Côte-d’Ivoire: Un groupe parlementaire souhaite entendre la ministre de l’Éducation sur les troubles scolaires

Mis en ligne par La Rédaction | lundi 25 Sep 2017


Anselme BLAGNON

Le groupe parlementaire Vox populi a souhaité entendre au parlement la ministre ivoirienne de l’Education nationale, Kandia Camara sur les causes des scènes de violence qui ont troublées plusieurs villes du pays en ce début de rentrée scolaire, dans une note dimanche

Le groupe qui souhaite « être éclairé (…) sur les causes des scènes de violence qui ont troublées plusieurs villes du pays, les 13 et 18 septembre, avoir des précisions sur la situation des élèves et étudiants affectés par l’Etat dans les établissements privés a déposé une question orale avec débat, adressée la ministre de l’Education nationale », indique la note.

Lundi la police a dispersé à l’aide de gaz lacrymogènes une manifestation des étudiants de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI, principal syndicat estudiantin) qui protestaient contre la « hausse des frais d’inscription » pour la rentrée scolaire 2017-2018, après une première manifestation (qui a dégénéré le 13 septembre).

Trois étudiants ont été blessés lors des échauffourées et plusieurs autres interpellés. La police aurait également « vandalisé plusieurs chambres » d’étudiants à la cité Mermoz de Cocody (Est d’Abidjan), selon le secrétaire général de la FESCI Fulgence Assi qui avait fixé un ultimatum de « 48 heures aux autorités » pour des négociations.

Les députés qui « condamnent avec fermeté toute forme de violence d’où qu’elle provienne », ont appelé à « la libération des étudiants interpellés au cours des événements » et recommandé au gouvernement de « choisir la voie de la négociation, à travers un dialogue fructueux en vue de parvenir à des solutions satisfaisantes pour toutes les parties ».

Vox populi comprend neuf membres dont Yasmina Ouégnin, la fille de Georges Ouegnin, ex-directeur de protocole du premier président de la Côte d’Ivoire Felix Houphouët-Boigny.

Alerte info/Connectionivoirienne.net

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2 Commentaires ... participez vous aussi à la discussion.

  1. junior98 25 septembre 2017 à 11:28 -

    Je suis d’accords avec ces députés. Que la Ministre passe au parlement expliquer à quoi servent les frais d’inscription(3000 et 6000) réglés par paiement électronique de même que les frais supplémentaires. Elle devra aussi devant le députés faire un bilan sur la gestion de ces frais perçus ces dernières années.

    Dans une vrai démocratie, les députés ont pour devoir de se saisir de ce genres de questions en tant que véritables représentants du peuple que cela heurte le pouvoir exécutif, ne devrait leur faire ni chaud ni froid. Le peuple leurs a donné ce mandat et ils devraient en jouir pleinement et même avec zèle.

    Il est temps que le pseudo pouvoir legislatif que détient nos députés s’exprime enfin pour freiner les dérives du pouvoir exécutif, dans ce cas précis il s’agit de mal gouvernance que nous voyons tous et que nous laissons faire depuis toujours.

    Si nous étions vraiment en démocratie, les montants des frais d’inscription fixés seraient validés par le parlement et chaque année un contrôle serait fait de leur usage. Malheureusement, comme je le dit toujours, depuis notre première constitution, nous sommes dans une monarchie, avec pour monarque le Président de la République qui détient à lui seul tous les grands pouvoirs ( exécutif, législatif et judiciaire) et c’est dommage que le peuple, détenteur naturel du pouvoir ne s’en rende compte pour l’instant.

  2. Capi2capi 25 septembre 2017 à 14:20 -

    Fantastique. C’est l’expression de la democratie meme. J’espere que ces parlementaires ont pris la peine d’ecouter la Fesci et le parents d’eleves d’abord. Meilleures salutations

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