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CPI – Gbagbo accusé d’avoir donné « les ordres de tuer… » (Document)

 
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Laurent-Gbagbo--007

CPI – les charges détaillées enfin notifiées à Gbagbo CPI [DOCUMENT]

Annexe 1
Version publique expurgée
Document amendé de notification des charges

ICC-02/11-01/11-357-Anx1-Red 28-01-2013 1/58 CB PT

Original: français N° ICC‐02/11‐01/11
Date: 25 janvier 2013

LA CHAMBRE PRÉLIMINAIRE I

Composée comme suit :
Mmela juge Silvia Fernández de Gurmendi, juge présidente

M. le juge Hans‐Peter Kaul

Mme la juge Christine Van den Wyngaert

SITUATION EN RÉPUBLIQUE DE CÔTE D’IVOIRE AFFAIRE

LE PROCUREUR c. LAURENT GBAGBO

Version publique expurgée

Document amendé de notification des charges

Source: Bureau du Procureur

A. Introduction

1. La présente affaire porte sur la responsabilité pénale de Laurent GBAGBO pour avoir élaboré et mis en œuvre une politique visant à le maintenir au pouvoir par tous les moyens, en qualité de Président de la Côte d’Ivoire, notamment au travers d’attaques soutenues, minutieusement planifiées, meurtrières, généralisées et systématiques, lancées contre les civils qui s’opposaient à lui. GBAGBO était le fer de lance de cette politique et au coeur d’un groupe de personnes chargées d’y donner suite. De la période antérieure à novembre 2010 à son arrestation le 11 avril 2011, GBAGBO a conçu cette politique et a planifié, organisé, ordonné, encouragé, autorisé et permis diverses mesures et actions précises dans le cadre de sa mise en œuvre. En particulier, il s’est servi de l’appareil de l’État ivoirien, y compris les Forces de défense et de sécurité, renforcées par les Jeunes Miliciens et des mercenaires (les «forces pro‐GBAGBO»), pour la mettre en œuvre. Il a régulièrement rencontré ses commandants pour orchestrer l’exécution de cette politique et a ordonné aux forces pro‐GBAGBO de mener des attaques contre des manifestants civils. Étant donné que ces offensives soutenues contre des civils s’inscrivaient dans le cadre des instructions qu’il a données et de la politique qu’il a menée, il s’est bien gardé par la suite de les dénoncer ou de demander une enquête et d’en punir les auteurs. Des centaines de ses opposants civils ont été attaqués, tués, blessés ou victimes de viols dans le cadre de cette politique. GBAGBO est responsable des crimes qui lui sont reprochés dans le présent document en tant que coauteur indirect, ainsi qu’il est prévu à l’article 25‐3‐a du Statut de Rome.

B. L’ACCUSÉ

2. Laurent GBAGBO est né le 31 mai 1945 à Mama, un village de la sous‐préfecture d’Ouragahio situé dans le département de Gagnoa, en Côte d’Ivoire. Il est de nationalité ivoirienne et membre de la tribu des Bété. GBAGBO est catholique et a deux épouses: il est marié légalement à Simone GBAGBO et traditionnellement à Nadiana BAMBA. Il est devenu Président de la Côte d’Ivoire en octobre 2000.

C. EXPOSÉ DES FAITS

3. En 2002, un coup d’État manqué a entraîné la fragmentation des forces armées ivoiriennes et s’est terminé par une division de la Côte d’Ivoire en une zone sud tenue par le Gouvernement et une zone nord contrôlée par les rebelles. En 2007, un gouvernement de coalition a été établi et le processus de paix qui avait été entamé, a abouti à l’élection présidentielle de 2010, la première depuis octobre 2000. La communauté internationale a déployé des efforts considérables afin d’aider les autorités ivoiriennes à garantir un processus électoral impartial et équitable.

