Dossier Côte-d’Ivoire Sotra: L’agonie d’un géant (première partie)

Mis en ligne par La Rédaction | lundi 20 Mar 2017


Par Connectionivoirienne

Symbole du capitalisme d’Etat façon Houphouët-Boigny, le fleuron du transport urbain, la Sotra n’est plus que l’ombre d’elle-même. Usagers et travailleurs ne comprennent pas comment en moins de deux ans, les bus de la Société
abidjanaise des transports soient devenus invisibles dans les gares et dans les stations. Connectionivoirienne fait une incursion au cœur de cette société qui a fait la fierté des abidjanais même durant les périodes de braise. Aujourd’hui, notre simple constat.

Gares vides, arrêts détruits, quais vétustes et cassés…

Alors qu’elles grouillaient de monde aux heures de pointe (6h, midi et 17h) les gares de la Sotra d’Adjamé, du Plateau, du campus de Cocody, des cités U d’Abobo, de Yopougon Terminus 40, de Marcory Injs etc. sont désormais désertes. Un silence de cimetière y règne. Plus de mouvement de va-et-vient, plus de vrombissement de moteurs à part quelques engins résistants. Les bus ont laissé la place à quelques désœuvrés en errance, aux animaux domestiques et aux fous qui y trouvent une demeure convenable.

A Abobodoumé, à la gare lagunaire, même spectacle. Les quais sont même été détruits sous la poussée des eaux et de la corrosion. La navette entre Abobodoumé et le Plateau, puis entre Treichville et Abobodoumé se réduit à un ou deux bateaux bus. Les autres sont immobilisés faute d’entretien. Pendant ce temps, les bus sont sous cale depuis des mois à l’école de la Sotra à Yopougon zone industrielle, dans les dépôts et dans les autres ateliers de réparation. Faute de pièces de rechange, ils sont dans ses endroits. Et avec la pluie et le soleil, la rouille s’empare des carcasses.

La Sotra est à l’agonie et ce n’est pas l’annonce d’un renfort de 500 bus qui changera la donne. Elle a besoin de bien plus.

Depuis cette crise, les principaux usagers (élèves, étudiants et fonctionnaires) se sont tournés vers d’autres moyens de transport mais plus onéreux. La carte de bus est désormais un vieux souvenir et les parents d’élèves sont obligés de faire un effort financier supplémentaire pour envoyer leurs enfants à l’école.

La Sotra en chiffres

La Société de transports abidjanais, la première en Afrique de l’Ouest est créée le 16 décembre 1960 sous la forme d’une société d’économie mixte dont le capital est détenu à 35 % par l’Etat. Son capital social de 50 millions de FCFA à sa création en 1960, est passé à plus de 3 milliards de FCFA en 1983 et est au-delà de ce montant aujourd’hui. En 2009, société anonyme, son capital est détenu à 60,13 % par l’Etat, IRISBUS/IVECO (39,80 %) et le District d’Abidjan (0,07 %). A la fin de la crise postélectorale, son parc était de 90 véhicules. La Sotra avait particulièrement subi cette crise avec des incendies de bus, des vols avec des bus envoyés à l’extérieur du pays, des destructions en tout genre. La Sotra, jusqu’en 2015, transportait en moyenne 800 mille passagers par jour sur 68 lignes urbaines dont 12 lignes express, 3 lignes de bateau-bus, 2 lignes Taxi-bagages et une ligne école. Elle disposait de 540 autobus et 10 bateaux-bus. Jusqu’en 2012, elle employait 1610 travailleurs.

Tout cela, c’était avant. Le tableau de bord de la société dirigée par Méité Bouaké est plus que sombre aujourd’hui. Et dire que cette société avait commencé a exporté son expertise au Gabon et dans la sous-région, dire qu’elle assemblait déjà ses propres bateaux bus et autobus dans ses ateliers de Koumassi. Quel gâchis !

SD à Abidjan

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12 Commentaires ... participez vous aussi à la discussion.

