Marché des assurances – EBOMAF, une entreprise burkinabè accusée de « piétiner impunément les lois » en Côte-d’Ivoire

Mis en ligne par La Rédaction | samedi 13 Jan 2018


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Correspondance particuliere Connectionivoirienne

L’arrivée au pouvoir des dirigeants actuels de la Côte d’ Ivoire a occasionné une marée d’entreprises marocaines et burkinabés dans notre pays majoritairement dans le domaine du BTP ; parmi ces dernières, EBOMAF (Entreprise Bonkougou Mamadou et Fils) du richissime homme d’affaires burkinabé Bonkougou Mamadou qu’on dit proche de l’ancien président Blaise Compaoré, ce qui expliquerait ses nombreux déplacements en Côte d’Ivoire soit pour rencontrer son mentor soit pour resserrer ses liens avec les autorités ivoiriennes (ministres et directeurs) qui ne font que défiler à sa résidence et en ressortent toujours avec des mallettes d’argent. Mais cette accointance avec les dirigeants ivoiriens pourrait-elle expliquer que M. Bonkougou Mamadou et son entreprise EBOMAF soient intouchables en Côte d’Ivoire au risque de piétiner impunément les lois de notre pays ?

Permettez que je puisse relater quelques faits flagrants de la maltraitance de nos lois par les responsables de cette entreprise :

I. Des marchés de complaisance (gré à gré)

Le burkinabé EBOMAF est arrivé sur le sol ivoirien en 2016 et la même année, il obtient de gré à gré de gros marchés dans le domaine du BTP en Côte d’Ivoire. En particulier le bitumage de grands axes à Korhogo et à Ferkessédougou ainsi que la réhabilitation de l’aéroport de San-Pedro et bien d’autres au mépris de la concurrence dans la passation des marchés publics.

II. Une assurance automobile étrangère pour ses véhicules en Côte d’Ivoire

A son arrivée en 2016, cette entreprise a fait assurer ses véhicules par une société d’assurance ivoirienne mais au renouvellement, la direction nonobstant les lois ivoiriennes et le code CIMA (Conférence Interafricaine des Marchés d’Assurances), a fait éditer des assurances togolaises (son PDG serait le propriétaire de cette entreprise togolaise) pour ses véhicules immatriculés et roulant en permanence sur le sol ivoirien (voir dossier annexe). Les agents des forces de l’ordre qui devaient faire respecter la loi, ont trouvé une aubaine financière se contentant de billets de 2.000 FCFA pour laisser circuler impunément ces véhicules à Korhogo, à Ferkessédougou, à Abidjan et même dans toute la Côte d’Ivoire.

III. Le traitement des employés ivoiriens
A EBOMAF, il existe deux types d’employés, il y a d’une part les burkinabés majoritaires à 95% avec un traitement préférentiel et d’autres part la minorité ivoirienne qui subit le courroux de la direction. D’abord le traitement salarial est confié à des structures d’embauche esclavagistes, ensuite les employés ivoiriens sont traités comme des esclaves sur les différents chantiers au mépris de leur savoir-faire et leur qualification, enfin les rapports de convivialité entre employeur et employés n’existent pas avec le personnel ivoirien, toutes choses qui ont occasionné une vague de démissions au dernier semestre 2016 des travailleurs ivoiriens et non des moindres.

A la lumière de tous ces flagrants manquements, nous nous posons la question de savoir si les cahiers de charge des entreprises étrangères opérant en Côte d’Ivoire depuis l’avènement des nouveaux dirigeants, comporte des clauses sociales et sociétales. Ces entreprises sont-elles soumises à certaines obligations quant au respect des lois de notre pays ? Les autorités ivoiriennes gagneraient à soigner leur image en intimant l’ordre à ces entreprises étrangères de respecter la législation de notre pays comme elles le font dans leur pays d’origine.
En effet, les véritables entreprises ivoiriennes qui paient régulièrement leurs impôts, en plus d’être écartées des marchés publics par les autorités ne devraient pas souffrir une deuxième fois du diktat de leurs consœurs étrangères qui leur imposent leurs lois à elles.

