an pendant que l’Allemagne et les USA se tapent les plus grosses ristournes des 100 milliards de dollar du marché du chocolat. Entre temps, nous créchons dans nos plantations avec des machettes et dabas. Vraiment ! Nous sommes beaucoup à blâmer pour cet état de fait, pas l’extérieur. As-tu dit « negrerie de taille » ?

    Peace !

  11. aristix1 4 janvier 2017 à 00:08 -

    @peace101

    Les gens ayant reçu une instruction ont tendance A faire de sujets simples des questions réservées A des technocrates. C’ est de la mystification inutile.

    Le CFA appartient A la France qui, légitimement, a le droit d’en faire ce qu’elle veut au gré de ses intérêts.

    La question est donc simple. En tant que nations souveraines, est-ce digne d’utiliser la monnaie d’autrui? Non.

    Économiquement, est-ce judicieux d’utiliser une monnaie qui, c’est prouvé, ne sert pas vos intérêts et dont la politique monétaire est décidée par un propriétaire qui n’a aucun intérêt A vous voir émerger afin de toujours vous contrôler? Non.

    La question de la monnaie est donc d’abord politique parce qu’il s’agit d’abord d’une question de choix de ce qui est bon pour soi.Voilà pourquoi faire de la politique de définit aussi comme FAIRE DES CHOIX.

    C’est comme construire une maison. Je fais d’abord le choix d’un type de maison par rapport A mes besoins. C’est cela la dimension politique, c’est-à-dire celle du choix. La DIMENSION TECHNIQUE vient ensuite. Je choisis un maçon A qui j’explique ce que je veux. Lui sait comment faire pour donner forme A une maison qui tienne debout! Je n’ai même pas besoin d’avoir la moindre connaissance technique.

    C’EST TOUT.
    On en arrive alors à la dimension STRATÉGIQUE qui l’enjeu de toute la mobilisation panafricaniste de tous ceux qui ont compris.

    Pour sortir du franc CFA, il faudra de la PUISSANCE, chose que tous les états concernés, pris individuellement n’ont pas. Tout le monde sait que la France manœuvre en sourdine depuis des décennies pour empêcher, tuer dans l’oeuf toutes velléités. C’est subtil.

    Voilà pourquoi la galaxie panafricaine se mobilise. Les Technocrates, pour beaucoup d’entre eux, sont de grands diplomEs mais pas de grands intellectuels. La dimension stratégique échappe A beaucoup.

    Il embrouillent les gens mais en vain.C’est une question de bon sens naturel élémentaire.

  12. aristix1 4 janvier 2017 à 00:54 -

    @peace 101

    JE TE CITE
    Aujourd’hui, ce manque de stratégie nous coûtent des milliards de dollar par an pendant que l’Allemagne et les USA se tapent les plus grosses ristournes des 100 milliards de dollar du marché du chocolat. Entre temps, nous créchons dans nos plantations avec des machettes et dabas. Vraiment ! Nous sommes beaucoup à blâmer pour cet état de fait, pas l’extérieur.

    MA REACTION

    Ce qui est fait est accompli. Nos leaders avec leurs forces et leurs faiblesses ont posé des actes. Les blâmer est nécessaire certes pour tirer des leçons. Mais ,notre generation gagnerait A ne pas s’y attarder et se concentrer sur sa contribution. C’est A notre tour de donner .

    Les débats que nous menons tous participe A l’animation intellectuelle de ce processus. Nous avons de plus en plus de cartes en mains et nos bourreaux séculaires s’essoufflent.

    Ne lâchons pas la proie pour l’ombre. Voilà pourquoi nous ne concentrons plus nos énergies sur des sous-préfets comme ADO qui sont en fin de course. L’avenir nous tend les bras. A nous de le meubler .

  13. aristix1 4 janvier 2017 à 01:30 -

    @didiga

    JE TE CITE
    Regarde une negrerie de taille

    La cote d ivoire , le ghana ey le Cameroun ne peuvent s entendre pour peser sur le prix du cacao alors que a 3 ils ont presque la moitié de la production mondiale!!!!!!!!