  1. Peace011 20 mars 2017 à 23:09 -

    Encore une belle leçon pour lever un coin de voile sur le fait qu’un monopole n’est pas nécessairement une bonne chose ou garantie de succès. A cela quand on ajoute les grilleurs d’arachides et autres incompétents qui l’ont dirigée depuis la fin des années 90, il n’y a vraiment pas de quoi être surpris.

  2. Coigny 21 mars 2017 à 01:22 -

    L’Etat est une continuité, nous a t-on affirmé de tout temps. Un an après l’installation du pouvoir de la Ouattarandie, nous avons dû déchanter, nous opérateurs économiques qui avions accepté d’accompagner un Etat en crise avec la promesse d’un règlement de la situation « après les élections », la situation économique étant rendue exsangue par l’arrêt de relation avec les bailleurs et la situation de scission du pays. Preuves de travail, bons de commande et de livraison n’y feront rien, le verdict était sans appel : FAUSSE FACTURE ! Normal, nous avions travaillé sous l’ennemi haï, et donc on a du faire le deuil de cet argent. Le pire est que cela ne s’arrêtera pas là.

    Pour la Sotra, on a commencé par affirmer que la Refondation (qui décidément ne trouverait jamais grâce à leurs yeux, malgré la co-gérance du pays de 2003 à 2010) avait des bus wôrô-wôrô made in Iran et Inde. Donc à jeter, au profit de promesses de bus Français. Or, il se trouve qu’en France depuis les années 2000, plus aucune unité de Renault ne produisait d’autobus, ces derniers étant importés d’Allemagne (Mercedes) qui a une expertise avérée en la matière de loin supérieure à celle des Gaulois. Alors, la promesse extasiée d’après victoire militaire était-elle faite sur la base de 1°) les quelques vieux bus restés en entrepôt de construction ? ; 2°) la réouverture des unités de production rien que pour les amis Ivoiriens ? 3°) le recyclage de bus France-au-revoir appelés à venir finir leurs vieux jours sur les bords de la lagune Ebrié ?

    Bref, les bus caillassés puis emportés par les « techniciens » de la Casse d’Abobo au grand complet à qui permission avait été donnée de se payer sur le terrain ; les unités de production/montage/assemblage démantelées ; la production de bateaux bus made in Côte d’Ivoire stoppée ; l’exportation de savoir-faire aux pays Africains dans le cadre du partenariat sud-sud arrêtée ; le personnel non-militant RDR (pour ne pas dire plus) licencié ; les amis-parents-copains-coquins aux commandes… qui est encore étonné de chute de la Sotra ? Par haine et bête rancœur tout simplement, les acquis antérieurs ont été niés et abandonnés. Oh ! mais rassurez-vous, autant tout le monde ne peut pas être heureux en même temps, autant tout le monde ne peut pas être malheureux en même temps. En français, on dit que le malheur des uns fait le bonheur des autres.

    De passage il y a 2-3 ans à Bouaké et face au visage de cette – jadis – belle cité balafré par les moto-taxis, j’ai posé la question du pourquoi la non-interdiction d’une pratique contraire à notre culture et notre tradition Ivoirienne, d’aurant que ces zémidjan blessent et tuent au quotidien. Il m’a été répondu que ces motos étaient le dédommagement de jeunes ex-rebelles avec les primes de démobilisation-désarmement-réinsertion. Et qu’en cas d’interdiction, ils se tourneraient tous vers le seul autre métier qu’ils connaissent : tueurs, braqueurs, coupeurs de route. D’autant qu’ils conservent tous sous le coude au moins une Kalashnikov. Reportez la situation Bouakéenne à celle Abidjanaise et vous aurez tout compris : vous avez aujourd’hui des gbaka tout-pourris rongés par la rouille EN PLEIN PLATEAU !!!!!! Donc, la chute de la Sotra ne rend pas tout le monde malheureux. Ben au contraire !!!! La Nature a horreur du vide et souvent, on n’a même pas besoin de la pousser un peu.

