Le ministre des Eaux et forêts en Côte-d’Ivoire annonce une « nouvelle » politique de gestion du secteur

Mis en ligne par La Rédaction | lundi 13 Nov 2017


Stanislas GNAKOURI

Le ministre ivoirien des Eaux et forêts, Alain-Richard Donwahi, a annoncé lundi à Abidjan qu’il va présenter au gouvernement « une nouvelle » politique dans le cadre de la réhabilitation forestière, à l’issue d’un séminaire sur la thématique.

« J’aurai à présenter une nouvelle mouture au gouvernement qui entérinera avant que cela ne passe au conseil des ministres pour que le président de la république puisse enfin déclarer cette nouvelle politique », a affirmé M. Donwahi lors d’un séminaire sur la réhabilitation et la préservation de la forêt.

Le ministre a confié que les participants à ce séminaire ont fait plusieurs recommandations dont la « large participation de tous les acteurs à la mise en œuvre de la nouvelle stratégie qui doit être élaborée et la meilleure gouvernance du secteur ».

Le couvert forestier de la Côte d’Ivoire a fortement régressé depuis son accession à l’indépendance en 1960.

De 16 millions d’hectares en 1960, la forêt ivoirienne est passée à 7,8 en 1990 puis 3,4 millions d’hectares en 2015, selon le Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly.

Alerte info/Connectionivoirienne.net

MOT DE CADRAGE
DE S.E.M AMADOU GON COULIBALY, PREMIER MINISTRE,
MINISTRE DU BUDGET ET DU PORTEFEUILLE DE L’ETAT, CHEF DE GOUVERNEMENT
A L’OUVERTURE DU SEMINAIRE GOUVERNEMENTAL
SUR LA PRESERVATION ET LA REHABILITATION
DES FORETS DE COTE D’IVOIRE
VERSION 1

Abidjan, le 13 Novembre 2017

 Monsieur le Ministre d’Etat ;
 Mesdames et Messieurs les Ministres ;
 Mesdames et Messieurs les membres du Directoire des Rois et Chefs Traditionnels de Côte d’Ivoire;
 Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et les représentants des Partenaires au Développement ;
 Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations Non Gouvernementale (ONGs);
 Mesdames et Messieurs les Membres du Cabinet de la Primature ;
 Mesdames et Messieurs,

L’équipe gouvernementale se retrouve aujourd’hui, ici à la Salle des Pas Perdus de la Présidence de la République, pour ouvrir une série de rencontres sur des sujets majeurs de développement économique, social, environnemental et culturel de notre pays. Le premier du genre est celui de « la préservation et la réhabilitation de la forêt de Côte d’Ivoire ».
Je salue la présence des membres du Gouvernement et des experts nationaux associés à cette rencontre. Je souhaite la cordiale bienvenue aux représentants des Partenaires au Développement et des Organisations Non Gouvernementales.

Comme vous le constatez à travers la qualité des invités du Gouvernement à cette rencontre, la tenue de ce séminaire, et d’autres qui suivront, traduit bien la volonté du Gouvernement d’ouvrir le débat sur les importants sujets concernés à d’autres acteurs nationaux et extérieurs, dont l’expertise est avérée et l’opinion pertinente. L’objectif visé est d’enrichir le débat avec la contribution de tous, en vue de faire des choix stratégiques avisés et de prendre des mesures efficaces, viables et durables.
Ainsi, comme je l’annonçais au cours de la réunion du Comité de Pilotage du cadre de suivi du PND 2016-2020 tenue le lundi 6 novembre 2017 à la Primature, outre le thème de la forêt, traité ce jour, nos échanges futurs dans ce format seront consacrés aux problématiques: (i) de l’orpaillage clandestin, (ii) de l’immigration clandestine, (iii) de l’indentification de la population à travers le Registre National des Personnes Physiques et du (iv) dividende démographique.
Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement
Distingués invités,

