« Le bilan du témoignage du Général Detoh Letoh devant la CPI » au procès Gbagbo/Blé Goudé

Mis en ligne par La Rédaction | lundi 13 Nov 2017


Dans le cadre du procès de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé à La Haye, après Philippe Mangou, cette semaine le tribunal a entendu un autre responsable militaire en poste pendant la crise de 2010-2011 : Firmin Detoh Letoh, qui était commandant des forces terrestres et en charge des opérations sur Abidjan. Quatre jours d’audience au cours desquels Detoh Letoh a tenu un récit plutôt distant par rapport aux événements de 2010-2011.

Pour des raisons de santé, Detoh Letoh n’a pas fait le déplacement à La Haye : c’est à travers une vidéo-conférence qu’il apporte son témoignage sur la crise de 2010-2011. Detoh Letoh demande régulièrement le huis clos. « Une précaution pour éviter que le témoin s’auto-incrimine », explique Me Amadou Kane, son conseil juridique.

Sur le fond, l’ancien commandant de la zone d’Abidjan se présente comme « un superviseur », voire même comme un simple militaire qui n’était pas sur le terrain. « Mon rôle a consisté à ce moment-là de superviser (…) Moi je n’y étais pas. Aucun général n’était sur le terrain. Moi, je faisais un compte au général des difficultés constatées sur le terrain par le biais des chefs des hommes, donc si le général a dit que c’est moi qui étais sur le terrain, pour tout le respect que j’ai pour lui, il n’a pas dit vrai. »

On sent une certaine distance avec les événements de la crise. Detoh Letoh affirme ignorer qu’une marche des femmes favorables à Alassane Ouattara est réprimée sur Abobo le 3 mars 2011. Même chose le 17 mars 2011 : Detoh Letoh dit apprendre seulement dans la presse la destruction du marché d’Abobo.

Même distance enfin concernant l’utilisation d’armes lourdes : Detoh Letoh explique à plusieurs reprises ne pas être à l’initiative de tirs de flambage et de tirs de mortiers à certains moments de la crise.

Seule constante de ce récit : le dénuement, selon lui, des forces de défense et de sécurité.

RFI

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1 Commentaire ... participez vous aussi à la discussion.

  1. Popcornnnnnnn 13 novembre 2017 à 11:41 -

    A ton confirmé le plan commun ? Non !!

    A- ton attesté du meurtre des femmes d’ABOBO en certifiant la présence de troupes pro GBAGBO comme acteur de cette allégation ? Non !!

    A t-on déplu au pouvoir en place et au théoriciens pro OUATTARA frappeur de tam tam ? Oui !!

    Doit-on être sur de subir les foudres de ce pouvoir ? Oui !

    DETHO LETHO est-il finalement un pro GBAGBO ? Non !!

    C’est juste un soldat déçu par tout ce qui prévalait sous GBAGBO LAURENT, mais aussi et surtout de ce qui prévaut sous OUATTARA !!

    Un soldat malade, en fin de vie, qui n’a plus rien à perdre !!

    Il dira donc ce qu’il pense, sans peur et sans craindre, quand l’autre général flanqué de gourmettes en or des savanes, et mannequin de luxe au défilé de mode de la HAYE, dira aux pro OUATTARA ce qu’il veulent entendre !!

    Et les nombreux hui-clos étaient bien justifiés. Quand on en arrive au niveau qu’a atteint DETHO LETHO, incriminer ici et là, sans en mesurer les conséquences, s’incriminer soi-même, est une suite logique car on n’a plus rien à perdre.

    Et DETHO aura eu la fâcheuse tendance à blanchir GBAGBO LAURENT, à détruire tous les témoignages de MANGOU, à accuser OUATTARA et tout son système de meurtres divers, anticipant sur un procès sur la faction adverses, qui n’est pas encore à l’ordre du jour.

    DETHO LETHO, s’il est encore en vie dans quelques années, devra donc revenir à la barre, mais cette fois-ci pour témoigner contre un autre personnage et alors on ne se doute pas du fait qu’il soit largement plus prolixe !!

    Pop !!

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