    MA REACTION

    Excuse-moi de te decevoir en te disant qu’il n’y a pas de nègrerie. Il y a plutôt chez toi un angélisme assez naïf qui te faire croire qu’il suffit de se réunir entre état faibles et de prendre une décision . C’est le même problèmes avec le franc CFA. Ceux qui ont intérêt au statut quo sont plus puissant que nous et ne dorment pas. La route est coupée. Elle n’est pas libre.

    Vous faites ces erreurs d’appréciation parce que votre approche n’est ni global ni stratégique. Vous croyez A la démocratie et au droit international et n’intégrez pas cette réalité qui est que tout ceci n’est qu’instrument. Le Premier pouvoir étant la puissance.

    C’est A cela que le renouveau du Panafricanisme travaille. Nos bourreaux ont fait de l’anticipation stratégique en mettant hors jeu les Nkrumah et autres. Mais ils n’ont fait que retarder une loi historique inéluctable.

  14. Peace011 4 janvier 2017 à 03:13 -

    @aristix1

    Merci pour tes commentaires. Pour la plupart de ton raisonnement, je n’ai rien à redire car je partage bien des points qui y sont étayés. Donc, toi et moi partageons ce désir fervent en tant que fils ou fille de ce pays ou cette zone pour un affranchissement monétaire total. Notre approche pour aboutir à cet objectif ou désir est ce qui connait évidemment quelques différences. Je m’explique.

    1- Tu penses que choisir une monnaie ou décider d’en créer est “simple” ? Que non ! Tu vas même comparer cela à “choisir” le type de maison. Dis-moi, est-ce Alain Toussaint et consorts qui vont t’aider à choisir ce « type de maison » ? Ta vision simpliste montre bien à qui nous avons affaire dans cette galaxie de panafricanistes devenus experts ad hoc en questions monétaires. Tu ferais donc partie de ceux-là qui n’ont pas retenu grands choses des erreurs du passé, l’occurrence le cas guinéen. Tu soutiens que la DIMENSION TECHNIQUE viendrait après le CHOIX (politique). A lire cela on comprend pourquoi nous avons échoué dans bien de nos CHOIX en Afrique. Pour faire le BON CHOIX, le CHOIX APPROPRIE pour une économie ou zone donnée, il faut une étude technique/DIMENSION TECHNIQUE. C’est cette étude ou DIMENSION TECHNIQUE qui va informer les leaders, qui parmi eux ne comprennent rien au fonctionnement d’une monnaie et d’un régime de changes, S’IL EST AVISE DE FAIRE UN CHOIX DONNE. Ensuite, si un choix est à faire, ces leaders, en fonction des coûts et bénéfices, ou forces et faiblesses, de chaque type de régimes monétaires vont FAIRE LE CHOIX le plus judicieux et ADAPTE A LEURS ECONOMIES.

    – Ceci dit, je reviens à mon point, est-ce Alain Toussaint et consorts qui vont éclairer Gnassingbé fils, ou Sall, Mahamadou etc… dans le CHOIX d’un régime monétaire ? Non !
    – Est-ce le sociologue, sans toutefois rabaisser cette profession, ou blogueur d’une ONG pour la défense des droits de l’homme qui va les aider à CHOISIR un régime monétaire ? Non !

    In fine, OUI le CHOIX est FAIT par les leaders, bien entendu, MAIS ce CHOIX DOIT être GUIDE par la DIMENSION TECHNIQUE. Donc, DIMENSION TECHNIQUE D’ABORD, ET CHOIX ENSUITE. Voici l’ordre des choses qui devrait être. Tout autre ordre serait catastrophique et contre-productive. Je suis certain que ton architecte que tu paies pour ta maison, s’il s’y connaît vraiment, te dira que le type de maison construit en Alaska est différent du type de maison construit à Korhogo à cause de la différence des climats et autres réalités.