Revenant au sujet de ce jour, à savoir « La préservation et la réhabilitation des forêts de Côte d’Ivoire », il est une évidence, pour chacune et chacun ici présent, que de1960 à nos jours, la Côte d’Ivoire a connu un fort et rapide recul de sa couverture forestière.
Telle que définie par le Code forestier de 2014, la superficie de ses forêts est passée de 16 millions d’hectares en 1900, à 7,8 millions d’hectares en 1990 et 3,4 millions d’hectares en 2015.
Les causes de ce recul sont connues et concernent notamment : (i) l’agriculture extensive, (ii) l’exploitation mal maîtrisée des forêts pour satisfaire les besoins de bois d’œuvre et de bois d’énergie et (iii) l’insuffisante capacité de la puissance publique à faire respecter sur le terrain ses textes censés protéger les forêts.
Le Gouvernement ayant pris la pleine mesure de ce contexte extrêmement délicat pour la Côte d’Ivoire, s’est engagé à élaborer une nouvelle stratégie pour la préservation et la réhabilitation des forêts. Dans ce cadre, le Gouvernement a proposé une déclaration de politique de préservation et de réhabilitation des forêts en Côte d’Ivoire.
Dans le cadre de l’élaboration de ce projet de déclaration, la partie ivoirienne a engagé une série de concertations avec la société civile, le secteur privé et les partenaires techniques et financiers.
En prélude à l’adoption de cette déclaration de politique sur les forêts, les parties prenantes ont été invitées à faire part par écrit leurs observations. En vue de prendre en compte vos contributions, j’ai décidé d’organiser ce séminaire gouvernemental dans l’optique d’avoir des échanges ouverts avec les acteurs du secteur de la forêt que vous êtes, sur les orientations qui favoriseront une gestion durable des forêts.
Ce séminaire regroupe donc, outre l’ensemble des membres du Gouvernement, toutes les parties prenantes, à savoir :
• la société civile, à travers la plateforme des ONG de l’environnement et le regroupement des Acteurs Ivoiriens des Droits Humains (RAIDH) ;
• le secteur privé représenté par des industriels de la filière bois et les industriels du cacao à travers World Cocoa Fundation;
• les institutions de recherche aux niveaux national et international;
• les Partenaires Techniques et Financiers ; et
• le Directoire de la Chambre des Rois et Chefs Traditionnels de Côte d’Ivoire.
Il s’agira, au terme de ce séminaire, d’harmoniser les points de vue de l’ensemble des parties prenantes, en vue de l’élaboration de la stratégie de préservation et de réhabilitation des forêts.

 Chers participants,
Le déroulé de ce séminaire gouvernemental, avec ce format particulier, impliquant la société civile et les partenaires techniques et financiers, indique clairement la volonté du Gouvernement de nourrir ses décisions de la sève élaborée par l’ensemble des parties prenantes.
Ainsi, le premier intervenant, le Ministre des Eaux et Forêts, disposera de quinze (15) minutes pour présenter succinctement le projet de déclaration de la politique de préservation et de réhabilitation des forêts.
Ensuite interviendront successivement, en dix (10) minutes pour chacun, les participants suivants :
• le Représentant de l’Observatoire Ivoirien pour la Gestion Durable des Ressources naturelles (OI-REN) ;
• le Représentant du Regroupement des Acteurs Ivoiriens des Droits Humains (RAIDH) ;
• L’Ambassadeur de l’Union Européenne en Côte d’Ivoire, au nom des Partenaires Techniques et Financiers et
• enfin, le Directeur Pays de l’ICRAF.
J’invite Mesdames et Messieurs les intervenants à se conformer au strict respect du temps qui leur est imparti.
Après ces présentations, nous aurons 01 heure d’échanges. Il s’agira pour les intervenants, soit de demander des éclairages sur les exposés, soit de faire des contributions sur les points qui leur semblent d’intérêt.
Je rappelle également que le temps imparti aux échanges nous impose la concision dans nos différentes interventions.
 Mesdames et Messieurs;
La mission qui nous incombe est noble et exaltante, car elle doit nous conduire à écrire, sous la haute autorité de Son Excellence Alassane OUATTARA, Président de la République, de nouvelles et belles pages dans le livre du développement de la forêt en Côte d’Ivoire. Je vous y engage toutes et tous, et déclare ouvert, le séminaire gouvernemental sur la forêt.
Je vous remercie de votre aimable attention.