Karim KONE, Analyste Financier, Spécialiste des Assurances, ESCAE Bordeaux

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  1. Coigny 13 janvier 2018 à 13:50 -

    C’est vrai que le Burkina mène une forte offensive commerciale en direction de la Côte d’Ivoire depuis 2011, mais ce pays n’est pas le seul. Les années de soutien multiformes depuis l’opposition jusqu’à l’assaut final en passant par les coups d’Etat et rébellion font que nos actuels régents restent largement tributaires d’individus, d’entreprises, et de groupes d’intérêts qui viennent se payer sur la bête. Sûrs de leur bon droit, ne comptez pas qu’ils s’embarrassent de politesse, ou autres civilités. « Comme on fait son lit, on se couche ». « qui dort avec les chiens, se réveille avec les puces ». « Qui dort avec le cul qui gratte, se réveille avec les doits qui puent ». « Dis-moi qui tu fréquentes, et je te dirai qui tu es ». etc…

  2. wara 13 janvier 2018 à 16:11 -

    L’EMPRISE DE LA DIFFAMATION

    Quand nos recevons ce genre dinformations villipandant une entreprise, je prends toujours le temps de m’informer !

    Je vous conseille d’en faire autant. C’est CELA COUTE CHER DE S’INFORMER ! Alors qu’écouter les ragots c’est gratuit…

    Personnellement j’ai eu le temps de voir l’entreprise de O.K. le fameux KANAZOE. Qu’il repose en paix. Qu’Allah le récompense pour toutes ses oeuvres !

    KANAZOE parti, un autre entrepreneur a repris les devants en Afrique !

    Bravo mes frères Burkinnabé !

    Vous faites la fierté de notre sous region.

    Est ce un hasard si EBOMAF est present en Guinée, au Niger, au Bénin, au Togo, au Tchad et…en Côte d’Ivoire ?

    Ou parce que ADO est Président en Côte d’Ivoire donc EBOMAF doit gagner les marchés PUBLICS dans tous ces pays ?

    Tout le monde accède à internet. Il est donc loisible d’entendre les « nouvelles ». Le vrai et le faux !

    Les chinois nous tabassent à Odienné. Ce ne sont pas des esclavagistes !

    Le BNETD gagne des marchés en Guinée équatoriale et son ancien DG est meme consultant à Conakry. Ce n’est pas la corruption !

    La SOTRA va à la conquête de la sous region, ce n’est pas de la mauvaise gouvernance !

    Mais quand EBOMAF gagne un marché chez nous comme Colas, comme les marocains ou les autres, là il y a problème !

    Monsieur l’expert en assurances cite le CIMA.et les lois ivoiriennes..

    Quid des innovations apportées pat l’OHADA ?

    La même grue qui intervient sur plusieurs chantiers ouest africains devrait elle être assurée combien de fois ? Autant de fois que de pays ?

    Est il possible qu’elle soit assurée une seule fois par une compagnie internationale d’assurance logée en France ou tout près de nous au Togo ? Le plus important étant que cette couverture opère dans chacun de ces pays.

    Les domaines du BTP est coûteux ! Certaines machines coûtent extrêmement cher ! Quand j’ai vu il y a quelques années le parc du vieux OK à la sortie de Ouaga j’ai eu la chair de poule ! Impressionnant ! EBOMAF en fait autant aujourd’hui.

    Au delà des lois il y a des réflexions a mener pour accélérer le développement dans nos pays. Au lieu de nous enfermer par des textes autobloquants.

    Ce qui est valable pour le Burkinabé sera aussi opérant pour NSIA ou BACI. Pour Jean Kacou DIAGOU et KONE Dossongui qui font la fierté de la Côte d’Ivoire en Afrique oû ils sont présents dans plusieurs pays.

    Dans ces pays oû nos brillants hommes d’affaires s’imposent, ils font parfois à des sorties médiatiques d’Analyste Financier, Spécialiste autoproclamé !

    Mais leur sérieux en imposant aux décideurs ils continuent leur ascension.

    Mon cher spécialiste à l’avenir soyez moins prétentieux.

    Apportez la preuve que sur tel ou tel marché il y a eu malversation.

    Apportez la preuve que le travail exécuté est non conforme au cahier de charges et contraire à l’état de l’art.

    EBOMAF apportera la preuve que la couverture de ses camions couvre l’espace ivoirien ou qu’une clause dérogatoire lui permet de souscrire une assurance ailleurs.

    .Bon vent aux africains qui font bouger les lignes, Diagou, Kone, Mahamadou Bonkoungou (EBOMAF) et tous les jeunes loups qui prouvent que l’Afrique ce n’est pas un conglomérat de pays de merdes !

