
Source: Soir info
Par Kikié Nazaire
Selon les informations qui nous sont rapportées, il est environ 2h du matin, quand dame G.A, une femme d’affaires vivant dans l’immeuble, est tirée de sommeil par des pleurs et des supplications au bas du bâtiment. Discrètement, elle y jette un coup d’oeil. Et là, elle se rend compte que ces pleurs proviennent du gardien des lieux violenté par des hommes armés au nombre de 14.
Ces derniers qui le neutralisent, montent avec lui dans l’immeuble. Et un à un, les gangsters visitent les huit appartements composant le bâtiment, après en avoir cassé les portes. Agressant physiquement leurs victimes et volant des biens à tour de bras. Personne n’est épargné par ces individus aimant bien le langage des muscles. Après plus d’une heure d’occupation des lieux, les 14 bandits se retirent enfin de là et se taillent dans la nature.
Avec les bras, bien entendu, chargés de biens mal acquis. Après le départ des malfaiteurs, aucun des occupants des appartements attaqués, ne ferme à nouveau l’œil. Tout le monde ayant perdu le sommeil. L’immeuble est pratiquement en ébullition. Chacun raconte à l’autre ce qui s’est passé chez lui et ce qui lui a été volé.
Au final, le bilan fait état de ce que les criminels ont emporté deux appareils -photo numériques, un ordinateur, une paire de chaussure, une puce de téléphone avec des unités d’une valeur de 50 000 F Cfa, des bijoux, des parfums, des bouteilles de vin, des bouteilles de liqueur, 105 téléphones-portables et la somme de 2 378 000 F Cfa.
Dès le lever du jour, toutes les victimes sont allées porter plainte au commissariat de police du 17ème arrondissement.


La femme d’affaires qui a vu et compté 14 malfrats a t-elle pris son téléphone pour prévenir un commissariat ou une ses relations dans le domaine de la sécurité?
Eddy Koua · University of Cape Coast
C’est la dozocracie en marche. Un pays où les policiers et gendarmes sont désarmés au profit de coxers, mécaniciens et autres mécréants transformés en FRCI ne peut que produire une telle insécurité. Merci Dramane!
Le CeCOS avait mis tous ces criminels sous l’éteignoir, après des années de lutte âpre. On les a libérés et armés, pour « la démocratie ». Aujourd’hui, on peut louer une kalash à Abobo pour « aller faire un travail ». Pas mal ça, de livrer un pays à la pègre pour le pouvoir. Sont-ils inquiétés ? Non, puisque protégés par l’ONU, la Licorne et les forces spécial Burkinabè. C’est nous autres pauvres Ivoiriens traquant la circulation rare de l’argent qui trinquons !