
Par Mamadou Koulibaly Président de LIDER
LORSQUE le Dr Alassane Dramane Ouattara et son gouvernement parlent, ils minimisent les problèmes quotidiens et institutionnels des populations ivoiriennes et maximisent les illusions qu’ils essayent de leur fourguer. Le président est connu pour cela, lui qui avait promis que dès son arrivée au pouvoir, la vie des Ivoiriens changerait en bien et qui, aujourd’hui, depuis son palais, se borne à promettre une prétendue émergence de la Côte d’Ivoire à l’horizon de 2020, sans que l’on ne voit les politiques qui vont y conduire. L’expression est, semble-t-il, consacrée et reprise par ses commentateurs d’ici et d’ailleurs. Malgré toutes ses promesses d’aujourd’hui comme celles d’hier, une question revient tout le temps et partout : Pourquoi la vie est-elle devenue si dure sous Ouattara, alors qu’il nous avait promis le bonheur ?
Les partisans du Dr Ouattara ne semblent pas eux-mêmes savoir que leur mentor leur vend du vent, eux qui se transforment en thuriféraires prêts pour la défense de son plan national de développement. On ne peut pas leur en vouloir. Mais il faut leur donner les instruments d’une meilleure compréhension du travail de leur président, pour que nous discutions avec eux sans injures, sans anathèmes et sans toutes ces choses et tous ces mots qui peuvent gâcher le fond des argumentaires. C’est à cet exercice qu’ils sont invités ici.
En outre, il faut aussi leur donner les moyens de compréhension du plan de Ouattara, le PADO2, après le premier PADO présenté alors que l’actuel président de la République était Premier ministre du Président Houphouët-Boigny au début des années 1990. Lisons PADO2 comme « Plan Alassane Dramane Ouattara n°2″.
D’abord, il s’agit d’un document théorique de planification du développement de la Côte d’Ivoire sur les quatre années 2012-2015. Ouattara essaye de faire de la théorie prospective pour montrer que dans ces quatre années, il fera triompher la Côte d’Ivoire. La théorie qu’il adopte est celle du « Triomphe de l’éléphant », du nom du scénario qu’il a choisi parmi plusieurs possibles et qu’il compte suivre. Que dit la théorie du ‘’Triomphe de l’éléphant’’ ?
Elle dit que sur les quatre années de son plan, le Dr Ouattara pense que la CI va se développer si lui arrive à y investir un total de près de 11.100 milliards environ de francs CFA. Et selon sa vue, chaque année, à partir de 2012, l’investissement devrait augmenter sans cesse jusqu’à atteindre ce niveau. Le Triomphe de l’éléphant, c’est d’abord de l’investissement à faire massivement dans le pays sans considération pour les conditions institutionnelles, politiques et sociales.
Ainsi se présente son plan théorique d’investissement en milliards de FCFA.
Année 2012 2013 2014 2015 Total
Investissements prévus 1521 2263 3130 4162 11.076
Apport de l’Etat 676 1000 1291 1612 4579
Apport du secteur privé 845 1263 1839 2550 6497
Ce sont ces volumes d’investissement qui sont théoriquement programmés dans le PADO2.
Les partisans du Dr Ouattara doivent savoir que cette théorie est d’autant plus fausse que rien qu’au commencement, en 2012, le président n’a pas pu collecter plus de 20% des sommes prévues. Mais il se contente de rassurer que cette situation constitue une bonne nouvelle pour nous. Et nous devons y croire. Dans des domaines prioritaires du PADO2, comme par exemple l’énergie, la mobilisation des fonds promis n’a même pas dépassée les 7%. Lorsque les choses commencent ainsi, il faut une bonne dose d’optimisme au-delà du maximum rationnel, pour croire que tout ira bien par la suite.
Ensuite, il faut savoir que cette théorie est insoutenable parce que dans sa démarche, tous les secteurs de l’économie sont décrétés comme étant prioritaires. On cite pêle-mêle les infrastructures et le transport comme prioritaires avec les plus grosses dépenses prévues, mais l’agriculture, l’industrie, les hydrocarbures, les mines, l’énergie sont elles aussi classées comme prioritaires. Et on dit aussi que l’éducation, la santé, l’habitat sont eux aussi prioritaires. Lorsque dans une théorie de la prospective, tous les secteurs deviennent prioritaires, il faut croire qu’il n’y a en réalité aucune priorité. On bricole dans le PADO2 contenu dans le PND.
Enfin, signalons quand même que les hypothèses sur lesquelles le Dr Ouattara construit sa théorie du PADO2 sont vraiment héroïques, malgré la faible mobilisation des ressources pour l’année 2012 achevée maintenant. La plus illusoire des hypothèses, celle qui doit semer le plus de doutes chez les défenseurs du PADO2, c’est que Ouattara espère réaliser des projets d’investissement de longue durée avec des financements qui ne sont disponibles que pour la courte période. Les ressources internes qu’il entend mobiliser par les moyens de l’Etat, dans le système financier actuel, sont des financements courts, des emprunts publics locaux ou du crédit à l’économie de notre système bancaire. Il faudrait être un bon prestidigitateur pour réussir ce tour de passe-passe : réaliser des projets rentables sur dix ans avec des crédits disponibles sur trois ans. Soit on accumule des arriérés des paiements, auquel cas les banquiers qui financent renoncent, les chantiers restent bloqués en cours de route et vous êtes poursuivi ; soit c’est du bluff. Dans ce dernier cas, aucun banquier ne suivra le projet à moins qu’il n’accepte d’augmenter dangereusement son portefeuille d’actifs pourris et compromis.