    2- Je ne pense pas que tu apprécies ou vois à leur juste valeur les enjeux aujourd’hui en 2017. Le débat pour créer une nouvelle monnaie UEMOA n’est plus à l’ordre du jour AUJOURD’HUI. Je m’explique. Sais-tu que la CEDEAO est en train de plancher sur l’établissement d’une MONNAIE UNIQUE dans quelques années ? Mission à lui confier par TOUS les leaders de la CEDEAO, y compris les 8 leaders de l’UEMOA ? Cette monnaie sonnera dans tous les cas la mort du FCFA. Le sais-tu ou le savez-vous ? Où est la logique derrière ton mouvement panafricanistes de créer une nouvelle monnaie UEMOA aujourd’hui, ce qui prendra déjà bien des années, et ensuite créer une autre monnaie CEDEAO ? Comprends-tu ou comprenez-vous qu’une MONNAIE UNIQUE CEDEAO porte beaucoup plus de potentiels pour les consommateurs et producteurs UEMOA, et donc pour les activités économiques, qu’une NOUVELLE monnaie UEMOA ? En quoi cela ne sera-t-il pas un cauchemar pour le citoyen UEMOA, qui aura à changer de monnaie deux fois dans un intervalle de quelques années ? Tu parles de certaines personnes qui “embrouille[nt] en vain ». Je suis au regret de te souligner que ceux qui embrouillent les gens en vain sont tes champions qui sont guidés plus par leurs émotions et un instinct PRIMAIRE de panafricanisme version 1960 que par la réalité et les vrais enjeux du 21ème siècle. Dommage ! J’ose crois que vous vous ressaisirez et que vous vous mettrez à jour !
    3- Je veux que tu comprennes bien mon point dans mon post initial. L’ensemble des panels devraient comprendre en majorité les experts en économie et questions monétaires/financières, pas en minorité.

    Peace !

  15. Peace011 4 janvier 2017 à 03:18 -

    @aristix1

    Je me réjouis quand tu dis que nous devons tirer les leçons du passé, i.e., nos actes manqués et échecs etc…, et que c’est à notre tour de contribuer, de “donner”. Je te tire mon chapeau sur ce point. Si tu remontes juste deux lignes au-dessus de mes paroles que tu as choisies dans mon post, tu verras que j’ai suggéré une voie et j’ai dit “Il est vrai que le cacao ne se préserve pas bien comme le pétrole qui ne périt pas, [MAIS CE CHALLENGE SE CONTOURNE EN LE TRANSFORMANT], au moins en produit semi fini, au lieu de le vendre brute. Je précise au moins en produit semi-finis qui eux peuvent être bien conservés.” Tu vois donc, pour répondre aux commentaires de @didiga sur notre manque de contrôle sur les prix de notre produit, la priorité de nos politiques économiques devrait être mise sur le développement (absolu) de ces capacités de transformations aujourd’hui. C’est pour avoir appris des erreurs du passé que nous suggérons cette voie.  

  16. aristix1 4 janvier 2017 à 03:41 -

    JE TE CITE ENCORE
    le problème avec l’échec d’alors guinéen dont tu parles, cela a été essentiellement concocté avec des élans panafricanistes et/ou autre idées révolutionnaires. Ils n’ont pas compris que c’était un exercice essentiellement économique.

    MA RÉACTION

    Erreur de Lecture. Les élans panafricanistes ont été le moteur de la libération de la GUINÉE. La Guinée était vraiment libre et l’un des miroir de l’époque.

    Pour ce qui est de « l’échec »,il faut faire une LECTURE GLOBALE de la chose. La vie est comme une longue série televisee. On ne peut se baser sur un épisode pour expliquer. Il faut apprécier globalement.

    Et quand vous procédez ainsi tout se clarifie. Vous oubliez de dire que SEKOU TOURE avait donné un exemple que la France avait intérêt A ne pas voir suivre. Tout a donc été mis en œuvre pour l’empêcher de réussir…sur tous les plans. SEKOU n’a pas échoué. on l’a empêché de réussir. NUANCE DONC.

    Les peuples ont besoin icônes, de mythes qui structurent leur esprit et fécondent leur fierté. SEKOU et SANKARA en font partie. Le fait qu’ils n’aient pas atteint leurs objectifs importe peu. C’est leurs bonnes intentions qui deviennent qui deviennent la reference.