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8 Commentaires ... participez vous aussi à la discussion.

  1. Peace011 14 novembre 2017 à 00:37 -

    Il le faut. Yes, il le faut !

    Il nous faut dépoussiérer les textes existants et appliquer les lois en vigueur. Les temps ont changé. Trop de personnes ne comprennent que les réalités d’hier ne sont celles d’aujourd’hui en plein 21éme siècle. Il le faut pour prévenir et éviter les conflits comme le genre connu à l’ouest. Aussi, la déforestation est alarmante, et il faut agir maintenant si nous voulons protéger notre développement ainsi que les générations futures.

    Yes, il est temps. Grand temps !

    Alors M. le Ministre, le PR n’attend que vos propositions. Personnellement, j’aurais souhaité un passage devant le Parlement pour recueillir des inputs de nos élus. La léthargie et la passivité de nos parlements sous les tropiques me dépassent et me laissent bouche bée.

    Yes, M. le Ministre, nous attendons. Nous, on observe so-le-ment…

    Shhhttttt, on essaie d’avancer au pays…

  2. belo001 14 novembre 2017 à 07:22 -

    @peace011
    passer devant le parlement allongerait inutilement le délai de la
    mise en œuvre du projet.
    chaque député viendrait là, ouvrir des débats déroutants contre productifs.
    ils seront champions quant à proposer de nombreux amendements souvent
    très inutiles. juste pour dire, moi j’ai parlé ce jour là !
    de plus, l’état en profite pour faire des économies d’argent.
    nous savons tous les indemnités des députés. nous savons aussi que les députés reçoivent pratiquement l’équivalent de cette indemnité lorsqu’il y a une session extraordinaire, ou même lors de la réunion d’une commission.
    ces députés, prendraient le charmant plaisir d’allonger les délais juste pour se faire du pécule.
    le séminaire auquel a participé le ministre, la société civile,les partenaires techniques etc.. est déjà assez représentatif à mes yeux.
    de toute façon, dans sa monture finale, le texte qui sera adopté en conseil des ministres, ne deviendra loi qu’en passant à l’assemblée.
    pourquoi donc passer deux fois là-bas ?

  3. Peace011 14 novembre 2017 à 16:01 -

    @belo001

    Je comprends tes réserves. Mais, je crois comprendre également que cela ne passera pas par le parlement à entendre le ministre qui dit :
    « J’aurai à présenter une nouvelle mouture au gouvernement qui entérinera avant que cela ne passe au conseil des ministres pour que le président de la république puisse [ENFIN DECLARER CETTE NOUVELLE POLITIQUE]”

    Vois-tu donc, après l’adoption en CM ce sera la nouvelle politique ? Je reste convaincu que le parlement peut avoir des inputs qui pourraient améliorer cette nouvelle politique d’une façon ou d’une autre. Je salue le gouvernement pour cette initiative et sa volonté de prendre et vite le taureau par les cornes.

    Par ailleurs, on n’a pas besoin de voter ou faire toute une série de sessions. La Commission en charge de ces genres d’affaires peut avoir une séance publique à cet effet pour avoir des échanges avec le Ministre. C’est à cela que je voulais en venir.

    C’est un problème récurrent et sérieux qui a des ramifications incalculables sur notre développement et la paix dans notre pays. Il faut donc le faire vite et à la fois bien pour que la politique soit pérenne.

    Je reste pareillement un faucon quant à l’utilisation de l’argent du contribuable.