L’autre hypothèse de l’approche du PADO2, c’est que le Dr Ouattara pense obtenir ces énormes financements du secteur privé international, local et des bailleurs de fond de l’Union européenne, de la Banque mondiale et des autres partenaires qui acceptent théoriquement de le soutenir à des conditions concessionnelles, sans procéder à des passations transparentes de marchés. En effet, dans la tradition du Dr Ouattara, aussi bien hier avec le PADO1 dans les années 90 qu’aujourd’hui avec le PADO2, le défaut de transparence dans les engagements de l’Etat sur les contrats de concession dans le cadre de son partenariat avec le secteur privé est une marque de qualité. Or les règles communément acceptées par la communauté financière internationale sont la transparence dans les passations de marchés, les appels d’offres ouverts et inclusifs, les prix concurrentiels et non les prix de monopole et les contrats de gré à gré opaques. Le gros risque que court le PADO2 est que très rapidement, les partenaires qui à Paris ont fait, ce mois de décembre 2012, des propositions de financement ne se rendent compte que le système de Ouattara est corrompu, que les marchés sont passés dans l’opacité, qu’il n’y a aucune concurrence et que les incertitudes sur l’avenir ne sont pas probabilisables. Ils se rendront compte que le Dr Ouattara gouverne dans un univers chaotique dans lequel il n’y a pour règle que la loi de celui qui peut utiliser la machine de l’Etat pour se présenter comme le plus fort du moment et écraser tout sur son passage.
Et lorsqu’ils le découvriront, leurs engagements effectifs pourraient ne pas être à la hauteur de leurs promesses théoriques. Ils vont s’ajuster et renonceront à risquer leurs fonds dans le Triomphe de l’éléphant, qui leur apparaitra comme un triomphe à la Pyrrhus.
On devrait signaler aussi que pour un plan de développement, il n’y a aucun chiffrage précis des projets sectoriels annoncés dans le PADO2. Il n’y a aucune étude sérieuse des aspects techniques, financiers et économique des dépenses d’investissement annoncées. Il n’y a qu’un chapelet de projets qui se suivent avec des montants globaux, comme les enfants, et même certains adultes le font pour leurs cadeaux de fin d’année. « Père Noël, je veux une poupée et un ordinateur pour moi et un vélo pour mon frère ». Et puis le soir de Noël, Santa Claus passe et comble les rêves.
Les incohérences du PADO2 vont même plus loin et considèrent dans leur projection de croissance théorique que les institutions fonctionnent bien ; que la paix est retrouvée ; que la sécurité est établie; que la réconciliation est acquise ; que la justice est fonctionnelle, efficace et guérie de toutes ses maladies ; que le racket des FRCI est supprimé ; que les surfacturations de projets sont dépassées etc. Nous sommes simplement priés de le croire. Mais si les supporters de Ouattara croient en toute cette théorie de la paix et de la cohésion nationale, les partenaires internationaux dont les financements sont sollicités ont du mal à y croire, malgré toutes les campagnes de communication et de séduction à leur endroit. Ils ont le sentiment que le PADO2 ne rompt pas avec les élections truquées, avec la mascarade de désarmement et avec les incompétences politiques notoires qu’ils observent ici et là.
Pour terminer, signalons tout de même qu’alors que la Côte d’Ivoire reste encore un pays essentiellement agricole et que le majorité des pauvres de notre pays vit dans le milieu rural et travaille directement la terre. Le PADO2 considère que la croissance économique doit être plus encouragée dans les secteurs secondaires et tertiaires, qui vont avoir des taux évoluant entre 11% et 14% par an, alors que l’agriculture ne pourra croître qu’entre des taux dérisoires de 0,9% en 2012 à des taux maximum de 6% environ en 2014. Pour le PADO2, le moteur de la croissance économique sera le tertiaire et le secondaire. Toutefois, le PADO2 ne nous explique pas comment faire pour obtenir la croissance dans ces deux secteurs si, entre-temps, le secteur primaire croît peu dans un pays où l’industrie et le commerce dépendent fortement et de façon décisive de l’agriculture, de l’agro industrie, du transport des produits agricoles et du financement du crédit agricole. Comment fera-t-on ?
Les incertitudes du PADO2 s’étendent dans le domaine de la gestion de la dette, de la monnaie et des finances internationales. Pour ne pas être plus long, il faut reconnaitre qu’après l’obtention du PPTE, qui est le fruit d’un effort collectif des Ivoiriens et non celui du génie du président de la République, notre pays reste devoir à nos créanciers près de 6.500 milliards de FCFA dont 4.000 pour les créanciers étrangers et 2.500 environ pour la dette intérieure.
Il faut savoir que déjà pour 2012, le PADO2 n’a pas été capable de rembourser cette dette, que nous terminons l’année avec des arriérés de près de 550 milliards et que notre dette totale nominale est à environ 50% de notre Produit Intérieur Brut (PIB). Notre dette est équivalente à la moitié de la richesse produite par notre pays. Comment faire pour triompher dans ces conditions, si le gouvernement est incapable de cultiver la confiance en son sein et la confiance entre lui et les opérateurs économiques et les populations ?
Cela signifie que pour cette fin d’année, le PADO2 doit encore énormément d’argent à des opérateurs économiques nationaux et étrangers et que le non paiement de nos dettes rend illusoires les investissements attendus. D’ailleurs, pour la petite histoire, au moment où nous célébrons les promesses de prêts de près de 1.500 milliards obtenues à Paris, il nous faut nous préparer à rembourser bien concrètement plus de 800 milliards de la dette interne et près de 200 milliards de la dette externe : c’est un total de 1.000 milliards. Cela n’est-il pas une bonne nouvelle pour la fin de l’année?
Oh! Comme la vie est dure sous le régime Ouattara, et pourtant ils veulent nous faire croire le contraire en nous intimidant, en nous bastonnant, en nous emprisonnant, en nous accusant de toutes sortes de crimes odieux. Mais rien ne nous détournera de l’observation minutieuse et de la critique méthodique des bricolages de ce gouvernement. Et à LIDER, en lieu et place des milliards illusoires, nous proposons des réformes institutionnelles, en priorité dans le domaine agricole et foncier, qui rendront les populations capables de réellement construire elles-mêmes leur bonheur. La liberté et la propriété privée des terres d’abord! Au lieu de l’économie d’endettement de Ouattara, nous proposons l’économie de libre marché.