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    AU BENIN

    EBOMAF-BENIN : Un PPP de 161 milliards pour réhabiliter un tronçon de 270,5 Km

    EBOMAF-BENIN : Un PPP de 161 milliards pour réhabiliter un tronçon de 270,5 Km

    Le gouvernement béninois a lancé, le vendredi 4 août 2017 à Savalou, les travaux de réhabilitation de la route Dassa-Savalou-Djougou et d’aménagement et de bitumage des bretelles Bassila-Manigri, Prékété-Frontière du Togo et Bassila-Frontière du Togo. D’une longueur totale de 270,5 km, ces travaux seront exécutés sur 36 mois par l’Entreprise Bonkoungou Mahamadou et fils (EBOMAF), dans le cadre d’un Partenariat public privé (PPP) à hauteur de plus de 161 milliards de F CFA.

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    EN GUINEE

     Ces opérations ont porté sur des contrats de marchés de gré à gré assortis de garanties de la BCRG. Il s’agit : (i) des travaux de réhabilitation de la route Kankan- Kissidougou pour un montant de 305 millions d’Euros soit 2 932, 700 milliards de GNF avec la Société Burkinabé EBOMAF (ii) de la route Kankan – Mandiana pour un montant de 184,8 millions d’Euros (iii) du tronçon Dabola – Kouroussa pour un montant de 482,362 milliards de GNF et (iv) et de l’axe Sonfonia –Kagbélé à hauteur de 473,662 milliards de GNF. Le financement de ces contrats de marchés surfacturés sur le BND et d’autres dans le secteur de l’électricité sans appel d’offre et avec des lettres de garanties a eu pour conséquence majeure l’endettement excessif de l’Etat auprès du système bancaire à hauteur de 1735 milliards de GNF contre un objectif de zéro à fin décembre 2015. Bien entendu cet endettement de l’Etat a induit une expansion de la masse monétaire et la hausse de l’inflation en fin de période ».

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    AU TOGO

    « ….C’est un nouveau contournement des monts défalé qui sort de terre. Long de 65 kilomètres, le chantier de la nouvelle route Pya-Sarakawa-Kanté se poursuit. A l’ouvrage, l’entreprise burkinabè Ebomaf, déjà sollicitée par les autorités togolaise sur plusieurs chantiers dans le grand nord du Togo.

    un coût global de plus de 14, 2 milliards de nos francs, les travaux nécessiteront l’érection de 130 ouvrages dont un grand pont de 100 mètres en cours de réalisation dans le village de Kpésssidè

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  3. wara 13 janvier 2018 à 20:13 -

    LES APPELS D’OFFRE INTERNATIONAUX – LA REALITE DU TERRAIN

    On aura beau accusé nos gouvernants mais une certaine connaissance des réalités du terrain de certains métiers, appelle à relativiser parfois les jugements.

    Je commecerai par l’exemple d’un chantier qui a connu plusieurs retards. Le chantier « maudit » de Jacqueville.

    Dans une intervention sur le pont de Bettié je disais que la région est liée à JAMAIS a Ado. Tant ce pont etablit une nouvelle géographie mieux modifie l’avenir de Bettié.

    Jacqueville vaut un commentaire plus fort. Le pont « maudit » parce que très difficile à réaliser a subit beaucoup de contretemps. On a même vite que les génies refusaient le pont…Les études réalisées antérieurement ont dû être reprises. Entre temps tout le planning de Arab Contractors est bouleversé. Cela a des conséquences !

    Pour aller vite et bien dans le BTP il ne suffit pas que le soumissionnaire réponde juste et bien dans son offre. On peut sur le papier etre mieux disant par rapport au CCTP et autres exigences.

    Dans le CCTP qu’exige t on pour le matériel roulant du soumissionnaire ? Au mieux que ceux spécifiés existent, que la carte grise soit au nom du soumissionnaire etc.

    L’assurance du matériel roulant ne peut etre invoqué comme presenté ici avec des détails qui frisent le dénigrement.

    Le camion de bitume qui a versé du bitume l’année dernière sur un couple (RIP) n’était pas un véhicule de EBOMAF. Il l’eut été que tous les commentaires diffamants et personnels auraient été entendus.

    Sur le terrain que vaut reellement le soumissionnaire international qui peut être soudanais indien ou chinois ?

    Le dossier d’offres peur avoir été réalisé avec du papier glacé d’imprimerie high tech avec tous les bilans comptables des 3 dernières années propres !