    Pour répondre donc à ta question, il n’y aura pas deux tours au parlement. Non. Et même pas un tour, juste une opportunité pour le Ministre de présenter, échanger avec les élus et prendre des contributions, des idées.

  4. Popcornnnnnnn 14 novembre 2017 à 18:39 -

    Et bien sûr, il faudra un jour que la racaille sache qu’il y a une différence entre le pouvoir législatif et exécutif, malgré le fait que OUATTARA ait implanté dans ce pays un régime de super présidence.

    Passer par le parlement aura pour effet que la loi qui découlerait de toute action urgente gouvernementale, ne saurait être modifié ou ignorée par tout ivoirien ou tout régime, hors contexte et cadre institutionnel. C’est aussi pourquoi seuls les représentants du peuple la vote.

    Des dispositions prises par un gouvernement n’auront pas valeur de loi. Elles auront une nature purement arbitraire qui découle uniquement du pouvoir présidentiel, qui soit dit en passant, passe d’une main à une autre en fonction des élections et selon les gouvernements successifs.

    Voila donc deux ouistitis qui veulent aller dans l’urgence et qui ignorent les étapes indispensables et obligatoires pour aller dans la pérennité !!

    Pop !!

  5. Popcornnnnnnn 14 novembre 2017 à 18:41 -

    Le pouvoir sera donc quoi : décider librement et passer devant le parlement selon les opportunités, juste pour recevoir des contributions et des idées !!

    Bravo !!

    Pourquoi ne pas ignorer tout simplement ce parlement et faire comme OUATTARA qui a imposé a celui-ci sa konstitution sur instruction !!

    Imbéciles !!

    Pop !!

  6. belo001 14 novembre 2017 à 19:52 -

    @peace011
    vous avez tout a fait compris mes préoccupations
    je sais qu’en par les députés, la nouvelle loi aura une représentativité nationale.
    la loi actuelle sur le foncier est bien passée devant le parlement.
    on en voit les limites aujourd’hui.
    la création d’une nouvelle version qui tient compte des réalités du moments est salutaire.
    je ne peux qu’encourager le gouvernement dans cette voie.
    il y a quelqu’un ici, aux couilles ventriloquents qui claquent sous l’effet de l’excitation en produisant des pop alcoolisés qui aimeraient nous faire la leçon entre pouvoir exécutif et pouvoir législatif.
    en quoi cela pourrait-il vous concerner ?
    depuis 2011 vous faites la grasse matinée. vous dites ne pas reconnaître le pouvoir Ouattara. en quoi donc une loi produite par son gouvernement pourrait-elle vous concerner ?

  7. Popcornnnnnnn 15 novembre 2017 à 00:53 -

    Et il dit tantôt : « moi, je n’invective jamais » !!!

    Imbécile !!

    Pop !! (et en plus, cela n’a aucune sens, comme s’il se sentait obligé de le faire !! Yako !!)

  8. Peace011 15 novembre 2017 à 02:46 -

    « il y a quelqu’un ici, aux couilles ventriloquents qui claquent sous l’effet de l’excitation en produisant des pop alcoolisés qui aimeraient nous faire la leçon entre pouvoir exécutif et pouvoir législatif.”

    Tu vois @belo001, ce pesteux dont tu parles, j’ai nommé @poop-kala, est dans un désarroi total, lui et ses microbes. Il souffre et il va continuer à souffrir. Depuis 2011, il attend l’apocalypse qui n’arrive pas. Le pays avance tant bien que mal. Même les pneus n’éclatent plus pour qu’il aille se cacher derrière son placard avec ses petits animaux d’avortons.

    Alors, on avance… Et on laisse le “chine”, pardon le chien, enragé de la bhétépack aboyer…Rien de nouveau…

    Maïs donc au sauvage @poop-kala…C pré-payé…

    Quel cafard de lignée de cafards ce poopface… !!!

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