    En tant qu’africains, nous devons avoir plus de profondeur dans notre lecture des faits.
    Attention A ne pas faire la promotion, A notre détriment de la lecture du monde des autres.

    Posez-vous la question de savoir pourquoi, comme les français nous traitons Degaulle de héros…alors qu’il n’est rien d’autre qu’un bourreau colonial le continent noir?

    Quelle lecture faisons-nous? Soyons stratèges.

  17. aristix1 4 janvier 2017 à 04:02 -

    @peace

    JE TE CITE
    Tu ferais donc partie de ceux-là qui n’ont pas retenu grands choses des erreurs du passé, l’occurrence le cas guinéen. Tu soutiens que la DIMENSION TECHNIQUE viendrait après le CHOIX (politique). A lire cela on comprend pourquoi nous avons échoué dans bien de nos CHOIX en Afrique. Pour faire le BON CHOIX, le CHOIX APPROPRIE pour une économie ou zone donnée, il faut une étude technique/DIMENSION TECHNIQUE. C’est cette étude ou DIMENSION TECHNIQUE qui va informer les leaders, qui parmi eux ne comprennent rien au fonctionnement d’une monnaie et d’un régime de changes, S’IL EST AVISE DE FAIRE UN CHOIX DONNE. Ensuite, si un choix est à faire, ces leaders, en fonction des coûts et bénéfices, ou forces et faiblesses, de chaque type de régimes monétaires vont FAIRE LE CHOIX le plus judicieux et ADAPTE A LEURS ECONOMIES.

    MA REACTION

    Je comprends mieux ce que toi tu appelles Dimension technique. Nous ne disons donc pas la meme chose. Cette dimension technique dont tu parles releve plutot de l’etude de faisabilité avant d’opter pour un choix precis. Dans ce cas nous sommes dans le renseignement, le conseil de techniciens au politique. Si c’est cela, alors @peace, tu fais injure Aux africains que nous sommes.

    Tout ceci existe deja !
    Les competences existent dans chaque pays.
    Par consequent le probleme principal demeure POLITIQUE.

  18. Peace011 4 janvier 2017 à 04:07 -

    Camarade @aristix1

    Comprenons-nous bien ! Nous parlons de QUESTIONS MONÉTAIRES. J’admire la bravoure de SEKOU TOURE et autres NKRUMAH et SANKARA. Encore une fois, quand nous parlons du cas guinéen, et de son échec, nous parlons de questions monétaires. Elle a quitté la Zone CFA, a battu sa propre monnaie. Cela n’a pas marché car comme je le disais, il a mis la charrue avant les bœufs et ils ont fait exactement ce que tu préconises, c’est à dire le CHOIX (POLITIQUES) avant le DOMAINE TECHNIQUE. Tes propres mots.

    Agbohou, le chef de file des anti-CFA, a écrit son livre (en 1998, je crois) et je l’ai lu bien plus tard de bout en bout. Je sais donc tout ce qu’il va dire sur le CFA. Aujourd’hui, près de 20 ans après, les enjeux sont ailleurs comme je l’ai expliqué dans MON POINT 2 plus haut que j’espère que tu as parcouru. Dès que le POINT 2 REGLÉ, les problèmes soulevés par Agbohou seront réglés, et ton problème aussi avec le FCFA dans notre zone.

    Donc, je le répète ce mouvement contre le CFA n’en vaut pas la peine 20 ans car il est en train d’être corrigé. Utilisez cette énergie et ces intelligences ailleurs !

    Peace!

  19. Peace011 4 janvier 2017 à 04:24 -

    Camarade @aristix1

    Je ne veux faire injure aux africains que nous sommes. Le problème soulevé par les panafricanistes ici c’est notre indépendance monétaire à travers l’abandon du FCFA, n’est-ce-pas ? Je suis d’accord. On va l’abandonner. C’est en train d’être fait comme souligné dans mon point 2 avec la monnaie unique CEDEAO à venir. La bataille à ce niveau est en train d’être corrigée et la France n’y pourra rien. Nos 15 leaders de la CEDEAO ont donné leur aval, donc ce que tu appelles « politique » est réglé et n’en est plus un.