    Mais on connait beaucoup de chantiers inachevés confiés à des prestataires aux dossiers bien présentés !

    Face à la situation de Jacqueville, beaucoup d’entreprises auraient disparu. C’est ici encore une fois il faut saluer Dr Bridge ADO ! Là les « génies » menacent ADO ne recule pas !

    La force incontestable d’EBOMAF aujourd’hui c’est cette capacité à deployer TOUT DE SUITE de Dakar à Ndjamena cette lourde base vie composée de matériels performants et non sous-loués. C’est du concret ! Ce n’est pas le cas de l’entreprise qui attend l’avance démarrage de 30% pour aller louer des machines ! Comment ils ont pu avoir ce parc impressionnant ? Ce n’est pas ma préoccupation immédiate.

    Pour un gouvernant soumis aux délais d’un mandat électoral, seuls les résultats concrets parlent et defendent. C’est pourquoi EBOMAF est un partenaire incontournable ! Lui accorder une dérogation au besoin, s’il le sollicitait, pour qu’il conserve une police assurance groupée pour son matériel roulant, dans une compagnie ayant un siège regional, peut sembler une facilité normale qu’on fait à n’importe quelle entreprise serieuse. Cela n’enlève rien à la responsabilité civile ou pénale de EBOMAF vis a vis d’éventuelles victimes.

    Les insinuations sans fondement venant de surcroît d’un spécialiste nous semblent peu valorisants. Surtout elles se confondent avec des amalgames de bas étages.

    Dans l’état oû se trouve la Côte d’Ivoire, cette facilité si tel etait le cas, ne saurait être considérée comme un contournement des lois nationales qui susciterait l’intervention savante d’un expert pour nous la montrer.

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    LE PONT DE JACQUEVILLE ET LES « GENIES »
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    Selon des sources proches du dossier, les piliers qui doivent soutenir le gros-œuvre peinent à être posés, parce qu’ils s’effondreraient, chaque fois qu’ils sont construits. Le problème évoqué, à ce niveau, est que la machine outillée à poser les piliers au fond de la lagune ne peut aller jusqu’aux 800 m de profondeur, avec sa capacité à ne poser que 600 m de piliers. De l’avis des mêmes sources, la seule machine qui pourrait satisfaire à ces exigences de construction se trouverait en Chine. Et que le propriétaire refuserait de déporter son arsenal jusqu’à Jacqueville pour un seul marché qu’il jugerait non rentable. 
    SYLVAIN TAKOUE
    Le nouveau reveil Envoyé spécial

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    Il y a eu des difficultés, en ce sens que le niveau des forages qui devait être fait et les premiers sondages ont indiqué que techniquement, les profondeurs pour trouver le sol solide devraient être de 50 mètres. Mais il s’est trouvé qu’en d’autres endroits, les profondeurs vont jusqu’à 60 mètres. Cela a posé des problèmes techniques pour lesquels nous ferons venir une machine particulière. La machine qui doit permettre d’atteindre les 100 mètres de profondeur va venir d’ici un mois. », a rassuré Duncan. Précisant que pour rattraper les retards techniques, l’entreprise en charge des travaux a va tripler la fabrication des poutres.

    Le Patriote

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    EXPERTISE SUR LE PONT DE JACQUEVILLE

    CARACTÉRISTIQUES PRINCIPALES

    Pont à poutres en béton précontraint de 570 m de long composé de 15 travées de 38,10 m chacuneLargeur roulable : 7,5 m25,6 millions d’Euros

    Le pont de Jacqueville relie la terre ferme à Jacqueville en traversant la lagune Ebrié à l’ouest d’Abidjan (Côte d’Ivoire). Cet ouvrage d’art comporte 16 appuis (2 culées, 14 piles) dont 13 sont réalisés sur la lagune. Le chantier a débuté en 2012 par la foration de pieux de gros diamètre (1,20 m) à une profondeur importante (certains à plus de 50 m). Les auscultations réalisées sur les pieux après construction ont démontré des défauts de portance sur un nombre important d’appuis. Après avoir essayé de renforcer les fondations profondes à l’aide d’injections sur 3 appuis sans obtenir le résultat escompté, le Maître d’Ouvrage (AGEROUTE) a fait appel à TERRASOL pour les missions suivantes :

    Analyse fine du contexte géotechnique des appuis incriminés (P4, P14 et C16),Validation/proposition d’une méthode de modification du système de fondation par adjonction de pieux supplémentaires,Calcul du nouveau système de fondation.

