
Par Docteur Doumbia Major
Quand un gouvernement demande un sacrifice salarial aux fonctionnaires, il doit lui-même donner l’exemple, tout en évitant de cautionner que parallèlement, un ministre outrancier de ce même gouvernement, ne traite de cancres les fonctionnaires qui acceptent de survivre avec les salaires de misère, car les sacrifices ne sont pas faits pour une seule catégorie de citoyens !
Dans notre pays [Côte-d'Ivoire] le salaire des fonctionnaires est pratiquement le même que celui des fonctionnaires burkinabés qui vivent pourtant dans un pays dont le niveau de vie est inférieur à celui de la Côte-d’Ivoire.
Le paradoxe c’est qu’on remarque que dans le même temps le salaire des ministres et dirigeants politiques ivoiriens est supérieur à celui des ministres de nombreux pays de l’Union Européenne, qui ont pourtant un niveau de vie [en moyenne] 8 fois supérieur à celui de la Côte-d’ivoire !
Le Président de la Côte-d’ivoire [Alassane Ouattara] a un budget personnel supérieur à celui du président de la France, qui pourtant est un pays auprès duquel la Côte d’Ivoire sollicite des dettes. Le budget de l’Elysée est de 103 millions d’euros, soit 67 Milliard de franc CFA alors que celui du président ivoirien a été annoncé à 300 milliards sans démenti, ce qui équivaut à près de 10% du budget national du pays.
Le ministre ivoirien de la fonction publique prétend se plier aux directives de l’UEMOA pour ne plus organiser de concours de recrutement de la fonction publique, alors qu’en réalité des recrutements parallèles à relent tribaux se font, dans le silence complice des autorités politiques.
Le ministre en question évoque pour cela des directives UEMOA, en demandant aux ivoiriens de se plier aux exigences qui s’imposent aux autres citoyens de la sous région, en oubliant de demander au gouvernement dont il fait partie, de mettre le salaire des ministres ivoiriens en conformité avec ceux de leurs homologues de l’UEMOA.
Dans notre pays les politiques prétendent aimer le peuple mais ils sont indifférents et ils méprisent sa misère.
Au peuple qui croupit sous la souffrance, on demande des sacrifices qu’on est pas soi-même prêts à consentir !
Avec ce genre de comportements, on se dit être des hommes d’Etat, alors qu’on accepte de vivre dans l’opulence en s’offrant des privilèges et traitement démesurés, pendant qu’on est entouré d’un océan de misérables auxquels on est indifférent !
Quels drôles de serviteurs du peuple !
Par Docteur Doumbia Major


Je ne veux pas rentrer dans le fétichisme des chiffres quand bien-même le caractère nébuleux du budget de la présidence peut amener à se poser des questions. Rappelons-nous que l’actuel locataire du Palais avait critiqué cela à pleine gorge en son temps. On s’en souvient tous!
Ceci dit, je vais être en phase avec une seule assertion. Quand on veut que les fonctionnaires et autres travailleurs se serrent la ceinture, il faut que l’état lui-même réduise son train de vie. Cela s’applique aussi bien aux ministres qui sont de facto les visages de ce gouvernement.
Bien sûr, on entendra des lamentations du genre « le régime défunt d’hier a fait cela. » Mais, je dis NON ! Nous ne devons pas répéter les erreurs du passé. Sinon, à quoi bon changer de régime ? Question de bon sens !
Rappelons-nous encore. Le régime d’hier avait dit que le régime d’avant-hier avait fait cela ? Ou en sont-ils arrives avec le pays ? Cela doit servir de leçons au régime actuel. Évitons pour la CIV d’être une terre du perpétuel recommencement dans le mal ! Car cela s’appellera malédiction !
300 milliards de budget alors qu’on va mendier devant Dreyfus Commodities pour planter le riz au nord, un projet qui ne coûte que 30 milliards de FCFA. Est-ce que la CIV est à 30 milliards près?? Où sont passés les milliards qui pleuvent sur la CIV??? Pauvres presidents africains, on pense toujours que le developpement doit venir d’ailleurs!! On fait toujours la politique de la main tendue au lieu d’aller vers un developpement autonome!!