  3. Sophia 21 mars 2017 à 02:42 -

    C’est ça, l’œuvre de notre voltaïque. Voici une société qui montait des bus et des bateaux-bus à Abidjan, qui livrait des bus dans la sous-région, qui était le fleuron de notre économie. Mais avec les ambitions politiques du voltaïque les sahéliens ont commencé à se dire « tiens, voilà l’occasion rêvée de remplacer tous ces bus par nos gbahas, de pénétrer tous les quartiers d’Abidjan, d’installer notre désordre congénitale et notre indiscipline innée partout. » Alors à chaque « manifestation », nos sahéliens jetaient leurs enfants déscolarisés dans les rues pour casser des bus, incendier des bus, détruire des bateaux-bus. Aujourd’hui Abidjan est méconnaissable. La ville est envahie par le désordre des gbahas et des wrowros. La lagune est prise d’assaut par des cercueils flottants importés par Bictogo qui sont prêts à entasser autant de monde que possible. La mort de la sotra fait partie du plan commun de sahélisation de la CIV. Bouaké a déjà réussi cette sahélisation. Bouaké, c’est Bamako et Ouaga bis. Cap sur Abidjan.

  4. wara 21 mars 2017 à 14:07 -

    Doit-on ouvrir déjà le débat alors que l’auteur (SD) n’en est qu’à la première partie du document ?

    On risque d’être plus long que l’article lui-même puisque dans la foulée et en rafales, des points de vue de toutes natures fusent.

    Je note entre autres thèmes déjà abordés par @coigny :
    1. Le traitement des arriérés de Factures de 2000 à 2010
    2. Le respect de la continuité de l’Etat ou l’état de la continuité de l’Etat sous ADO
    3. L’activité industrielle de la Sotra et les projets à l’Export (SOTRA-INDUSTRIES) avec comme preuves les 10 bus livrés à la Société gabonaise de transport (SOGATRA) et les bateaux montés sur place « Le Moossou », « L’Agnéby » (bien avant le KONG et l’Agboville de STL ou le « Lady Dominique » de CITRANS, acquis par des privés ivoiriens). Montage parce que les moteurs, les boites à vitesses, les châssis étaient importés.
    4. Le choix des partenaires stratégiques et techniques de la SOTRA
    5. Le saccage des bus (ou plus largement des biens publics lors des manifestations publiques
    6. L’avènement des motos-taxis en Côte d’Ivoire (« une pratique contraire à notre culture et notre tradition Ivoirienne » !!!)

    Dans tous ces domaines de préoccupation, le Malheur viendrait des nouveaux gouvernants !

    Je ne m’interroge pas non plus sur l’agenda de ce débat et l’opportunité de ce dossier au moment précis où l’Etat est sur le point de réceptionner 500 engins roulants acquis pour 53 milliards de nos francs !

  5. wara 21 mars 2017 à 15:06 -

    SI LA SOTRA M’ETAIT CONTEE !

    Lors de la grande lessive de 1990 des entreprises parapubliques, la SOTRA aurait pu y laisser sa peau.

    Prenez toutes sortes de ratios économiques, financiers, techniques, vous trouverez que la rentabilité de cette entreprise est problématique.

    Même au moment où on farotait en faisant croire que les carnets de commandes de la Sotra étaient remplis et que seule la capacité de production ne suivait pas !

    Quand l’Africa battait en finale de la coupe nationale 1989, l’AS Sotra de Beugré Yago Eugène et autres Koffi Léonard, et que l’entreprise dépensait sans compter de manière somptuaire pour des rubriques non essentielles, en construisant stades et autres infrastructures non vitales pour son fonctionnement, les ratios n’étaient pas au mieux de ce qui était attendu d’une entreprise de cette taille !

    La gabegie battait son plein !

    Mais la Sotra c’était notre fanion national…Il ne fallait pas y toucher !

    La Sotra comme la RATP en France, quand elle fait l’effort d’améliorer sa rentabilité, une dette énorme qui la suit la suit comme son ombre plombe son image !

    La Sotra a été créé pour Abidjan. Abidjan la perle des lagunes. Mais quel Abidjan ?

    Celui des années 60 ou le grand Abidjan d’aujourd’hui où la question de la mobilité et de la gestion spatiale se posent en d’autres aspects voire modèles de planification urbaine ?

