Publicité

Gouvernement-Syndicat jusqu’où ira le rapport de force

 
Publicité

raymondekoudou

L’Inter

Publicité

De la négociation à l’usage de la force ! C’est l’option prise par le gouvernement ivoirien pour réagir face à la grève dans le secteur de l’éducation/formation. Un arrêt de travail déclenché le lundi dernier et qui a pris une autre tournure avec l’arrestation de certains syndicalistes. Il fallait d’ailleurs s’y attendre, car les couleurs avaient été annoncées lors du Conseil des ministres du 04 janvier dernier. Au terme de cette rencontre, le gouvernement avait arrêté la décision de prendre des mesures appropriées devant le non-respect de certaines dispositions en matière de grève. La suite, on la connaît. Des dizaines d’enseignants ont été mis aux arrêts et croupissent depuis quelques jours dans des prisons. Cette méthode qui s’apparente à de l’intimidation utilisée par le gouvernement, sera-t-elle payante ? Les enseignants auront-ils le dessus dans ce bras de fer engagé avec le gouvernement ? C’est pour l’instant la grande inconnue. En passant à l’usage de la force, le gouvernement veut profiter du manque de cohésion au sein des différents syndicats du secteur de l’éducation/formation. Car des formations syndicales telles que la Coordination des Enseignants du second degré de Côte d’Ivoire(CESCI) et le Syndicat national des enseignants du second degré de Côte d’Ivoire (SYNESCI) se sont désolidarisés de la grève. Cette faille, perçue comme une aubaine, serait à l’avantage du gouvernement qui veut en profiter pour frapper fort afin d’éviter que le mouvement de grève ne étende à l’ensemble des écoles sur le territoire national. Le comité de médiation composé de religieux, de chefs coutumiers et de parents d’élèves, a appelé les grévistes à la reprise. Un appel qui, pris dans un sens, pourrait ternir l’image des syndicalistes s’ils ne renoncent pas à la grève pour privilégier les discussions. Mais l’effet contraire pourrait se produire. Car, il est possible que d’autres formations syndicales comme celles de la Fonction publique, par effet de contagion, décident d’aller porter secours aux enseignants, surtout que toutes les corporations luttent pour la même cause qui est à l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. Ce dénominateur commun est de nature à faire naître chez tous les syndicats, un esprit de solidarité. Dans un tel cas de figure, le risque d’une paralysie généralisée n’est pas à écarter. Attention à un marasme de l’administration publique !

6 commentaires

  1. Peace101 dit :

    A qui profite ce rapport de force ? Les calculs du gouvernement sont myopes et ne sont valables, s’ils aboutissent, que dans le court-terme. La raison : Bien d’autres corps sont, je dirai en « alerte », pour ce qui concerne leurs revendications. Et croyez-moi, elles en ont toutes. Ceci dit, dans les cas les plus optimistes, même si le gouvernement emporte ce rapport aujourd’hui ce ne serait qu’une manche dans la longue bataille qui va suivre. En effet, comme souligné, le « dénominateur commun » qu’est l’amélioration des conditions de travail ne fera que raffermir les liens entre les différents corps et syndicats. Et avec, les pluies de milliards de pardon de dettes ces syndicats ne pourront être que de plus en plus vocaux.

    Solution : Commençons par surseoir à toutes les menaces et reprenons les discussions. Tous (gouvernement et syndicats) en bénéficieront. Sans cela, le pouvoir actuel aura a gouverné dans l’ombre des grèves jusqu’à la fin de son premier mandat, et il y’a même des risques que cela se transfère dans les urnes en ce moment.

    En quoi cela peut-il être bon ou dans l’intérêt du régime actuel ? Moi, je ne le pense pas, mais comme d’habitude les « bramôgô » au pouvoir actuellement pensent autrement. Alors, on ne peut que leur dire : Allez-y et on verra! A bon entendeur !

  2. aristix1 dit :

    Ah! voila enfin un sujet sur lequel je partage ton analyse.

  3. aristix1 dit :

    Je crois que syndicats et gouvernement finiront par s’entendre. Les deux camps sont juste en train de se jauger.Le gouvernement veut voir la capacite de mobilisation de ceux qui vont en greve.Il en tirera les lecons pour l’avenir.

    La greve des enseignants est sans precedent;le primaire et le secondaire se sont donnEs les mains.Ces deux secteurs regroupe facilement plus de 80% DU SECTEUR EDUCATIF.

    Partant de LA, si le gouvernement arrive A casser cette greve, il aura reussi quelque chose d’historique.Ce serait comme terrasser un dragon.Les enseignants ont aussi conscience que si cette greve au rapport de force sans precedent dans l’education capote, plus aucune autre revendication ne marchera.

    Quand on a terrassE un dragon, ce ne sont plus les vers de terre qui vont poser un probleme.Les enseignants ont aussi interet a avoir de bon resultat.Il y va de leur credibiltE future face au gouvernement.

  4. aristix1 dit :

    Au derniere nouvelle, la greve est largement suivie.La CESCI dont parle l’article est un syndiat marginal desormais:il s’est decredibilisE. Le synesci est en pleine crise. La base a desavouE le Bureau executi national de SAIKA TRAORE. Une convergence s’est mise en place pour porter les aspiration de la base qui est de rejoindre le mouvement de greve initiE par l’I.S.E.F.

    c’est ce qui se passe en ce moment.

    Suivez ce lien: http://isef.ivoire-blog.com

  5. Gougnon dit :

    Les hiboux sont tout heureux de voir un clash entre le gouvernement et les syndicats. Mais il n’en sera rien.
    Le corps médical reprend le travail et Ducan reçoit le collectif de cette corporation le mardi prochain à 18H. Pour les enseignants, il n’y a pas de doute, les choses s’arrangeront.

  6. aristix1 dit :

    Certains se prennent pour le TOUT PUISSANT au point de pretendre connaitre ce que ressentent les autres.

Tous droits réservés © 2007-2013 Connectionivoirienne.net · · Designed by Timmermans & Gbansé
Powered by VPS Ozirix-Hosting.nl