A la Cité rouge de Cocody en Côte-d’Ivoire des étudiants célèbrent la ‘’fête des sans-emplois’

Mis en ligne par La Rédaction | mercredi 13 Sep 2017


Par Connectionivoirienne

La cité rouge de Cocody a abrité le samedi 11 septembre 2017, en marge du congrès du parti au pouvoir, la deuxième édition de la fête des sans-emplois. Une initiative du Congrès national de la jeunesse dirigé par l’ancien fesciste Yao Guy Roland dit général Abobo. L’un des temps forts de cette célébration a été la conférence publique animée par Jean Louis Billon et Dr Brice Eddy Gnapia, consultant formateur et chef d’entreprise. Elle a porté sur la problématique du chômage.

A l’entame, Yao Guy Roland a expliqué que cette fête a été instituée par son organisation en réponse à la fête du travail du 1er mai. Après 2015 pour la première édition, révèle l’initiateur, elle a rencontré des obstacles dressés par le pouvoir qui soupçonnaient les organisateurs d’être des pro-Gbagbo. « Cette fête effraie les gens et nous la voulons ainsi parce que c’est quand elle effraie que les gens pourront prendre en considération les préoccupations des diplômés sans-emplois », a affirmé Yao Guy. Celui-ci a invité les pouvoirs publics à prendre les mesures pour éradiquer le chômage car selon lui, il y a bel et bien du travail en Côte d’Ivoire mais que la corruption, l’hypocrisie, le népotisme et les mauvais choix économiques se trouvent être les premiers ennemis des chômeurs.

Présent à cette cérémonie le secrétaire général de la Fesci, Assi Fulgence a, pour sa part, analysé que l’amélioration des conditions d’apprentissage dans les universités pourrait aider à résoudre la question du chômage. « Chaque année plus de dix mille diplômés sortent de nos universités mais mal formés. Il nous faut aller de la théorie à la pratique », a-t-il exhorté.

Dans son intervention, Dr Eddy Gnapia a remis en cause le système éducatif ivoirien en retard de 19 ans sur le marché du travail, selon lui. « Notre système éducatif est pauvre de sorte que ceux qui en sortent ne peuvent créer de la valeur », estime-t-il avant de relever que le chômage n’est pas une fatalité. Il est, soutient-il, le résultat de nos choix en fonction du marché de l’emploi.

Pour lui, il faut transformer la souffrance en opportunités d’investissement. Aussi propose-t-il l’introduction du management dans le système éducatif à partir de la classe de CE2 et le vote d’une loi d’exonération d’impôts pour les entreprises naissantes de sorte à éviter de tuer les initiatives dans l’œuf. Il a indiqué que 150 opportunités d’emplois ont été recensées depuis 2010 sur le marché du travail en Côte d’Ivoire.

SD à Abidjan
sdebailly@yahoo.fr

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