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Santé et éducation – Les grèves « bien suivies » ce lundi dans tout le pays

 
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Ministre de la santé, Raymonde Koudou

Les grèves « illimitées » des personnels de santé et de l’éducation sont dites bien suivies ce lundi à Abidjan et l’intérieur du pays, pour leur premier jour. Plusieurs centres de santé et des écoles à travers tout le pays sont fermés ou proposent un service minimum, indiquent plusieurs sources contactées en Côte-d’Ivoire. A travers ces grèves simultanées, les syndicats de l’éducation de la santé demandent le paiement effectif de la deuxième moitié de la bonification indiciaire et des rappels financiers. Notamment entre autres celui du versement de la deuxième moitié des effets financiers du reclassement indiciaire ainsi que le paiement effectif du reliquat de l’indemnité de logement des instituteurs, et des rappels consécutifs y afférant. Les services des deux ministères que nous avons puis joindre, affirment tout mettre en œuvre afin d’éviter que ces grèves ne perdurent. Les bras de fer durent depuis plusieurs semaines, sinon des mois. Le gouvernement ivoiriens avait auparavant menacé les syndicalistes de suspensions de salaires en cas de grèves. Une menace jamais mise en application.

S.K.

Bouaké: Les lycées, collèges et écoles professionnelles fermés

Bouaké, 04 fév (AIP)- Les portes des lycées, collèges et écoles professionnelles sont restées fermées à lundi Bouaké, suite au mot d’ordre de grève de l’Intersyndicale du secteur éducation/formation (ISEF).

Les enseignants des établissements publics et professionnels n’ont pas entendu l’appel à la négociation de la ministre de l’Education nationale et de l’Enseignement technique, Kandia Camara, appelant à surseoir à la grève.

Ils ont mis en exécution leur menace de grève illimitée, répondant ainsi à l’appel de leur syndicat.

(…)

Grève des enseignants et du corps médical largement suivie

YAMOUSSOUKRO (Xinhua) – La grève pour des revendications salariales de cinq et dix jours décrétée respectivement par des syndicats du corps médical et d’ enseignants du primaire, du secondaire et de l’enseignement technique est très largement suivie lundi au premier jour à Yamoussoukro, capitale politique et administrative, située à 230 km d’Abidjan, a constaté un journaliste de Xinhua sur place.

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Au Centre hospitalier régional (CHR), « seul un service minimum est assuré, le médecin qui se hasardera de faire une césarienne en portera tout seul la charge », a prévenu Dr Désiré Olivier Damaud, secrétaire général local du Syndicat national des cadres supérieurs de la santé de Côte d’Ivoire (Synacasci), coordonnateur de la grève à laquelle participent médecins, sages- femmes, infirmiers et infirmières, filles et garçons de salle.

« S’il n’y a rien pour le personnel soignant, il n’y aura rien à l’hôpital », dit le slogan de cette grève des personnels de la santé.

Dr Damaud et ses camarades du bureau local du Synacasci mettent en garde tous leurs camarades qui iront faire des prestations dans des cliniques privées de la place.

« Que le personnel en grève n’aille pas dans les cliniques privées pour travailler, l’objectif de la grève étant de tout bloquer. Aller travailler dans des cliniques privées constituerait une façon de tuer notre grève car des malades y seront déportés pour soins », a-t-il estimé demandant à ses camarades qui n’ assurent pas le service minimum de rentrer chez eux et d’être à l’ écoute de leur syndicat.

Dans l’enseignement primaire, secondaire et technique, en dehors du lycée Mamie Adjoua, lycée d’excellence de jeunes filles, où quelques enseignants membres de la Coordination des enseignants du secondaire de Côte d’Ivoire (Cesci) dispensent des cours sous protection des forces de l’ordre, tous les autres établissements sont restés fermés à la mi-journée comme si les élèves eux-mêmes avaient reçu les consignes de ne pas se rendre à l’école.

Au lycée Mamie Adjoua, 11 enseignants ont été interpelés par les forces de l’ordre. « Nous sommes allés en salle de professeurs pour entretenir certains collègues présents. Les policiers nous trouvés là et nous ont demandé de les suivre à leur cargo. Une fois près du cargo, ils nous ont intimé l’ordre de monter à bord et nous ont déportés ici au commissariat du 1er arrondissement », a relaté l’un des enseignants interpelés et gardés à vue sur un banc derrière le comptoir.

Le proviseur de cet établissement d’excellence de jeunes filles s’est réjouie de la présence des forces de l’ordre qui rassure « quelques enseignants présents ». Il a dénoncé la pratique des grévistes qui consiste à « coûte que coûte entraîner tout le monde dans la grève ».

6 commentaires

  1. Pangloss dit :

    Tout cela et ce qui va suivre peut-être, parce que les uns refusent de faire face à des obligations ,qu’ils endossent par ailleurs comme gestionnaires des affaires de l’État.
    Les autres eux se disent le plus logiquement: Ce que Gbagbo a pu faire pour les travailleurs dans une période où les conditions étaient plus drastiques, d’autres peuvent mieux faire surtout dans la situation socio-économique que l’on dit luisante.
    L’affaire est tellement simple : il suffit de faire comme Gbagbo avait fait, faute de mieux faire.
    C’est une question de bon sens ,même si on n’aime pas Gbagbo, on peut faire ce qu’il a fait de bien.

  2. Gabarit hors norme dit :

    Il faut vraiment s’appeler simplet pour tenir ce genre de raisonnements.
    Sauf que Gbagbo ne faisait pratiquement rien d’autre à part essayer de faire fonctionner l’administration. Il ne reformait pas le pays, il ne construisait pas d’infrastructures, il n’investissait pas dans l’économie pour créer les conditions d’un développement durable. Quand on ne faisait rien de tout ça, on se demande bien pourquoi il y encore plein de reliquat de sommes dues ici et là dans l’éducation, dans la santé et dans l’administration générale.
    Ah si, il y avait les fonctionnaires fictifs qu’il fallait payer, l’entretien des nombreuses maitresses, il fallait aussi garnir les comptes en Suisse, etc…du coup il n’y avait plus assez pour faire fasse à ses engagements.

  3. TANA dit :

    On n’en serait pas là si Gbagbo n’avait pas fait des promesses politiques fallacieuses sans discernement. Tu prends les ivoiriens pour des constipés pauvre Pangloss!!

  4. galoy dit :

    tana, sincérement, je ne te comprends pas, quelqu’un (LG) te dis, il va augmenter ton salaire, la vérité c’est que s’etait avant les elections et il reussit à le faire, il te demande qu’après le ppte, il reglera l’autre moitié… l’autre vient, il a le ppte, il se targue d’avoir des amis partout, il fait 3 à 6 voyages chaque mois hors du pays, ses ministres dorment dans des hotels luxueurs, et il te demande à toi de serrer ta ceinture, je sais pas si toi tu est constipé, mais moi j’ai faim, je veux me nourrir pour être constiper comme toi…

  5. galoy dit :

    mr gabarit stp, citez ce que votre mentor a fait construit en CI et moi je ne vois pas….

  6. Gabarit hors norme dit :

    @galoy

    Si tu ne vois pas les chantiers ouverts ici et là je ne peux rien pour ta cécité. Routes reprofilées, université rehabilité, pont HKB, échangeur Riviera 2, etc…

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