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4. GBAGBO était déterminé à rester au pouvoir. Quelque temps avant l’élection de 2010, aidé par des membres de son entourage immédiat, parmi lesquels Simone GBAGBO et Charles BLÉ GOUDÉ, il a adopté une politique visant à attaquer son rival politique Alassane Dramane OUATTARA (OUATTARA) ainsi que des membres du cercle politique de celui‐ci et des civils considérés comme ses partisans, dans le but de conserver le pouvoir par tous les moyens y compris la force létale (la « Politique »). La Politique a été mise en œuvre par les forces pro‐GBAGBO, lesquelles, sous l’autorité et le contrôle conjointement exercés par celui‐ci et son entourage immédiat, ont perpétré des attaques systématiques et généralisées contre des civils, et notamment les crimes reprochés dans le présent document.

5. Avant l’élection, GBAGBO a pris des dispositions dans la poursuite de la Politique pour faire en sorte de se maintenir au pouvoir en cas de défaite électorale. Il a consolidé son autorité absolue ainsi que le contrôle qu’il exerçait sur les Forces de défense et de sécurité ivoiriennes (FDS). Celles‐ci étaient constituées de cinq composantes principales qui ont pris part à la commission des crimes :

les forces armées (FANCI),
la gendarmerie,
la garde républicaine (GR),
le Centre de commandement des opérations de sécurité (CeCOS)
et la police.

Elles étaient commandées par des personnes fidèles à GBAGBO. Lors de la crise postélectorale, sur ordre de GBAGBO, leurs opérations ont été coordonnées par le chef de l’état‐major des forces armées, le général Philippe MANGOU auquel DOGBO BLÉ a succédé après le 31 mars 2011. GBAGBO a, en outre, renforcé les FDS, en recrutant systématiquement des Jeunes Miliciens et des mercenaires, qu’il a intégrés dans la chaîne de commandement des FDS. Ce dernier, s’est également assuré que les forces qui lui étaient restées loyales étaient entraînées, financées et armées convenablement.

6. Le premier tour de l’élection présidentielle a eu lieu le 31 octobre 2010. Les favoris étaient GBAGBO, pour la Majorité présidentielle (LMP), une alliance entre son Front populaire ivoirien (FPI) et d’autres partis politiques, et OUATTARA, pour le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP). Le RHDP est une alliance formée par le Rassemblement des républicains (RDR) – dirigé par OUATTARA –, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) et d’autres partis politiques. Dès ce moment là, les forces de l’ordre se sont adonnées à des violences.

7. Le second tour de l’élection présidentielle a commencé le 28 novembre 2010 et le scrutin a été clôturé le 1er décembre 2010. Le 2 décembre, le Président de la Commission électorale indépendante (CEI) a annoncé les résultats provisoires et déclaré que OUATTARA avait remporté 54,1 % des voix et GBAGBO 45,9 %. Le 3 décembre, le Président du Conseil constitutionnel, un allié de GBAGBO, a invalidé la décision de la CEI et annoncé la victoire de celui‐ci. Les deux candidats se sont proclamés simultanément Président de la Côte d’Ivoire. Cependant, le 3 décembre, le Conseil constitutionnel a fait prêter serment à GBAGBO pour un nouveau mandat présidentiel. Peu après, OUATTARA prêtait (…)

Consultez la suite du document sur ce lien

(…)

9 commentaires

  1. galoy dit :

    même dans vos mensonges, il y a des vérités vous ne pouvez pas occulter : » Le 2
    décembre, le Président de la Commission
    électorale indépendante (CEI) a annoncé les
    résultats provisoires et déclaré que OUATTARA
    avait remporté 54,1 % des voix et GBAGBO
    45,9 %. Le 3 décembre, le Président du Conseil
    constitutionnel, un allié de GBAGBO , a invalidé
    la décision de la CEI et annoncé la victoire de
    celui?ci. » Or donc la CEI donne des resultats provisoires….

  2. Kryptos dit :

    C’est tres bien. On attend les details des reunions de Ouattara avec son commandement superieur. Quartier carrefour, Yopougon, Abobo…les FRCI ont aussi commis des crimes.

  3. Gougnon dit :

    Houla ça commence à faire chaud. Huuuuuuuum.

