France: « Des zones d’ombre » autour de l’exécution confirmée de l’otage Germaneau

Du maire de Marcoussis (Essonne) au PS, les interrogations entourant l’assassinat de Michel Germaneau, commencent à poindre. La mort de l’otage français de 78 ans a été confirmée lundi matin par Nicolas Sarkozy.

Le maire socialiste de Marcoussis (Essonne), où résidait Michel Germaneau, s’est interrogé lundi sur les « zones d’ombre » entourant l’exécution de l’otage français annoncée par Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).

Nicolas Sarkozy a confirmé lundi matin la mort de l’ingénieur retraité de 78 ans sans préciser les circonstances exactes de sa disparition. Michel Germaneau avait été enlevé fin avril au Niger. Le chef de l’Etat a assuré lors d’une allocution solennelle que tous les moyens avaient été mobilisés pour tenter de libérer l’otage.

« Malgré ce qu’a dit le président de la République sur le devoir d’intervenir, il y a quand même des zones d’ombre dans cette affaire que je n’arrive pas pour ma part à élucider », a déclaré Olivier Thomas sur LCI.

« C’est terrible que ça tombe sur lui alors qu’il allait, les mains ouvertes, aider les populations sahéliennes, que ce soit lui, âgé de 78 ans, qui soit victime de cette lâcheté », a-t-il déploré.

Le maire de Marcoussis a annoncé qu’il serait reçu jeudi à Matignon par le Premier ministre, François Fillon. « Je me pose des questions, et je veux des explications », a-t-il ajouté. « Comment? Qui a décidé que la France allait participer (à un raid), alors que la vie d’un otage était en jeu? Comment cela a-t-il été géré, et comment en est-on arrivé là? », a questionné le maire de Marcoussis, ville dans laquelle réside Michel Germaneau.

Martine Aubry, premier secrétaire du Parti socialiste, a fait part de sa « profonde tristesse », mais a aussi estimé lundi que « les conditions effroyables de la détention et de l’exécution » de l’otage français, Michel Germaneau, « devront être éclaircies ».

La France a participé jeudi matin à un raid contre une base d’Aqmi au Mali dans laquelle elle pensait trouver l’otage. Sept jihadistes avaient été tués au cours de cette attaque, tandis que quatre étaient parvenus à s’enfuir, selon les Mauritaniens. Un premier bilan avait fait état de six morts.

Dimanche, le chef de l’Aqmi, Abou Moussab Abdel Wadoud, a annoncé que Michel Germaneau a été exécuté samedi 24 juillet « pour venger nos six frères tués dans la lâche opération de la France », aux côtés des forces mauritaniennes contre une unité d’Al-Qaïda. L’Elysée n’a pas confirmé cette exécution.

Un rassemblement silencieux sera organisé jeudi, à 19H00, devant la mairie de Marcoussis, a annoncé le maire. (source AFP)

France : Sarkozy condamne l’exécution de l’otage français Michel Germaneau

C’est officiel Michel Germaneau est mort. Le président Nicolas Sarkozy a confirmé la mort de l’otage français qui était annoncé depuis hier par l’organisation terroriste Al Qaïda au Maghreb(AQM).

est à travers une déclaration, parue ce lundi , que M. Sarkozy a fait part de l’exécution de ce septuagénaire français. Pour autant, le locataire de l’Elysée reste déterminer à faire face contre le terrorisme. « Plus que jamais nous sommes décidés à lutter contre le terrorisme sous toutes ses formes et à soutenir les pays qui ont le courage de combattre ce terrorisme barbare », a martelé le président Nicolas Sarkozy. « Le crime commis contre Michel Germaneau ne restera pas impuni », a ajouté le chef de l’Etat français.
L’exécution de l’otage est intervenue après un assaut contre les combattants d’ALM de l’armée mauritanienne appuyée par les français, pour tenter de libérer Michel Germaneau.
Avec Reuters

ENTRÉES COMPLÉMENTAIRES

Laisser un commentaire

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.