    Sous cet angle rappelons en passant le colossal travail du nouveau Schéma Directeur d’Urbanisme des Transports urbains (SDUGA). Il est méconnu du grand public et particulièrement des négateurs de l’œuvre du Président ADO !
    Le SDUGA qui se projette sur l’horizon 2015 – 2030, est un formidable outil de planification intégrée. Il est conçu grâce à l’aide internationale notamment celle de la coopération japonaise JICA, qui a produit un document de référence du genre pour le Sénégal !

    Sa vulgarisation avait commencé en 2016 sous le mandat du Ministre SANOGO à qui nous devons une bonne vision et cette dynamique de penser globalement !

    Recherchez et consultez ce document : Le Schéma Directeur d’Urbanisme du grand Abidjan (SDUGA).

    Dans ce travail, une large réflexion est consacrée au plan de développement de la SOTRA à l’horizon 2030. Ce plan s’adosse à plusieurs projets d’infrastructures structurants à construire dont les nouveaux ponts, les échangeurs, la réorganisation des circuits de dessertes, les nouveaux acteurs du Transports, les nouveaux espaces de mobilité etc.

    L’acquisition des 500 nouveaux entre dans cette vision. L’exploitation du plan lagunaire aussi !

    C’est une œuvre de planification sur la durée. C’est une œuvre qui épouse toutes les grandes réflexions qui se font dans le monde sur les effets de la surpopulation et comment capitaliser le boom démographique qui arrive !

    La SOTRA est donc au cœur des préoccupations du pouvoir en place. Mais le cœur du pouvoir est pour la Cote d’Ivoire toute entière et non seulement la SOTRA. Le transport urbain n’est pas seulement qu’une affaire de SOTRA. La SOTRA est un moyen et non une finalité ! La mobilité urbaine est aussi une question d’état des routes.

    Sur ce chapitre vous connaissez ce qui est fait. Ou dois-je ouvrir une page entière sur ce point ?

  6. wara 21 mars 2017 à 16:37 -

    FAIRE DE BEAUX PLANS MAIS AUSSI LES METTRE EN ŒUVRE

    J’imagine que vous n’avez pas suivi le compte rendu de la dernière visite du Président en France !

    En voici un résumé :
    Le Président ADO « a également souligné avoir évoqué avec son homologue le ‘’renforcement de la coopération entre les deux pays ainsi que des projets structurants, notamment le métro d’Abidjan pour lequel il a sollicité un financement concessionnel ».

    Le Métro d’Abidjan est un réseau ferroviaire de transport urbain de type métro en projet qui desservira l’agglomération d’Abidjan, en partant d’Anyama au Nord à l’aéroport international Félix-Houphouët-Boigny au Sud, en passant par le quartier d’affaires du Plateau. Ce projet intervient dans un contexte difficile sur le plan des transports en commun à Abidjan qui cumule plus de 20% de la population ivoirienne estimée à 24 millions d’habitants… »

    Oui en effet, l’une des préoccupations majeures de la mobilité urbaine dans les grandes métropoles du monde reste la capacité des transports publics. Abidjan en une. Et l’augmentation du service de transport collectif à haute capacité et de coût, passe par le rail !

    Et les solutions retenues dans le colossal travail du Schéma Directeur d’Urbanisme des Transports urbains (SDUGA), s’y réfèrent.

    Donc le projet pour lequel le Président ADO sollicite la France et d’autres bailleurs de fonds, ne tombe pas du ciel. Il entre dans une vision intégrée d’un maillage cohérent et opérationnel du grand Abidjan avec toutes les opportunités de transport des populations, en dehors de la voie terrestre dont les limites sont connues. Un bus articulé (accordéon) transporte combien de voyageurs par rotation ? Comparez ces chiffres à un seul voyage du futur Métro sur la ligne Anyama – Aéroport d’Abidjan !

    Et vous aurez compris que la mise en œuvre de nouvelles solutions soulagera davantage la SOTRA plutôt qu’elle ne lui nuira ! Vous comprendrez aussi que le traitement du grand malade qu’est la SOTRA passe par une autres visions que les effets d’attalakou !