    L’ajout de pieux sous les chevêtres posait le problème de la proximité des pieux abandonnés qui perturbaient le frottement et le comportement de la pointe des pieux, mais également de la capacité des nouveaux pieux sous sollicitations horizontales dans un environnement perturbé. Plusieurs calculs en fourchette ont été menés à l’aide des modules Fondprof, Taspie, Tasneg, Piecoef et Groupie du logiciel FoxTa afin de déterminer le comportement de la fondation et de valider le principe de reprise. Ces calculs ont permis de poursuivre le chantier en conservant globalement la géométrie des chevêtres prévus.

    Site web TERRASOL

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    EBOMAF-GUINEE : Un déploiement matériel sans précédent dans le BTP

    Jamais une entreprise adjudicataire n’a déployé autant de matériel dans le secteur du BTP en Guinée comme EBOMAF. Sa base-vie reflète toute une force de frappe jamais égalée au pays du Pr Alpha Condé.

    S’il y a un détail par lequel EBOMAF force l’admiration du peuple guinéen sur son chantier Kankan-Kissidougou, c’est bel et bien ses impressionnantes capacités matérielles et techniques. Etalées sur un site de plus d’une vingtaine d’hectares sur la route de Conakry, c’est une véritable armada qui rassure plus d’un sur l’élan avec lequel les travaux sont entrepris. Toute une gamme d’engins, toutes catégories confondues, y est parquée. Du fait de son caractère neuf, elle ne passe pas inaperçue. Des camions aux bulldozers en passant par les centrales de carrière, à béton et d’enrobée.

    Au fur et à mesure, le type de matériel nécessaire est mis en service. Les différentes installations attendent aussi d’être montées au moment opportun. Les matériaux devant être utilisés pour les ponts précontraints sont déjà disponibles dans des conteneurs.

    L’une des particularités de la société du Président-Directeur Général (PDG), Mahamadou Bonkoungou, c’est l’autonomie dont dispose chaque chantier en matière d’équipement et de ressources humaines. «A EBOMAF-Guinée comme sur dans toutes les autres filiales dans les pays respectifs, les capacités techniques, matérielles et humaines se passent de commentaire. Nous disposons ici de plus de cinq cents engins actuellement sur le chantier.

    Les renforts se font au gré de l’avancée des travaux et de l’entame des tâches spécifiques», relève Sambou Mody N’Diaye, directeur des travaux Kankan-Kissidougou. En termes de personnel technique et ouvrier, EBOMAF-Guinée bénéficie de toutes les compétences.

    «Ce sont les capacités indéniables qui constituent la force de frappe d’EBOMAF, une entreprise africaine sous régionale qui a ses moyens de son leadership. Elle se distingue par la nouveauté de tout le matériel affecté au chantier de la Guinée afin de le réussir dans les délais avec de la qualité des travaux», ajoute-il.

    Les activités de la plate-forme concentrent suffisamment de matériel tels les machines et les camions. Pour mener à bien sa mission, la section Terrassement est dotée de plus de quinze (15) bulldozers, de dix (10) chargeurs, de cinquante (50) camions tous flambants neufs. «Au-delà de la Guinée, rares sont les entreprises qui ont du matériel neuf comme ce que possède EBOMAF dans toute l’Afrique.

    Avec nos capacités matérielles, nous n’avons pas peur de n’importe quel travail car nous sommes certains de le réaliser dans la qualité et dans les délais», souligne Boukary Bonkoungou dit Karé, chef de la section Terrassement sur Kankan-Kissidougou.

    JE

    EBOMAF
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  4. wara 13 janvier 2018 à 22:33 -

    LES IVOIRIENS BRIMES SUR LES CHANTIERS DE EBOMAF ….

    Comme hier les ivoiriens brimés voire molestés par les chinois sur des chantiers au nord du pays !

    Ce qui aurait eu pour conséquence beaucoup de démissions des nationaux representant en tout et pour tout 5% de l’effectif. Les burkinabés etant donc à 95%.

    Moi je ne connais pas ou n’ai jamais entendu parler de chantiers lourds des TP dans notre pays oû justement les ouvriers étrangers ne formaient pas le gros des troupes. Les routes en zone difficile les ponts les barrages etc.

    Au mieux soit nos frères assuraient administration générale (au bureau) ou les activités d’installation et de maintenance des équipements.