Lu dans L’Intelligent d’Abidjan | 14 décembre 2012


Merci Pr, pour ce regard critique. Nous espérons pour vous que Ouattara ne réussira pas dans ses projets. Dans le cas contraire, nous aviserons. Dans tous les cas, il lui reste au plus 8 ans sur la scène politique. Après, ça sera à vous de vous faire une place au soleil. Je me rappelle d’un certain Laurent Gbagbo pourfendant un certain Boigny dans les années 1980-1990. 20 ans plus tard, il n’avait d’autre choix que de se réclamer de ce dernier. Que Dieu vous donne longue vie sur terre pour que dans 20 ans (Ouattara aura fini son ou ses mandat(s)), vous soyez une alternative crédible. Continuez dans cette voie. Vous aurez peut-être votre mot à dire. Qui sait?
Et pourtant de la façon la plus humble et courtoise, le professeur MAMADOU KOULIBALY prévenait déjà :
« Les partisans du Dr Ouattara ne semblent pas eux-mêmes savoir que leur mentor leur vend du vent, eux qui se transforment en thuriféraires prêts pour la défense de son plan national de développement. On ne peut pas leur en vouloir. Mais il faut leur donner les instruments d’une meilleure compréhension du travail de leur président, pour que nous discutions avec eux sans injures, sans anathèmes et sans toutes ces choses et tous ces mots qui peuvent gâcher le fond des argumentaires. C’est à cet exercice qu’ils sont invités ici. »
UN TONNEAU VIDE FAIT TROP DE BRUITS
Bruneau
Une bande de rebelles ont depuis plus de 10 ans empêché Gbagbo d’utiliser les immenses ressources d’une partie du pays pour son programme de gouvernement. Cet acte prémédité a entraîné le gel des programmes de financement des partenaires extérieurs et c’etais justement le but recherche de cette rébellion parrainée par Dramane le génocidaire des ivoiriens. Ado qui se vente d’être puissant et d’avoir des carnets d’adresse n’est même pas capable de payer les primes des enseignants la ou Gbagbo malgré la situation du pays a augmentée les salaires des professeurs d’université qui de 800 000 F pour certains sont passes a 2 000 000 F. : Dramane? un tonneau vide qui fait trop de bruits
Au lieu de gaspiller 110 millibars pour la rénovation de l’université qui en réalité n’est que de revêtir les bâtiments de couches de peintures et arroser les gazons, il aurais été préférables d’augmenter le parc automobile de la SOTRA pour permettre aux ivoiriens de se déplacer rapidement au lieu d’attendre 2 à 3 heures pour avoir une place dans un bus de la SOTRA dont la plupart sont des cercueils roulants.
Normale, Dramane et ses Ministres qui roulent dans des véhicules luxueuse et qui gaspillent l’argent de l’Etat en offrant des cadeaux fous à leurs maîtresses n’ont pas le temps et ne peuvent pas comprendre ce que cela signifie d’attendre le bus pendant 2 heures, de prendre place dans un bus bondée et de suffoquer avant d’arriver a destination
Sacré MK. Il revient à la charge cette fois de façon plus étayée. La présentation est concise et claire avec chiffres à l’appui. On attend ses contradicteurs, en l’occurrence le gouvernement et le porte-parole du RDR, avec chiffres aussi. MK invite à un débat de fond sur le programme du pouvoir actuel. Verra ou verra pas?
Peace101, tu me désoles là. « La présentation est concise et claire avec chiffres à l’appui ». De quels chiffres tu parles ? MK te dit ceci par exemple: « Les partisans du Dr Ouattara doivent savoir que cette théorie est d’autant plus fausse que rien qu’au commencement, en 2012, le président n’a pas pu collecter plus de 20% des sommes prévues. » 20% ne donne aucune précision. C’est simple qui dois-je croire quand déjà en Octobre 2012 la DIRECTION GENERALE DES IMPOTS exprimait son satisfecit d’avoir dépassé ses prévisions pour l’année 2012 en termes de recettes. Même GHISLAIN BOMINI qui dit être indigent sur les questions économiques, sait au moins que quand on dit Budget de 3000 milliards, cela ne signifie pas que l’argent est là, mais plutôt que l’Etat avec ses concitoyens s’emploier
Peace101, tu me désoles là. « La présentation est concise et claire avec chiffres à l’appui ». De quels chiffres tu parles ? MK te dit ceci par exemple: « Les partisans du Dr Ouattara doivent savoir que cette théorie est d’autant plus fausse que rien qu’au commencement, en 2012, le président n’a pas pu collecter plus de 20% des sommes prévues. » 20% ne donne aucune précision. C’est simple qui dois-je croire quand déjà en Octobre 2012 la DIRECTION GENERALE DES IMPOTS exprimait son satisfecit d’avoir dépassé ses prévisions pour l’année 2012 en termes de recettes. Même Ghislain Bomini qui dit être indigent sur les questions économiques, sait au moins que quand on dit Budget de 3000 milliards, cela ne signifie pas que l’argent est là, mais plutôt que l’Etat avec ses concitoyens s’emploiera à travailler pour atteindre ce objectif car TOUT BUDGET EST UN OBJECTIF. Avec ça, ça se dit professeur d’économie. Pffffffffff !!!
Avant d’engager la polemique avec le professeur, je voudrais juste dire que je suis ingénieur et que je travail dans le domaine de l’énergie.
Je poursuis pour dire que comparativement à sa dernière contribution celle-là me parait plus serieuse même si elle pue la manipulation de celui qui croit que son lectorat est constitué d’idiots.
