
« Libérez Laurent Gbagbo »: c’est l’appel lancé par des manifestants ivoiriens lundi 18 juin par un temps pas toujours clément (violentes pluies, vent, nuageux) au centre-ville de La Haye, aux Pays-Bas, où siège la Cour pénale internationale. C’est là-bas qu’est détenu, depuis novembre 2011, l’ancien président ivoirien. L’audience de confirmation des charges retenues contre Laurent Gbagbo aurait dû avoir lieu hier 18 juin. Elle était destinée à déterminer si les preuves rassemblées par l’accusation sont assez solides pour la tenue d’un procès. Elle a finalement été reportée au 13 août prochain, mais les manifestants venus principalement de Paris (France), de Belgique, du Danemark, d’Allemagne, de Suède, de la Grande-Bretagne, d’Espagne et aussi des États-Unis et du Canada, ont tenu à se réunir pour protester contre la procédure ouverte par la CPI, avec ce message : « les vrais coupables sont en Côte d’Ivoire ». Pour eux, les espoirs sont permis avec l’arrivée du nouveau procureur de la CPI, Fatou Bensouda. Les manifestants estimés à un millier par la police, à plus de 6000 par les organisateurs, ont promis revenir le 13 août prochain, en plus grand nombre.
Avec RFI
Photo: Dr.