    Or construire une route c’est la conception, les études geotechniques, les contrôles mais beaucoup de physique et de rythme musculaire !

    EBOMAF ne fait pas de la conception electromecanique ou du genie industriel. C’est presque naturellement que la sélection se fait. Je n’imagine pas les gestionnaires des chantiers recrutant du personnel pour faire plaisir. Il y a le calendrier convenu. Le temps de mobilisation des ressources du chantier et les contraintes saisonnières qui obligent à boucler certaines étapes avant les pluies.

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    AILLEURS EN AFRIQUE

    10 000 Chinois pour construire la Grande Mosquée d’Alger

     Le Matin DZ  16-08-2012 

    La Grande Mosquée d’Alger : un projet pharaonique qui coûtera un milliard d’euros.

    L’information a été donnée par le PDG d’Air Algérie qui est sorti de sa réserve pour démentir l’information sur un « accord commercial » entre Air Algérie et Aigle Azur.

    Le PDG d’Air Algérie Mohamed Salah Boultif a révélé que la compagnie nationale a passé un accord avec la société chinoise CSCEC, chargée de construire la nouvelle mosquée chère à Bouteflika pour transporter pas moins de 10 000 Chinois pour les besoins de chantier. L’information rapportée par Algérie News est presque passée inaperçue au milieu de l’argumentaire du PDG d’Air Algérie pour démentir tout accord commercial avec Aigle Azur sur les tarifs des billets. 

    Au moment où des milliers de jeunes Algériens subissent le chômage, le gouvernement ne trouve rien qu’accorder des chantiers pharaoniques dans lesquels les Algériens n’ont pas le droit de travailler. 10 000 Chinois, transportés, logés et nourris coûteront moins cher pour la construction de cette mosquée auquelle tient plus que tout le président ! Pour le gouvernement la préférence nationale attendra. Après les usines clés en mains chères à Houari Boumediene dont on connaît les tristes performances, l’heure est aux mosquées clés en main.

    Pas de place pour les ouvriers algériens pour la construction de cette mosquée dont le budget, au départ, est estimé à plus d’un milliard d’euros, Le transfert des techniques de construction, la formation aux différents métiers ne sont manifestement pas inclus dans le cahiers des charges de cet énorme chantier. L’essentiel est de voir la Grande Mosquée d’Alger édifiée le plus vite possible, pendant le règne de Bouteflika. Au lieu que tous ces énormes chantiers servent d’opportunité de travail mais aussi de formation aux jeunes Algériens, le gouvernement choisit la facilité et tourne le dos à la main-d’oeuvre algérienne.

    Après l’autoroute et les innombrables projets de construction d’immeubles, c’est la Grande mosquée qui tombe dans l’escarcelle des travailleurs chinois dont la communauté atteindrait les 30 000, de loin la plus forte en Algérie. Selon Algérie News, l’ambassade d’Algérie ne Chine délivre 2000 visas par mois.

    Pendant que l’empire CSCEC ramènent par charter entier des travailleurs d’Asie, les centaines de milliers de chômeurs algériens tiennent les murs ou sont réduits à pratiquer du commerce à la sauvette.  

    Les travaux du chantier ont débuté en février dernier. Ils dureront 42 mois. 

    Hamid A.

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    Mon cher Karim,

    Comme quoi Napoléon avait raison de prevenir depuis sa prison « Laissez les chinois dormir. Sinon quand la Chine se réveillera…. »

    Citation bien reprise du reste en 1974 par Alain Peyrifite.

    Faut il craindre le réveil des Burkinabés ?

    FAUT IL DONC CRAINDRE LE REVEIL DU FASO ?

    Saboteur (Traoré Idrissa) l’entraîneur de foitball du Faso au CHAN 2018 quand il etait en Côte d’Ivoire nous en avait mis en garde. Lui il ne voyait que le foot.

    Daouda Dembelé un excellent chansonnier traditionnaliste malien (RIP ! Décédé en 2016) nous a laissé une belle chanson dédiée à la Compagnie de Transport SANS FRONTIÈRES.

    Dans cetre magnifique ode a Boukary SAWADOGO, le PDG de SF, le chansonnier conte le dur chemin des Burkinabés pour construire une entreprise panafricaine.

    Aujourd’hui qu’ils ne sont plus ouvriers mais PDG, mon cher Karim, tu ferais mieux de te réveiller toi aussi ! Il y a un temps pour tout.

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