    Peace !

  20. aristix1 4 janvier 2017 à 04:34 -

    @PEACE
    TU DIS ENCORE
    Sais-tu que la CEDEAO est en train de plancher sur l’établissement d’une MONNAIE UNIQUE dans quelques années ? Mission à lui confier par TOUS les leaders de la CEDEAO, y compris les 8 leaders de l’UEMOA ? Cette monnaie sonnera dans tous les cas la mort du FCFA. Le sais-tu ou le savez-vous ?

    MA RÉACTION

    Ton optimisme sans faille montre que tu minimises le jeu d’echec STRATEGIQUE.
    Oui, peace, tout le monde le sait. Les radios en parlent souvent. Mais il faut être vigilant sinon on se retouvera avec une INDÉPENDANCE MONÉTAIRE TCHA TCHA TCHA. La partie est serrées. La CEDEAO actuelle, dans sa configuration politique, prend ses ordres hors du continent.

    Toute initiative venant de ces valets ne présage rien de bon.
    Il faut attendre de voir les clauses de ce projet.

    Pour finir, je constate que tu méprises le panafricanisme et la contribution Intellectuelle de TOUSSAINT ALAIN. MÊME SI ce sont les technicien comme Nicolas Agbohou qui ont lancé le debat, ce sont les contributions de tous qui participent à l’animation intellectuelle des choses.

    nous sommes en communication et on a besoin de faire tout le temps du bruit pour garder les gens en haleine.

  21. aristix1 4 janvier 2017 à 05:06 -

    JE TE CITE
    Donc, je le répète ce mouvement contre le CFA n’en vaut pas la peine 20 ans car il est en train d’être corrigé. Utilisez cette énergie et ces intelligences ailleurs !

    MA RÉACTION

    Là tu me laisses perplexe. Le franc CFA vit encore et tu me dis que le mouvement n’en vaut plus la peine au motif que la monnaie unique africaine est au labo ????
    Je crois que tu viens de ré-inventer la stratégie militaire. Je suis sûr tu ne penses pas ce dernier point. Tu étais un peu distrait en l’écrivant…sans doute le sommeil …car il est tard.

    Pour finir je te rappelle que la communication est plus forte que toutes les armées. Dans un combat, il faut entretenir l’éveil sinon les gens se laissent distraire par d’autres
    contingences.

    Il n’y a donc pas d’énergie à dépenser ailleurs.Bonne fin de nuit.

  22. Peace011 4 janvier 2017 à 05:50 -

    Rassure-toi @aristix1, je ne suis nullement distrait encore moins ensommeillé (rires!!!)

    Bonne nouvelle de savoir que tu sais qu’une monnaie unique est au « labo ». Tu le sais mais je doute que tu comprennes la portée. Si tu refuses d’être OPTIMISTE pour un travail au « labo » qui a commencé alors comment peux-tu à ton tour l’être autant pour des efforts disparates sans tête ni queue pour un travail qui n’a point commencer ? Etrange logique ! Rien ne vous satisfait apparemment toi et autres panafricanistes. Rien ! Si cela peut te rassurer toute monnaie africaine connaît et connaitra des pressions extérieures. La dynamique est différente aujourd’hui, 20 ans après que le chef de file Agbohou est propulse ce débat en public.

    In fine, bien sûr que si @aristix1, il y’a bien d’énergie à dépenser ailleurs. Rendez-vous utiles à l’Afrique autrement. Ouvre les yeux : manque d’eau courante à grande échelle, pénurie d’électricité, manques criards d’infrastructures, constructions d’institutions démocratiques solides, etc… Réfléchissez-y !

    Je comprends ton attachement au sieur TOUSSAINT mais je me marre pour toute la fois que tu lui apportes dans le cas d’espèce. Mais, bon, vas-y, c’est ton choix !

    Peace !

