La ville de Bouaké sous haute surveillance en Côte-d’Ivoire

Mis en ligne par La Rédaction | vendredi 12 Jan 2018



L’appel du gouvernement à la population à vaquer à ses occupations après l’attaque de la base du Centre de coordination des décisions opérationnelles (Ccdo) a été entendu.

En effet, 24 heures après l’attaque de cette base par un groupe de militaires du 3è bataillon, les activités économiques ont repris dans la capitale de la région de Gbêkê. L’indicateur le plus frappant, c’est la réouverture de tous les établissements bancaires. Alors que la veille, si ce n’est la Sgbci, toutes les banques avaient baissé pavillon. En tout cas, ce jeudi 11 janvier 2018, tout est redevenu normal.

La peur qui avait gagné de la population a disparu. Le marché en face du camp du Ccdo a fait le plein de ses commerçants et de ses clients.

L’on observe la présence d’un détachement des forces armées venues d’Abidjan sur le terrain. Ce qui rassure la population.

Il faut indiquer que ce énième mouvement d’humeur des soldats a eu des conséquences négatives sur les activités de certains opérateurs économiques. A en croire Louis Diakité, promoteur du N’Zi Lodge, la réserve naturelle de faune située à 45 kilomètres de Bouaké, les coups de feu ont porté un coup dur à son activité. « J’attendais huit touristes aujourd’hui même (Ndlr : ce jeudi). Ils ont rejeté leur voyage sur Bouaké », regrette-t-il. « Le tourisme ne peut pas s’accommoder avec la violence, les coups de feu », martèle-t-il.

Joint par téléphone, une opératrice économique qui opère dans l’hôtellerie, affirme avoir perdu des clients qui séjournent dans son hôtel depuis des semaines. « Ils sont venus pour la reconstruction de la voie du nord. Ils ont décidé de quitter Bouaké pour Katiola », déplore-t-elle.

CHARLES KAZONY
CORRESPONDANT REGIONAL
Fratmat.info

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2 Commentaires ... participez vous aussi à la discussion.

  1. srika blah 12 janvier 2018 à 10:29 -

    C’est vraiment triste pour la CIV.
    A la fin de la Guerre Ouattara aurait pu décorer et récompenser la majorité des rebelles, illettrés, sans grades au lieu de les incorporer dans l’armée nationale.
    Ouattara a preferé commettre l’erreur fatale.

    A ma connaissance, apres la 2eme guerre mondiale, la France n’a pas nommé un seul elément des groupes civils de la résistance au titre de sergent, caporal, capitaine et commandant.

  2. marianne 12 janvier 2018 à 12:29 -

    Si vous prenez le problème sous cet angle, il y a beaucoup de contre exemples.

    Mr Ouatrara n avait pas le choix. En face il y avait une armée défaite.

    On oubli souvent que si ces gens sont montés en puissance c est justement à la suite d une crise d autorité de ceux qui avaient été nommés que les rebelles ne respectaient pas.

    Je suis étonnée qu’ une armée dont on dit qu’ elle ne soutenait pas Gbagbo n ai pas des officiers bien formés pour diriger .

    En 2018 pour ce que je vois à la télé des officiers américains ou français, c est pas les biceps qui les caractérisent.

    Si comme en Afrique du Sud ou en Colombie le président s était mis au dessus de la mêlée pour prendre des décisions courageuses pour mettre derrière nous la beligerance il pouvait sanctionner sans crainte tout ce désordre.

    Comme certains sur ce site qui passent le clair de leur temps à reproduire des propos de belligerance alors qu’ ils sont sensés être au pouvoir

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