Soupçons de corruption en Afrique: La garde à vue de Vincent Bolloré prolongée

Mis en ligne par La Rédaction | mercredi 25 Avr 2018

Bolloré avec Faure Yassingbé du Togo photo AFP

La garde à vue de Vincent Bolloré prolongée dans l’enquête sur des soupçons de corruption en Afrique Le milliardaire breton est entendu depuis mardi dans le cadre d’une enquête sur les activités de son groupe en Afrique.

 

JUSTICE – La garde à vue de Vincent Bolloré, dans le cadre d’une information judiciaire ouverte notamment pour “corruption d’agents publics étrangers”, a été prolongée, a annoncé une source judiciaire à l’AFP ce mercredi 25 avril. L’homme d’affaires breton est entendu par les enquêteurs depuis mardi dans une enquête sur les conditions d’obtention par son groupe de concessions portuaires en Afrique de l’Ouest.

Outre l’industriel et milliardaire de 66 ans, deux cadres de son groupe sont aussi entendus dans les locaux de la police anticorruption à Nanterre: le responsable du pôle international de Havas, Jean-Philippe Dorent, et Gilles Alix, directeur général du groupe Bolloré. Francis Perez, président du groupe Pefaco, société spécialisée dans l’hôtellerie et les jeux et très implantée en Afrique, est également en garde à vue depuis mardi, selon cette source judiciaire.

Deux campagnes présidentielles africaines au cœur de l’enquête

Des juges d’instruction tentent de déterminer si le groupe Bolloré a utilisé les activités de conseil politique de sa filiale Havas pour se voir attribuer la gestion des ports de Lomé, au Togo, et de Conakry, en Guinée, via une autre de ses filiales, Bolloré Africa Logistics, anciennement appelée SDV. Dans un communiqué, le groupe Bolloré a “formellement” démenti mardi avoir commis des irrégularités en Afrique.

Au cœur de l’enquête, initiée notamment par les plaintes d’un ancien associé franco-espagnol de Vincent Bolloré, Jacques Dupuydauby, se trouvent les conseils prodigués en 2010 par Havas lors des campagnes présidentielles victorieuses d’Alpha Condé en Guinée et de Faure Gnassingbé au Togo. Tous deux avaient eu recours aux activités de conseil d’Havas, pilotées par Jean-Philippe Dorent.

C’est en enquêtant sur les relations de Francis Perez que les enquêteurs ont été amenés à se pencher sur les activités africaines de Vincent Bolloré. Francis Perez comptait notamment parmi ses relations Jean-Philippe Dorent.

Huffingtonpost avec AFP

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3 Commentaires ... participez vous aussi à la discussion.

  1. dabakala 25 avril 2018 at 12:09 -

    Façon on s’en fout !!

    Les garde-à-vue, on les apprécie seulement quand elles font place à des inculpations en bonne et due forme et à des condamnations !!

    Cessez donc de faire de la poussière !!

    On sait tous comment BOLLORE fonctionne !! Par contre, ce qu’on ne sait pas, c’est s’il a choisi de soutenir le camp adverse (SARKO) au pouvoir pour mériter cet acharnement !!

    Bref, c’est entre vous là-bas !!

    Dabakala !!

  2. Petit Baleze 25 avril 2018 at 18:52 -

    On s’accorde de temps en temps des écarts avec la loi, et quand la justice nous rattrape on crie à l’acharnement et/ou à la chasse aux sorcières. Trop facile.

    Vincent Bolloré (comme une bonne brochette de patrons et banquiers) est un soutien de Macron. Bravo donc à la justice française et au juge Tournaire qui secouent quand ils le peuvent cette racaille de politiciens et de grands patrons qui se croient tout permis.

  3. dabakala 25 avril 2018 at 20:29 -

    Vincent BOLLORE, soutien de MACRON ??

    Pas évident !! Il le fut peut-être avant que MACRON ne devienne président, SARKO étant hors jeu !!

    BOLLORE milite avant tout pour celui qui fait son affaire et si on a frappé sur SARKO il y a quelques semaines, ce n’était pas par hasard, car il comptait sur ses copains pour revenir !!

    BOLLORE est un bon copain à SARKO !!

    Dabakala !!