De sa contribution je retiens trois idées:
Idée 1: En 2012, les investissements mobilisés n’atteingnent pas 20% des previsions et donc pour les autres années il en sera de même;
Idée 2: A la pratique de la gouvernance de Ouattara, les investisseurs ne viendront pas;
Idée 3: les secteurs secondaire et tertiaire ne permettront pas à la Côte d’Ivoire de réaliser ses ambitions.
Cette contribution du professeur demarre avec un gros mensonge et un manque de precision dans ce qu’il dit. En effet, pour ce qui est du secteur que je maitrise le mieux, c’est à dire le secteur de l’énergie, je voudrais dire que pour les centrales Azito 3 et Abatta, ont été respectivement mobilisé 200 et 300 milliards soit environs 500 milliards de F CFA, si à cela on ajoute les 124 milliards du troisième pont et les 100 milliards pour l’université ont est à plus de 700 milliards mobilisés au moins en 2012 au titre des investissements, à cela je devrais ajouté les 375 milliards EXIMBANK pour le barrage de Soubré et les 400 milliards de la même banque pour le renforcement du réseau electrique(bouclage financier très avancé). Avec seulement les 700 milliards nous sommes à 47%, la plupard des financements ayant été obtenus au second semestre de l’année, je veux bien croire que la contribution du professeur ai été faite bien avant sinon il faudrait douter du serieux du professeur. Je voudrais aussi qu’il soit plus precit en nous donnant le montant exact des financements mobilisés cette année pour les investissements afin que nous puissions apprecier le niveau de mobilisation par rapport aux prévisions. Que lui le prof nous dise à partir de quel indicateur il considère qu’un financement est mobilisé, cela permettrait peut-être de mieux comprendre son texte.
Concernant la deuxième idée véhiculée par le prof et relative à la mauvaise gouvernance de Ouattara, je l’invite à voir le dernier classement de la CI fait par transparency international (130) contre les 150 de la gouvernance du prof et de ses amis. A ce sujet donc il est mal placé pour donner des leçons. Cependant, j’invite Ouattara à faire plus d’efforts pour que la CI devienne un modèle en matière de bonne gouvernance. Par ailleurs, la seule centrale électrique construite sous le règne du prof et de ses amis, c à d CIPREL 3, l’a été sans appel d’offre, où était-il quand cela se faisait?
Concernant, la troisième idée, je voudrais dire que de nombreux pays se sont developpés avec leurs secteurs secondaire et tertiaire, s’il ouvre bien les yeux il en trouvera.
Pour finir, je voudrais donner un conseil au prof: En voulant trop tirer sur la corde de la critique à tout prix, il risque de se discrediter et cela serait dommage.
Bien dit @Junio98r! A vouloir trop tirer sur la corde de la critique, on finit par agacer plus d’un. Mais qu’est ce qui fait courir le Pr? Quand il a l’occasion de dénoncer la gouvernance Ouattara, Koulibaly fait le lèche-botte. Invité au JT de 20h après l’ouverture du dialogue avec l’opposition à Bassam, il a fait rentrer sa queue. Alors qu’est ce qui fait courir Mamadou? Au moins, il est libre de s’exprimer sans devoir aller se réfugier au Ghana après chaque sortie dans la presse comme ce fut le cas sous la refondation. Encore une fois, que Dieu te donne longue vie pour pouvoir faire un bilan plus exhaustif en 2015. J’espère que les événements vous donneront raison. Qui sait?
J e pense simplement que Mamadou K joue son rôle d’opposant!
quant au réalisme du plan Ouattarra et sa capacité de mobilisation de fonds, on reste observateur, L’évaluation de son mandat c est dans quelques années (3).
Par ailleurs je note une intention forte de ADO de développer le pays; et en plus il n’est pas mauvais de rêver Grand!!!!!!!!!!!!
@Pro ouattara
constatez vous même, vous êtes INCAPABLES d’auto-critiques!
Tous les problèmes que vous rencontrez, c’est solution injure ou hémoglobine: vous êtes un boulet pour votre leader politique.
Un président, fût il le plus intelligent du monde nous embarque dans un endettement massif qui va engager nos enfants et petits enfants, vous n’êtes même pas assez INTELLIGENTS pour au moins écouter les critiques de sachant ne serait ce que pour redresser les aspects problématiques: injures et injures! et gbagbo il a fait quoi?
c’est inquiétant pour l’avenir!
J’ai au moins appris une chose avec MK: je pensais (comme cetainement beaucoup de …) qu’avec le PPTE, on n avait plus de dettes significatives à payer, hors là (et personne ne s’est prononcé la dessus), on n’arrive toujours pas après 56 voyages et autant de gros titres de fratmat et consorts laudateurs, à honorer le service de notre dette.
On se demanderait effectivement pourquoi lui MK peut critiquer ado aussi durement sans en subir l’exil, mais on se rappellera que « la roue de sa 4 *4 est…sortie en pleine circulation comme un vulgaire worowro… »
@junior
vu ton niveau de précision sur les « dettes » engrangées, on s’étonne que tu ne saches pas » le montant exact des financements mobilisés cette année pour les investissements afin que nous puissions apprecier le niveau de mobilisation par rapport aux prévisions »
Ta mémoire me semble bien sélective!
@OKAVI
Camarade forumiste, revoyons un peu le texte ensemble. Il y’a bien des chiffres qui sont fournis par MK pour soutenir son argumentaire dans maintes paragraphes. Maintenant, si tu me dis que tu ne crois pas à la véracité des chiffres qu’il avance, cela devient un autre débat. Voilà pourquoi, je souhaiterais de toutes mes forces comme je l’ai indiqué, que le gouvernement ou le porte-parole du RDR remettent les pendules à l’heure s’ils estiment que ces chiffres sont incorrects.
