La sixième compagnie de téléphone mobile, pourrait ne plus voir le jour en Côte d’Ivoire. Après l’octroi de sa licence qui a fait des vagues, c’est la gestion des ressources humaines de Warid Telcom qui est décriée.
Warid Telecom, considérée comme la porte d’entrée, du prince d’Abu-Dhabi en Côte d’Ivoire, semble n’avoir pas été une bonne idée. Tant, la mauvaise gestion de ses collaborateurs, a mis le projet presque à genou. Après avoir fait un trou de 10 milliards qui auraient servi de dessous de table, dans le but d’avoir des fréquences additionnelles et autres éléments techniques, la société demeure entre deux feux. La revente à un autre groupe, ou l’abandon du projet. Pour le premier choix, ESSAR group, une structure indienne implantée au Bangladesh était en bonne position. Mais c’était sans compter sur la détermination de M. Farouk Hayath (directeur général de Warid Telecom), de faire ‘’honneur’’ au prince d’Abu-Dhabi. Pour le directeur général d’origine pakistanaise, toute idée de rachat de sa structure est inopportune. A son avis, il faut lancer l’opération. Mais avec quel fond ? La question n’a pas encore trouvé de réponse. A preuve, plus d’un an après le débauchage de plusieurs cadres, du domaine de la téléphonie mobile, rien n’a été lancé. Mais l’interrogation principale demeure la provenance des salaires d’environ 180 employés.
Un blanchissent d’argent ?
Apparemment c’est tout comme. Des agents, surtout des managers qui ne courent pas les rues sont débauchés. Et régulièrement payés, malgré quelques crocs en jambe de la part de la direction générale d’Abu-Dhabi. D’où provient cet argent, alors qu’aucune opération n’est lancée ? L’entreprise ne génère aucun profit. Pour certains, ces fonds proviendraient d’Abu-Dhabi. S’il en est ainsi, il faudrait saluer l’humanisme ( ?) et le sens du partage (sic !), dont fait preuve Abu-Dhabi Group.
Mais d’autres voient en cela, un blanchissement d’argent sans nom. Avec une concurrence où tous les coups sont permis, dans le milieu de la téléphonie mobile en Côte d’Ivoire, rien ne laisse présager que Warid Telecom pourrait entrer dans ses fonds. Et cela ne fait l’ombre d’aucun doute. Certains, qui avaient la certitude qu’Abu-Dhabi Group, « ne souhaite plus investir un seul rond dans le cauchemar financier organisé par de hauts cadres ivoiriens véreux en complicité avec des escrocs d’expatriés Pakistanais », se disent convaincus de jour en jour, « de l’hypothèse de trafic de fonds » Pour sûr, les salaires sont menacés au fur et à mesure que les jours se succèdent. Or pourtant, avec la thèse de la revente de l’entreprise, les frais de dédommagements avaient été calculés. Ils oscilleraient entre 5 et 6 milliards de nos francs. Tous les observateurs se demandent bien, ce que recherche de directeur général Farouk Hayath, puisque les indicateurs de l’entreprise sont au rouge. D’ailleurs, les salaires qui traînent depuis un certain temps. Warid Telecom doit plusieurs millions à des fournisseurs. Pourra t-elle régler ces crédits ? Rien n’est sûr. Depuis, plusieurs saisies conservatoires, auraient été faites. Ses débiteurs, attendent le virement des salaires de fin janvier pour saisir les comptes de la société.
Warid bientôt devant la justice
Pendant que Warid Telecom, s’acharne à vouloir continuer ledit projet, les crédits que celle-ci doit à ses fournisseurs grimpent. Citons entre autres fournisseurs, Collina SA. Cette compagnie d’assurances a dû rompre son contrat avec Warid Telecom pour cause de factures impayées. Du coup, la direction générale à trouvé la ‘’super idée’’ de supprimer les primes d’appels téléphoniques et entériner la rupture du contrat qui la lie à la plupart de ses agents. Warid Telecom est-il un groupe sérieux ? Pensent-ils faire carrière dans ce secteur d’activités ? Sur ce point, les avis divergent. D’autres sont pessimistes. Mais certains voient en la construction de ‘’Zem-bulding’’, l’immeuble qui devrait abriter le siège de l’entreprise à quelques encablures du grand carrefour de Koumassi, une lueur d’espoir.
L’inévitable af-fron-te-ment !
Le mépris dont font l’objet les employés de Warid Telecom, méritent d’être décriés haut et fort. De source introduite, un agent de cette structure est actuellement aux soins intensifs dans une clinique privée de la place. Il a été victime d’un accident de la circulation. Sa colonne vertébrale touchée, son traitement se faisait grâce à l’assurance maladie, qui couvrait les frais à 100%. Mais sa suppression de la part de Collina SA, pour factures impayées, est la preuve palpable du mépris des responsables de ladite structure à l’égard des employés. Le personnel pour se faire entendre a décidé de prendre le taureau par les cornes. Les élections des délégués du personnel se feront dans quelques jours. Plusieurs croisent les doigts, afin que le ‘’candidat’’ de la direction générale ne l’emporte pas. Une tournure, qui relève d’une autre paire de manche. (Nous y reviendrons).
Yenon R. Assi
Le Nouveau Navire