    J’étais il y a quelques mois à Marrakech avec un DG d’une entreprise de transport public de la sous-région et d’autres invités à une manifestation au Maroc. Chez NOTRE Roi comme certains le disent désormais !

    Nous évoquions autour d’un café les difficultés du transport public en Afrique. Ce Directeur m’assurait que le jour où il y aura un train urbain régulier et de bonne qualité dans son pays, comme nous en voyions au Maroc, il pourra mieux respirer. A chaque grève des transports publics chez lui, des badauds viennent incendier ses bus dans les parkings ! Il n’en pouvait plus !

    Ces badauds qui ne sont pas des ivoiriens ont les mêmes réflexes vis-à-vis du patrimoine de l’Etat ! C’est cela la mentalité. Notre triste mentalité.

  7. wara 21 mars 2017 à 17:57 -

    DES MOTOS-TAXIS EN COTE D’IVOIRE
    (« une pratique contraire à notre culture et notre tradition Ivoirienne » ?!!)

    Lors des premières séances de vulgarisation du Schéma directeur d’urbanisme du Grand Abidjan, vous aviez du entendre ou lire ceci :

    « Au niveau du transport public, un expert du ministère des transports a annoncé la construction de deux lignes de métro. L’une qui partira d’Abidjan Nord à Abidjan Sud, tandis que la deuxième partira d’Abidjan Ouest à Abidjan Est. Le métro permettra de transporter 1 300 000 passagers par jour. 200 000 passagers seront transportés par voie lagunaire par jour. Il a également annoncé la mise en service de bus rapide…. »

    « Selon les projections, la population du Grand Abidjan sera de 8 414 000 habitants en 2030 contre 5 millions actuellement. Face à cette pression démographique et l’occupation anarchique de l’espace, une stratégie d’aménagement spatial a été pensée avec 187 politiques sectorielles d’occupation du sol… »

    Ce sont de belles perspectives dont la mise en œuvre est lancée.

    Mais comme nous le savons tous, la Cote d’Ivoire ne saurait se résumer à ABIDJAN, fût-il le Grand ABIDJAN !

    Si en 2030 Abidjan fera en 8 414 000, Bouaké, Korhogo, Gagnoa, Man, Abengourou feront certainement chacune près voire plus du million d’habitants. Comment sont-elles prises en compte dans cette dynamique de Planification ?

    Qu’est-ce qui est fait aujourd’hui pour leurs préoccupations de transport public ?

    @coigny, voici les véritables questions que vous aurez dû vous posez en voyant les motos à Bouaké !

    Personne ne nait avec une moto dans son berceau ! La moto asiatique est une réponse opérationnelle à un manque criard de moyens de locomotion dans plusieurs villes africaines !

    Elle y est une bonne réponse qui a seulement besoin d’encadrement !

    En créant la SOTRA pour la seule ville d’Abidjan, on n’a pas créé la SOTRAB (pour Bouaké). En Afrique la capitale a absorbé toutes les attentions et fait oublier les villes secondaires ! Avec toutes les conséquences vécues aujourd’hui.

    C’est pourquoi depuis quelques jours, elles se mobilisent et Le maire de Bouaké a été élu premier président du Réseau des villes secondaires de l’UEMOA parmi lesquelles Zinder et Bilma au compte du Niger, Sikasso et Mopti (Mali), Porto Novo et Parakou (Benin), Sokodé et Atakpamé (Togo), Tambakounda et Ziguinchor (Sénégal), Gabu (Guinée Bissau), Bobo Dioulasso (Burkina Faso), et Duekoué, Tiebissou (Côte d’Ivoire) !

    Ne riez pas svp en lisant Duekoué et Tiebissou ! Qui veut aller loin ménage sa monture…ou se met derrière les grands !

    Toutes ces villes et même certaines capitales du continent connaissent donc le phénomène des motos-taxis !

    Jeune Afrique y consacra un dossier spécial il y a un an et bien d’études sérieuses en font leurs sujets de réflexions.