Ceci dit, quand tu parles de 20%, je crois que tu confonds cela avec les recettes fiscales (impôts recouvrés) dont parle la DGI. Et cela est totalement différent des investissements attendus dont le professeur parle. Quand tu dis « 20% ne donne aucune précision ». Mais, regarde c’est très bien précis. C’est 20% des 1521 milliards d’investissements prévus pour 2012. C’est-a-d. 304.2 milliards. Le point de MK est donc que, le gouvernement n’a même pas pu mobiliser plus du cinquième des montants sur lesquels il a bâtit son programme dans sa première année. Tu vois, un programme comme celui-ci se conçoit avec des hypothèses de travail ou de base, et l’une des hypothèses clés du gouvernement n’a été atteint qu’ à hauteur de 20% à peine en 2012. Pendant ce temps, ce même plan prévoit une augmentation desdits investissement prévus ou attendus de 48% (2012-2013) ; de 38% (2013-14) et de 32% (2014-2015). A cela il faut ajouter, les 80 % (soit 1216,8milliards) de déficit émanant de la première année 2012. Tout ceci complique énormément l’équation du gv’t dans la poursuite de son objectif et réduit drastiquement la probabilité de succès dudit plan. Voila pourquoi MK émet de sérieuses réserves.
Au-delà des investissements, il y’a aussi les arriérés que nous accusons avec des centaines de milliards qui restent encore a éponger au niveau intérieur seulement.
En conclusion donc, si les hypothèses adoptées par le gv’t (concernant les investissements attendus) ne se réalisent pas ou ne tiennent pas la route, alors le programme lui-même aura du mal à se réaliser. Si tel n’est pas le cas, le gv’t gagnerait à communiquer clairement ses chiffres et le tableau macroéconomique actuel comme la paire Ouattara-Duncan le faisait souvent dans les années 90.
Nous verrons l’an prochain et jusqu’en 2015. D’une façon ou d’une autre toi et moi verrons la réalité sous nos yeux et dans nos quotidiens. On avisera donc.
Bien a toi!
@ junior98
Ta contribution est louable car elle fait avancer le débat mais il y a plusieurs confusions.
1) Tu confonds financements et investissements. La stratégie du PR est d’enclencher une forte croissance par un taux d’investissement très élevé. Les financements dont tu parles vont intervenir sur plusieurs années et ne sont pas immédiats donc stricto sensu ne rentrent pas dans le cadre de l’investissement brut de 2012. Alors MK a raison. Les 700 milliards dont tu parles ne verront pas le jour d’ici le 31 décembre 2012 pour la plupart d’autant plus que ce sont des montants approximatifs (car il y a toujours des décalages entre le devis et la réalisation sans compter les déperditions lol).
2)La corruption était très élevée sous Gbagbo mais dans les faits elle n’est pas retombée sous ADO entre les petites combines entre amis dans les ministères, les nombreux marchés de gré à gré sur plusieurs centaines de milliards et les FRCI qui rackettent jusque dans les champs (surement les fins limiers de TI ne s’y rendent pas). De plus la méthodologie de ce classement fait qu’il ne mesure que la perception pas la réalité. Il est vrai que le gouvernement et le Prési ont fait énormément d’efforts pour rechercher des financements extérieurs et celà est à leur crédit. La grande différence avec Koudou est qu’ils ont misé entièrement le développement sur l’endettement et l’apport de l’étranger alors la perception de corruption qu’ont les investisseurs du pays revêt une importance disproportionnée par rapport à l »époque Koudou. C’est une erreur de vouloir comparer juste pour comparer.
3) L’écrasante majorité des grands pays se sont développés d’abord par une révolution agricole. Les raisons en sont multiples. Sauter cette étape est illusoire car c’est mettre la charrue avant les bœufs. Une agriculture modernisée libérera de la main d’œuvre bon marché (60% de la population active concernée), enrichira nos parents paysans (élargissement du marché de la consommation), fournira des matières premières abondantes pour l’industrie et les services, générera des ressources fiscales pour l’investissement public, libérera des terres supplémentaires pour les activités urbaines (meilleurs rendements), fera baisser le coût de la vie pour ne citer que quelques exemples.
Le raisonnement de MK peut souffrir de mineures entorses mais son analyse est globalement juste. Les politiques présentées bien que méritoires et meilleures que celles du précédent régime ne sont pas encore à la mesure de l’enjeu de l’émergence. Espérons que le gouvernement saisisse le bond pour qu’un débat de fond s’instaure loin du à son temps XX, YY qui est stupide dans le cas d’espèce lorsqu’on se rappelle de l’histoire récente de la CI.
@marianne, pourquoi te préoccuper tant des pro-ouattara si tu estimes que eux et leur mentor vont droit dans le mur. Cela devrait te réjouir au contraire. Mais on a l’impression que face aux pro-ouattara qui n’aiment pas la critique, toi tu te positionnes comme une pro-ouattara qui est ouverte à la critique et l’auto critique. ça devient agaçant de voir quelqu’un qui n’aime pas le poisson, mais qui passe le clair de son temps en mer. Quand on aime pas le poisson on fiche le camp aux fleuves et autres cours d’eau. Qu’est-ce tu souffres petite!
Ridicule votre passage sur le poisson et les cours d’eau, j’espère que vous ferez mieux la prochaine fois. Svp ne me donnez pas cette envie de ne plus vous lire.
J’aimerais interpeller les refondateurs qui se réjouissent trop souvent d’ailleurs que « Gbagbo malgré la situation du pays a augmentée les salaires des professeurs d’université qui de 800 000 F pour certains sont passés a 2 000 000 F ». Je ne sais pas si cela est vrai, auquel cas le coût d’opportunité d’une telle augmentation de plus de 250% serait très élevé. Ca serait plus une décision politique et un clin d’oeil à ses anciens collègues qu’une réflexion économique rationnelle et globale.