  4. Les évidences maintiennent et font vivre l'ignorance dit :

    J’aime cette petite partie « Le 2 décembre, le Président de la Commission électorale indépendante (CEI) a annoncé les résultats provisoires et déclaré que OUATTARA avait remporté 54,1 % des voix et GBAGBO 45,9 %. Le 3 décembre, le Président du Conseil constitutionnel, un allié de GBAGBO, a invalidé la décision de la CEI et annoncé la victoire de celui?ci. »
    Surtout où le papier précise : »un allié de GBAGBO ».
    Ils font tellement bien de préciser ça car le Président de la CEI, n’était pas un allié de Ouatara et n’avait pas commis l’indécence d’aller proclamer ses résultats PRO VI SOIRES au QG de Ouattara qui, je le précise bien encore, n’était son allié.
    Kiakiakiakiakiakiakiakiakiakiakia…… c’est troooop douuuuuux!

  5. Gougnon dit :

    Nous sommes dans l’histoire de l’œuf qui voulait se faire aussi gros qu’un bœuf. Quand tu n’es rien, tu n’as rien et que les décideurs de ce monde te donnent des conseils, tu dois faire attention. La com Inter est un grosse machine, elle est lourde à démarrer, mais une fois lancée, son turbo la propulse tellement vite qu’elle écrase l’œuf fragile qui croyait qu’il était devenu un bœuf.

  6. La Blague dit :

    « La Politique » vs « Le Rattrapage par la Rébellion » deux façons similaires et violentes pour diriger un état et consolider les acquis de son clan. Au pied du mur, quand on est acculé, la dissonance cognitive tend à prendre le dessus dans les deux cas. Enrober ses convictions profondes avec le moelleux du chocolat pour mieux le faire gober aux autres, et aussi à soi pour ne pas rompre le fil. Ceci est la phase 1 du procès des belliqeux adversaires politiques ivoiriens, espérons que le second ne soit pas post mortem.

  7. Pagnol Suza dit :

    Du n’importe quoi cette CPI!!! Vous appelez justice internationale?? Mensonges grossières et grotesques!!! En cas de litige électorale dans les autres pays, que se passe-t-il?? Envoie-t-on des forces militaires occidentales coalisées pour bombarder l’un des protagonistes?? Aux Etats Unies, en Haiti… il y a eu des solutions de recomptage des voix!!! Récemment en France, ceux-là mêmes qui ont décidé de bombarder la CIV, je parle de L’UMP quand Copé et Fillon revendiquaient chacun la victoire!! a t-on bombardé le siège de l’UMP?? La vérité finie toujours par rattraper le mensonge!! Qui a introduit les armes dans le jeu politique ivoirien?? Qui a massacré et éventré les femmes enceintes et plus de 1500 guérés à l’ouest de la CIV?? Arrêtez l’instrumentalisation de la justice à des fins politiciennes, en le faisant vous n’aidez pas la CIV a retrouver le chemin de la stabilité et de la paix!! Ouattara et son clan sont des saints, des doux comme un agneau!! Mon œil quelle honte pour une juridiction qui se veut sérieuse???

  8. vergos vespucci dit :

    Les gens sont trop pressés. Gbagbo reviendra sous pression militaire des forces libération ivoiriennes. Nous, on s’en fout de la Cpi. Il arrive le temps où ils vont se mettre à genou pour dire, on vous rend votre Gbagbo.

    Nous y préparons activement. ça va être grandiose, le feu d’artifice que nous préparons pour l’apothéose. Les gens sont trop pressés pour rien.

    les dommages que nous allons leur infliger sera à la hauteur de leur forfait et de leur imposture.

    Juste un peu de patience…. Le déluge ne va pas tarder à arriver.

    Ils nous demanderont de laisser la vie sauve aux prisonniers contre la libération de Gbagbo. Et nous leur repondrons: foutaise.

    si vis libertas para bellum…..

  9. BEN COUL dit :

    Après lecture de ce « document », on aurait dû redéfinir l’acronyme C P I comme COUR de PLAISANTERIE INTERNATIONALE.

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