    Tous ces débats n’ont pas pour source l’éternelle rébellion, souffre-douleur des penseurs qui refusent de voir loin ! Tous ces chauffeurs de motos-taxis ne sont pas non plus des désœuvrés, loin de là !

    En Côte d’Ivoire grâce à ces motos sous le modèle motos-bagages, tous les usagers sont satisfaits. La comparaison avec les antiques « wotro » est nette et le gain de temps est énorme ! Visitez Daloa, Abengourou, Gagnoa, Abobo, vous verrez les motos-bagages !

    Non @coigny « une pratique contraire à notre culture et notre tradition Ivoirienne ! » ne sied pas à tes analyses habituelles ! Revois ton sujet !

    Il y a quelques années en 1989/90, l’ASEC était venu à Cotonou rencontrer le MOGAS 90 du Benin. L’équipe de reportage des journalistes ivoiriens, composée de Bamba Siaka, Daniel COMPAORE, Ehinon Hilaire, Emmanuel Tonga Behi et un technicien (si j’ai bonne mémoire), m’avait rencontré à l’Hôtel de la Plage de Cotonou où je résidais. Devant nous rendre au stade de l’Amitié Mathieu Kérékou de Kouhounou, nous dûmes emprunter ces « zemidjan » qu’ils découvraient pour la première fois certainement. Du retour de l’équipée et ayant apprécié la course, mes étrangers du moment, s’en donnèrent à cœur joie jusqu’à la fin de leur séjour béninois. Même mon cher ami Ehinon était aux anges sur sa moto !

    Reposez en paix, frères et amis journalistes, qui nous avez quittés si tôt !

  8. bdesourcesure 22 mars 2017 à 07:46 -

    MAIS ON S EST FAIT UNE VICTOIRE DES BUS INDIENS NEUFS ACHETES QUE L ON A COMMENCEA ACHETER IL Y A QUELQUES TEMPS ON VOIT QUE C EST COMME LES BONNES ROUTES FAITES PAR LES CHINOIS….

    POURVU QUE CA DURE

  9. quoi 22 mars 2017 à 09:51 -

    Au Grand-frère @wara quel délice de vous lire !
    Pédagogique en mêlant l’historique des projets structurants et les projections de développement du futur avec des plans bien étudiés et élaborés.
    Je n’ai rien contre Mr Don Mello mais il aurait dû si atteler seulement pour Abidjan (puisque la guerre a tellement le dos large )à faire une seule planification que le Ministre Achi Patrique l’aurait félicité.

    Comme on le dit à chacun sa lorgnette !!!

    Et pourquoi pas entre temps culturellement parlant boire du champagne à base du Bandji ou un anti-paludéen à base du wanwan (on serait plus proche de nos racines)

  10. quoi 22 mars 2017 à 10:15 -

    He j’oubliais en Hollande(loin de moi de fâcher les anti-CPI) et même à Paris le « Pkangô » (le vélo) devient l’un des moyens de déplacement en pleine capitale afin de lutter contre la pollution atmosphérique.

    J’imagine que si Mr OUATTARA s’amuse à introduire le Pkangô en plein plateau on ne vous racontera pas la suite des geindres des éternels grognons.

    À chacun sa lorgnette !!!

  11. mantape 22 mars 2017 à 12:30 -

    @quoi

    Zamzare ? Zabre kibale
    AHH toi aussi Si le grand frère Alassane Ouedraogo euh pardon …lapsus Ouattara le chef patronymien fait introduire les vélos au plateau on dira que culturellement on prouve notre récente arrivée de notre Faso natal ( arrivée la veille du 19 Septembre 2002) et ça ruinerait tous les efforts que nous faisons pour ressembler aux GORS
    En plus on n’a pas encore fini d’islamiser la Côte d’Ivoire euh pardon notre pays et on n’a pas encore imposé le patronymien Comme langue officielle dans La KONGSTITUTION…Donc laisse affaire de vélo ….loool

    Windaa tafi

    Saabe

  12. quoi 22 mars 2017 à 12:49 -

    @Mantape je roule à terre de rire LOL

    Windaa tafi
    Saabe

    À chacun sa culture !!!

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