@ La Blague
Bien dit pour ton dernier commentaire concis et bien à propos!
« On ne peut pas leur (les Adorateurs, les ADOphiles et la DIOULATERIE en générale) en vouloir.
Mais il faut leur donner les instruments d’une meilleure compréhension du travail de leur président, pour que nous discutions avec eux sans injures, sans anathèmes et sans toutes ces choses et tous ces mots qui peuvent gâcher le fond des argumentaires. C’est à cet exercice qu’ils sont invités ici ».
Dixit Mamadou Koulibaly Président de LIDER
- Que dire de mieux ?
Si non constater que ceux qui aveuglement et irrémédiablement vous parleront
– de Haine
– de jalousie,
– des supposées frasques passées de la Refondation pour se justifier
– de l’incompétence à donner des leçons,
– ou de tout à la fois sont hors du sujet.
- Beaucoup parmi nos amis qui nous font l’honneur de nous contredire sur ce site, n’auraient rien à nous opposer, hormis la litanie citée plus haut.
- Personne ne sera réellement capable de vous dire quel est l’acte majeur qu’ils peuvent citer, traduisant sans équivoque, une amélioration, un plus dans le quotidien de tous sans distinction.
Eux qui soutiennent que tout va bien dans le meilleur des mondes avec Ouattara à la barre.
- Nous ne parlons pas de projets, ni de promesses encore moins de rêve (pays immergeant en 2020) mais de faits concrets, même touchant directement une frange de la population en dehors d’actes politiciens.
-
@La Blague, les salaires n’ont jamais augmenté dans cette proportion décrite par les affabulateurs de l’ancien régime. Au plus, les enseignants ont vu entre 200 000 et 250 000 CFA d’augmentations sur leur salaire. Ce qui n’est pas rien, mais qui explique sans doute l’une des difficultés dans laquelle se trouve l’économie du pays. Aussi laxiste qu’il est, Gbagbo est semble-t-il un monsieur super sympa qui ne sait jamais dire non. or cela comporte des risques pour un leader. Il disait oui à tout le monde y compris à ses « ennemis jurés » (il a réussi à faire de Guillaume Soro un premier ministre après lu avoir « refusé » le poste de ministre de la défense à Marcoussis. Aujourd’hui, il paie aussi pour son incompétence en matière de prise de décision. A présent, le vin est tiré, il ne reste plus qu’à le boire.
De son côté, Ouattara devra faire un effort le moment venu pour améliorer les salaires de l’ensemble des Ivoiriens et pas que des enseignants qui passent le clair de leur temps dans les grandes écoles et universités privées. Si l’Etat augmente les salaires dans les proportions demandées par nos profs, alors ceux-ci devront s’engager à réduire leurs gombos. C’est du gagnant-gagnant. On verra ce qu’en pense la CNEC.
@ La Blague
Ta remarque semble à priori juste dans la mesure où elle met en avant l’adéquation de l’utilisation des ressources de l’état par rapport au besoins de celui-ci.
Tu estimes donc que cet investissement (c’en est un) n’était pas indispensable, mais plutôt est un acte politique en soi.
Soit ! Mais fait que fait Ouattara aujourd’hui pour ses soutiens ?
- Eh bien la DIOULATERIE ! pour les seuls nordistes.
Il ne manquait plus que celui-là. Au secours, le poète est de retour!!!
@ bruneau
Le poète comme tu dis était toujours là, il souriait en coin, pour ne pas répondre à tous et à tout.
Mais quand il faut dire, il ne manque pas l’occasion.
Voici les évaluations à faire pour savoir si quelque chose a changé sous Wattara:
- Nombre de repas prit par chaque ivoirien par jour
- Régularité du bus de la Sotra
- Subvention des logements pour les personnes à faible revenus
- Respect des droits de l’homme
- Niveau de vie de la population
- Régularité des coupures de la CIE et de la SODECI
- Nombre de prisonniers politiques
- Présence des milices dozos et FRCI dans le sud du pays
- Nombre de barrages et rackets sur nos routes
- Statique du chômage en Côte d’Ivoire
- Capacité des ivoiriens à se soigner…
Apres avoir fait pleuvoir des pluies de bombes sur son propre pays pour sois disant faire le bonheur des ivoiriens contre leur gré, je pense que Wattara le Guinamori a résolu en un temps record les problèmes du vaillant peuple ivoirien
petite précision: suis pas pro ouattara, moi c’est gbagbo.
Deuxième précision: je ne peux me réjouir de voir mon pays aller droit dans le mur, ne me prêtez pas vos pensées pré crise électorales! Pour vous un LMP veut forcement que son pays s’écroule, pourquoi?
Au délà des chiffres même, il y a un vrai problème: qui va investir des milliards sur le long terme dans un pays où l’onuci dit que la situation sécuritaire est imprévisible, et où plus de la moitié du mandat présidentiel écoulé il n y a même pas un début de reconciliation?
Mk m’apprend aussi que malgré cette pluie de milliards on n’arrive toujours pas à payer nos dettes, entre nous y a quelque chose qui va pas.
On est tous d’accord que les gens veulent faire du business en cote d’ivoire et ça c’est au crédit du président allassan.
mais où on ne se comprend c’est cette impression de mettre les charrues avant les boeufs (chercher à faire venir de l’argent dans un pays où il y a beaucoup de bruit!) en faisant un calcul machiavélique: si le pays avance économiquement ils vont oublier ceux qui sont en prison!