  23. Peace011 4 janvier 2017 à 05:52 -

    Plutôt lire : …ait propulsé…

  24. didiga 4 janvier 2017 à 08:57 -

    @aristix

    Je ne vais pas reecrire mon post de 17 h19

    Mais je vais reprendre cette partie :

    « l faut que les peuples soient solidaires car la bete ( france) ne se laissera pas « depouillé » facilement. »

    Je n utilise peut etre pas les termes techniques que tu utilises.

    Mais je pense que sans pédagogie a nos vaillants peuples c est peine perdue car le schisme avec le cfa sera apres .
    Et tu le dis SEKOU n a pas échoué mais la France l a empêché. Et tu penses que la FRANCe n essayera pas de faire echouer cette affaire?
    Comme tu le dis nous avons des prefets .mais si nos peuples acceptent les inconvénients qu a refusé le peuple Guineen ils (nos peuples) feront plier les prefets .
    Ceci passe par l éducation de nos masses et on peux le faire sans animosité sans le panafricaniste primaire.

  25. aristix1 4 janvier 2017 à 09:33 -

    @peace
    Je suis heureux de constater que nous sommes d’accord sur l’essentiel.

    Pour ce qui est des ALAINS TOUSSAIN ,considère les comme des leaders d’opinion, des porteurs de causes plus courageux que toi et moi qui sommes dans le confort de nos claviers.Eux, prennent des risques.

    Les impérialistes détestent ceux qui mobilisent et tiennent en éveil les masses.Tu ne sembles pas réaliser l’importance de ce genre de personnes au motif qu’ils ne sont pas technicien.

    Les grandes causes sont rarement menées par des techniciens mais plutôt par des gens, parfois ordinaires.mais tous ont en commun une chose: LA VISION.

  26. gourougp 4 janvier 2017 à 10:30 -

    Je constate à mon corps défendant, qu’on en est encore à accuser les autres (France, et tutti quanti) de nos propres échecs et turpitudes. A cette allure c’est sure qu’on en tirera aucune leçon du passé et on ne batira rien de solide.
    Sur le cas Sékou Touré, de nombreux intellectuels africains (Memel fotê, Louis d’Aquin, Ki zerbo, etc… s’étaient rendu en guinée après le départ de la France, dans un élan altruiste et surtout parce qu’ils voyaient en la Guinée comme un modèle. Mais c’a été la grande désillusion et tous sont retournés tant bien que mal ( certains après des passages à la case prison) dans leur pays respectifs. Et bien des guinéens ont préféré l’exil.
    Pour ce qui est des conférences, il aurait été judicieux qu’il soit ouvert, puisque comme on le dit c’est du choc des idées que jaillit la vérité. Mais là on assistera non pas à des débats mais plutôt des monologues. Hélas

  27. Peace011 4 janvier 2017 à 11:23 -

    @aristix1

    Tu es dans un autre débat @aristix1. Du reste, il ressort que tu as une mentalité prisonnière de ces concepts grandiloquents d’antan tel “impérialistes” etc… du temps des révolutionnaires. Le débat ici il est clair et précis. Ne perds pas cela de vue : c’est l’enjeu de la création d’une nouvelle monnaie. Ce débat a été vidé de son sens aujourd’hui essentiellement pour des raisons évoquées ultérieurement.

    D’autre part, tu peux continuer à encenser le sieur TOUSSAINT comme tu le veux dans ton univers mais épargne le monde tes leçons sur l’éveil de conscience. Personne ne dit que des individus comme lui n’ont aucune valeur. Ne ME PRETE pas des mots au sujet de quiconque pour inutilement et maladroitement draguer un débat clair et précis dans un autre aussi futile qu’improductif. Par ailleurs, je n’ai jamais DIT que SEULS les TECHNICIENS ici-bas ont de la valeur. Ok ? Ne te perds surtout pas en conjectures pour parler de tout et de rien. On parle ICI de création d’une nouvelle monnaie qui, comme on ne le dira jamais assez, est un exercice essentiellement TECHNIQUE, qui ne saurait souffrir d’individus qui n’y connaissent RIEN de RIEN. Voilà pour la clarification.