La Côte d’Ivoire veut réduire sa production de cacao d’ici deux ans

Mis en ligne par La Rédaction | mardi 13 Mar 2018

Commodafrica

Dans la droite ligne de ce que le ministre ivoirien de l’Agriculture et du développement rural, Mamadou Sangafowa Coulibaly, avait précisé à CommodAfrica lors du Salon international de l’agriculture à Paris ( visionner notre interview vidéo) début mars, le Conseil du café-cacao (CCC) va suspendre ses programmes d’accroissement de la production de cacao durant la campagne à venir 2018/19 qui démarrera début octobre, a déclaré vendredi le Conseil.

L’organisme entend faire cesser la distribution de semences et plants de cacaoyers hybrides de haute qualité par les grands fabricants de chocolat implantés en Côte d’Ivoire comme Nestlé, Mars, et autres, du moins pour un temps.

En effet, souligne le Conseil, rapporte Reuters, si cela a permis de faire grimper les rendements et la production en Côte d’Ivoire, cela a aussi contribué au surapprovisionement mondial du marché, faisant chuter les cours du cacao.

Durant cette pause, le CCC va effectuer un recensement des vergers de cacao et café en Côte d’Ivoire.

Le CCC a pour objectif de faire redescendre la production vers 1,8-1,9 million de tonnes (Mt). Sur les 10 dernières années elle est passée de 1,6 Mt à plus de 2 Mt en 2016/17 ; elle est attendue par le CCC à 1,9 Mt cette campagne 2017/18 en cours.

Rappelons que, outre cette directive à l’endroit des grands groupes chocolatiers pour la prochaine campagne, la Côte d’Ivoire a décidé d’arracher 300 000 ha de cacaoyers infectes par le swollen shoot sur les trois prochaines campagnes (lire nos informations); 25 000 ha auraient déjà nettoyés. En outre, la politique de déguerpissement des cacaoculteurs de forêts classées impactera la production.

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4 Commentaires ... participez vous aussi à la discussion.

  1. Petit Baleze 13 mars 2018 at 11:23 -

    L’industrie cacaoyère est différente de l’industrie pétrolière où il suffit d’ajuster les vannes pour réguler la production et ainsi influer sur le prix.

    La solution ce n’est pas de réduire la production de cacao, mais plutôt de la transformer localement ( pas d’usine fictive de Fulton svp 🙂 )
    En fabricant du chocolat localement, les prix vont naturellement baisser, et les ivoiriens ne verront plus ce produit comme un luxe et se mettront à le consommer normalement.

  2. Popcornnnnnnn 13 mars 2018 at 12:34 -

    Encore une connerie du @petit balèze !!

    Pour vous amener à constater l’envergure de votre imbécilité, je vous invite à consulter les chiffres sur la production de fèves de cacao de la Cote d’Ivoire, et de les confronter avec ceux de la quantité de chocolat actuellement produite sur place et le potentiel, sinon le besoin en financement pour arriver à en produire ne serait-ce que deux ou trois fois plus !!

    On sent dans vos propos que vous ne prenez pas conscience de l’envergure de la production de fève de cacao de ce pays (1,9 Millions de tonnes) !! AUCUNE, je dis bien, AUCUNE chocolaterie ne pourrait dans ce pays, ou ailleurs, absorber ne serait que le quart ou le huitième de la production de fèves de cacao de la république libre et indépendante de Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de cacao !!

    La solution qui consiste à faire du chocolat directement sur place fonctionne uniquement sur une base niaise et idéaliste, mais sur le terrain, même si ce pays investit de façon énergique pendant plusieurs dizaines d’année quelques centaines de milliards de francs CFA, cela ne n’absorbera qu’une partie infime de la quantité de cacao produite par ce pays (on parle de millions de tonnes là !!)

    Mais dans la foulée; on ne profite pour se moquer de l’usine de FULTON, sabotée par un certain ministre de l’agriculture (GON COULIBALY qui a bloqué le dossier) et un ministre des finances (DIBY qui a bloqué le financement et les validations des contrats de partenariat avec un certains état américain) qui étrangement étaient bien proches de OUATTARA !! Pourtant, tout ce beau monde a eu le privilège de MANGER les premières tablettes de chocolat produites dans la phase pilots du projet (le BNET était encore ici à l’œuvre, biensur. On dit merci à qui ??) !!

    Tchrrr…

    Comme c’est étrange tout cela !!

    Pop !! (Enfin, pour que les ivoiriens consomment plus de chocolat, ce n’est pas le prix le plus contraignant ! Le chocolat est une matière nutritive trop calorifique et aux propriétés gustatives qui empêchent une consommation au delà d’un certain seuil (saturation gustative précoce) ! Il est donc parfait pour les pays tempéré, quand on recherche un apport rapide en calories, par contre, sous les tropiques, il demeure un aliment qui a ses propres limitent. Proposez à un ivoirien 10 kilos de chocolat gratuits contre 10 kilos d’attieké à 2000 FCFA, il choisira l’attiéké !! Pourquoi ?? Je vous laisse deviner !! Ko Produit de luxe !!!! Tchrrrr….)

  3. La Blague 14 mars 2018 at 04:34 -

    Il faut bien commencer quelque part non ?Au pays est mieux, pas fulton. Et puis entre chocolat et attieke je choisis chocolat mais je ne suis peut-être pas un bon ivoirien. Quel post hautain !

  4. Popcornnnnnnn 14 mars 2018 at 13:35 -

    Réponse hautaine pour réponse hautaine, vos propos ne valent pas mieux que les miens !!

    Le niveau d’investissement réduit (en collaboration avec un état américain engagé par accord financier bloqué par DIBY), la certitude de l’absorption du produit chocolatier sur place (produit directement à coté du marché cible) et le fait que la Cote d’Ivoire n’aurait eu qu’a faire transporter directement ses fèves par bateau vers Fulton sans passer par des intermédiaires, tout ces avantages économiques parlaient pour FULTON qui techniquement était une initiative qui ne pouvait recevoir aucun blocage, si ce n’était de la part de politiciens acquis à la cause adverse, au détriment de notre beau et cher pays !!

    Nous avons commencé là-bas, avec de très bonnes perspectives et nous fûmes sabotés par des antirépublicains.

    Produire ailleurs, à moindre cout, dans une unité qui nous appartient, avec une valeur ajouté immense, ce que nous ne consommons que très peu ou pas dans notre pays, n’était pas une faute. Le faire sur place rapporte moins d’avantages.

    Enfin, entre le chocolat et l’attiéke, si un français choisit l’attiéké, cela fera t-il de lui un ivoirien ??

    Une imbécilité ronflante de la part de @la Blague qui porte bien son nom !!

    Une phrase se comprend dans son contexte d’abord et non à travers ses propres complexes et préjugés !!

    SI vous ne m’aimez pas, ce ne sont pas mes propos que vous apprécierez, même s’ils ont cette pertinence, qui ne demande que votre répartie solide pour prospérer ou pas !! L’acrimonie ne vous aidera pas !!

    Pop !!