Méfiez vous de Mk, il a pris position de façon très courageuse sur des problèmes récents en Côte d’ivoire dont les issues ne l’ont pas démenti…
Je salue avant tout le professeur coulibaly pour son effort critique porté sur le PND. Le débat est bien un outil de construction. Il revient aussi au Gouvernement de répondre à l’argumentaire de coulibaly par un exercice de déconstruction, pas dans l’attaque individuelle, mais dans une démonstration visant à rassurer le peuple que le plan du président est réaliste. Il faut sortir des invectives pour effectivement solliciter des débats qui éclairent et mettent à nu les forces et les faiblesses d’une situation. Je pense que le peuple en a besoin pour sa propre sécurité et son avenir. L’idée de devenir un pays émergeant nous fait tous rêver. Mais comment, par quel chemin devons nous passer? Certes le débat économique est important, mais je ne pense pas que dans un pays où la paix est fortement menacée on puisse conduire des chantiers sans aucun risque. Paix et développement vont de paire. ces deux notion sont soumises à la quête perpétuelle de l’égalité, de la justice et de la cohésion sociale qui eux tiennent de la repentance et du pardon. La justice n’a sa place que la où il y’a un contrat social dans lequel tout le peuple se reconnait. C’est ce contrat social qu’il faut faire revivre pour un retour à la paix. Il n’ y aura pas d’émergence si une grande partie de la population porte en elle de vivent rancœurs. Nous avons brisés par la guerre ce contrat qui devait se transmettre de génération à génération. Toute justice si elle est prononcée aujourd’hui ne sera vue que de travers. notre justice sera une injustice pour nos frères avec qui nous sommes condamnés à vivre. La rancune socle de la vengeance se nourrie à petit feux. Mais un feu qui s’enflamme un matin. Il faut donc vouloir la paix avant tout. vouloir la paix, c’est se parler, vouloir repartir de plus bel, redonner toutes les chances à l’avenir dans un vouloir vivre ensemble qui est la signification réelle de l’Etat nation auquel nous aspirons. Ne refusons jamais le dialogue fut-il mince, il l’emporte sur la violence et sa victoire est toujours plus grande.
Je parierai que même les partisans du Dr. Ouattara se poseront bien des questions si d’aventure ils prenaient la peine de parcourir le PND. Ils se poseront la question suivante : Ce programme peut-il vraiment nous permettre d’être un pays émergent en l’espace de 7-8 ans avec des machins comme la réhabilitation de 21 résidences d’ambassadeurs et la Re-réhabilitation des mêmes universités déjà réhabilitées, etc…, parmi tant d’autres incongruités?
S.A.C.R.E. MK ! Merci encore de rehausser le débat de fond avec cette autre analyse poignante. Le peuple a en effet le droit et le devoir de savoir tous les contours d’un programme pour lequel des milliers de milliards vont encore être empruntés à son compte.
felicitatation pr MK.
felicitation pr MK.
MK président!!!
Je m’arrêterai sur la tonalité globale des propos de MK, car des avis de tous ordres des contributeurs ont fait le tour de son article dans le detail. Le propos dans sa globalité souffre de nombreuses approximations et malhonnêtetés intellectuelles
1 – « La plus illusoire des hypothèses, celle qui doit semer le plus de doutes chez les défenseurs du PADO2, c’est que Ouattara espère réaliser des projets d’investissement de longue durée avec des financements qui ne sont disponibles que pour la courte période. » Est-il à même de citer une seule chantier, pas deux ni trois, qui a été lancé sans que l’investissement n’ait été bouclé? Le problème avec MK et ses co-gestionnaire, c’est qu’ils ne sont sérieux ni dans l’opposition ni au pouvoir.
2 – Quand un économiste, de surcroix professeur tient des propos qui font douter de sa qualité: « Elle dit que sur les quatre années de son plan, le Dr Ouattara pense que la CI va se développer si lui arrive à y investir un total de près de 11.100 milliards environ de francs CFA. Et selon sa vue, chaque année, à partir de 2012, l’investissement devrait augmenter sans cesse jusqu’à atteindre ce niveau. Le Triomphe de l’éléphant, c’est d’abord de l’investissement à faire massivement dans le pays sans considération pour les conditions institutionnelles, politiques et sociales ». On comprend que MK doute des capacités de son pays à investir autant, mais vouloir fait passer l’idée que l’effectivité d’un tel investissement ne contriburait pas à développer le pays est un grossier étalage d’une carence intellectuelle. Si MK, s’était donné une seconde pour feuilleter les docs du PND, il aurait découvert l’ensemble des projets qui constituent de réelles avancées « institutionnelles, politiques et sociales » Cette sortie de MK, au delà du classique mot d’opposant manque de rigueur et c’est bien dommage.
Ces deux exemples à eux seuls montrent l’incohérence globale de l’analyse de notre cher Professeur d’économie.
» On comprend que MK doute des capacités de son pays à investir autant, mais vouloir fait passer l’idée que l’effectivité d’un tel investissement ne contriburait pas à développer le pays est un grossier étalage d’une carence intellectuelle. Si MK, s’était donné une seconde pour feuilleter les docs du PND, il aurait découvert l’ensemble des projets qui constituent de réelles avancées « institutionnelles, politiques et sociales »
Dixit Androsvacuna
- Je ne suis pas économiste, ni expert en matière de développement, cependant, je peux comprendre aisément, qu’une pluies de milliards, qui tombent sur un pays, ne le développe pas indubitablement, car ce sont les hommes qui pensent et mettent en œuvre le « Développement ».
- Pour le moment en Côte d’Ivoire, c’est la DIOULATERIE qui s’y essaye mais ses méthodes et ses choix ne nous paraissent pas les meilleurs.
- Mamadou Koulibaly sait bel et bien de quoi il parle et ceux qui veulent bien comprendre ce qu’il dit l’on compris aussi.
Le reste ?
- Il faut selon Koulibali et nous sommes d’avis avec lui, que les ADOrayeurs et les ADOphiles ouvrent les yeux et sachent distinguer la bonne graine de l’ivraie .
Cette aptitude à distinguer le vrai du vraisemblable les as abandonnés depuis belle lurette.
- Le problème de fond reste celui des hommes et du peu qu’ils nous ont déjà donné à voir depuis le 11 Avril dernier.
Mamadou Koulibaly propose l’économie de libre marché mais ce qu’il ne nous dit c’est les proportions de régulation qu’il compte appliquer.
L’économie de marché sans aucune régulation ou avec très peu de régulations aura pour effet de creuser encore plus les inégalités entre ivoiriens. Ceux qui sont déjà riches vont s’enrichir encore plus au détriment de ceux qui sont déjà pauvres.
Ce que Mamdou Koulibaly semble ignorer c’est que la population ivoirienne est assez rurale et peu éduquée. Dans notre économie actuelle où les pouvoirs publics jouent les gendarmes dans pas mal de domaine, notamment pour la fixation du prix du café et du cacao, on voit très bien comment nos parents dans les campagnes se font gruger par des gens sans scrupules. Imaginez un peu que personne ne fasse le gendarme.
« La liberté et la propriété privée des terres d’abord! » dit-il…Eh bien je vois déjà des puissants groupes internationaux, qatariens en l’occurence avec leurs pétrodollars venir acheter les terres de nos parents.
Mamadou Koulibaly ferait mieux de nous détailler ce qu’il propose comme alternative pour qu’on puisse juger de sa pertinence. Aucun ivoirien ne se fera berner avec des slogans.
Cher ami Sergio j’ai lu la reponse que tu m’a fait, et si j’ai bien compris, tu affirme que je confond investissement et financement et que le classement TI n’est pas correcte.
Comme reponse, je voudrais te redire que les financements dont j’ai parlé sont bel et bien des investissements car ils permettent à l’Etat et au privé impliqué d’y réaliser des profits, de même que les populations qui aurons de l’électricité pour leur bien être. Je t’inviterai donc en fin 2013 de compter avec moi le nombre de Mégawatt ajouté au parc national de production d’électricité ainsi que le nombre et la longueur de poste de transfo et de ligne HT et MT. Ce sont des projet concrêts qui ont deja demarrés. Et je repète que ces financements ont bel et bien dejà été mobilisé et si vous relisez bien le Prof vous verrai qu’il parle de financement non suffisament mobilisés pour les invest en 2012. Les 20% du prof sont faux et je le met au defi de nous prouver le contraire avec les chiffres dont il dispose.
Je constate que sous Gbagbo, la CI a toujours été classé autour de 150 et maintenant nous sommes à 130 donc c’est un élément non negligeable pour dire que les choses ont évolué dans le bon sens. En outre, moi qui suis véhiculé, je constate desormais lors de mes deplacements dans la ville d’Abidjan que les automobilistes ne sont plus soumis aux contrôles intempestibles des policiers et gendarmes comme c’était le cas sous le reigne du prof et de ses amis. Inutile de me dire le contraire car c’est verifiable et reconnu par tous.
tous des aigris. professeur, professeur. nous l’avons vu à l’oeuvre ici.qu’a t-il apporté de changement. vous autres n’oubliez que son parti a des penchant liberaliste.avec toutes cette théorie vous aviez voulu créer votre monnaie,le Mire.plonger davantage le pays dans la misère. le professeur se croit en amphy.la théorie ne peut jamais egaler la pratique. ouattara est un praticien et Mk un théoricien. en france on a vu hollande critiqué sarkozy, tout simplement parce qu’il voulait le pouvoir. une à la présidence il a compris à ses depends que les choses à la pratique sont différentes. laissez MK speculer c’est un professeur. ouattara est à la tâche, c’est au soir de 2015 qu’il sera jugé.
Que vaut le pouvoir s’il ne conduit à rien? que vaut l’Afrique si elle ne peut faire mieux que son passé? Pour moi un adversaire c’est celui qui cherche à faire mieux que nous. Pour moi je pense que ceux qui on pris les armes en 2002 avaient une ambition plus grande pour imposer la guerre à un pays. Si nous partons des revendication d’égalité, de non discrimination.
Aujourd’hui le destin du peuple ivoirien est dans leurs main et non plus dans celui de Gbagbo Laurent. Ils ont même le soutien de la communauté internationales. Parler de Gbagbo ne donnera aucun euro de plus à ce pouvoir en place. la question essentiel pour le peuple, c’est pourquoi on vit toujours dans la misère alors même que toutes les portes semblent ouvertes? pour la formation en étude du développement que j’ai reçu, la demande sociale est le fondement de l’offre économique. il faut un équilibre entre cette demande sociale et l’offre faite dans le même temps. que demande les ivoiriens vivant en Côte d’Ivoire? avons nous des solutions à leurs demandes, que proposons nous maintenant, demain et après demain? avons nous les moyens de le faire?
Ainsi sont posées les question empiriques de base.
Je donne l’exemple d’un enfant qui demande un velo à ses parents.
que lui dira le père qui ne touche que 50000 francs cfa alors que son fils lui demande un vélo de 35000 francs CFA sachant qu’il n’est pas le seul? Un directeur de Banque qui touche 2000000 francs CFA ne se pose pas la même question. Alors que le pauvre ouvrier va chercher un crédit le riche lui ne fait que la commende.
Il y’a certes la demande que peut faire l’enfant du pauvre, mais il y’a la réponse courageuse du père ou de la mère qui dépend des moyens et des priorités. Partant de cet exemple qui instruit le profane sur les principes de base du développement je voudrais relancer le débat. Et pour czl
Le moins qu’on puisse dire c’est qu’on se perdra toujours en conjectures avec les termes comme « financement » et « investissement » si on ignore leur dimension inter-temporelle. Cette dimension « ex-post » vs. « ex-ante » de ces termes, comme le diraient les économistes, est indispensable pour comprendre la comptabilité et les chiffres dans ce genre de plan. Seul le gov’t peut et a les moyens de remettre en cause ces chiffres. La balle est donc dans leur camp, je l’espère.