Les catholiques en Côte-d’Ivoire sous le choc après le viol d’une fille par un prêtre

Mis en ligne par La Rédaction | vendredi 11 Mai 2018

L’Eglise catholique de Côte-d’Ivoire est sous le choc, après l’arrestation et l’incarcération d’un prêtre, pour viol le 19 avril, d’une fille de 19 ans, sur dénonciation.

Le diocèse d’Abidjan a confirmé qu’un de ses prêtres, le père Anderson Sylvain Kouamé Abé a été interpellé et déféré le vendredi 13 avril 2018, sous le chef d’inculpation de viol sur une jeune fille.

Depuis le 12 avril, des rumeurs persistantes circulaient à Abidjan faisant état d’un viol commis par un prêtre catholique du diocèse d’Abidjan.

Ces rumeurs ont été officiellement confirmées par le chargé de communication du diocèse d’Abidjan, le Père Augustin Obrou, lundi 7 mai.

Lors d’un point de presse, tenu à la cathédrale Saint Paul du Plateau, le Père Obrou a confirmé l’arrestation, le 13 avril, du Père Anderson Sylvain Kouamé Abé, prêtre du diocèse d’Abidjan pour des faits de viol sur une jeune fille.

Vu la gravité de l’accusation qui pèse sur le prêtre, l’archevêque d’Abidjan, le cardinal Jean-Pierre Kutwa, a pris des mesures conservatoires prévues par le droit canonique en pareille circonstance. Le Père Abé est donc suspendu de tout ministère jusqu’à l’aboutissement des procédures engagées à son encontre aux plans civil et ecclésiastique.

L’archevêque d’Abidjan a, en outre, réaffirmé son engagement contre « toutes formes de violences d’où qu’elles viennent, surtout celles perpétrées sur les enfants, les mineurs et les femmes » et se dit « profondément meurtri par cet acte impliquant un de ses prêtres ».

Le cardinal Kutwa a, par ailleurs, exprimé sa proximité paternelle à la victime et à sa famille et s’est engagé à offrir à la victime toute l’assistance dont elle a besoin.

Procédures civile et ecclésiastique

Si ces allégations de viol sont confirmées, le Père Abé, déjà puni de suspense, pourrait être renvoyé de l’état clérical, selon les dispositions du Canon 1 395. Celui-ci précise que « si vraiment le délit a été commis par violence ou avec menaces ou publiquement, ou bien avec un mineur de moins de seize ans, sera puni de justes peines, y compris, si le cas l’exige, le renvoi de l’état clérical. »

Sur le plan pénal, Me Edi Aristide Seka, avocat auprès du barreau de Côte d’Ivoire estime qu’« il n’existe pas une définition du viol dans le Code pénal ivoirien ». Les juges ont donc le champ libre pour la qualification des faits.

Toutefois, le Code pénal ivoirien, en son article 354, punit le viol d’une peine d’emprisonnement de 5 à 20 ans. La peine peut aller jusqu’à l’emprisonnement à vie si l’auteur est aidé par une ou plusieurs personnes, si l’auteur est un ascendant ou une personne ayant autorité sur la victime, s’il est chargé de son éducation ou de sa formation intellectuelle ou professionnelle, et enfin si la victime est mineure de 15 ans.

Lucie Sarr et Guy Aimé Eblotié
Africa.la-croix.com

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  1. Petit Baleze 11 mai 2018 at 01:38 -

    L’Eglise catholique de Côte-d’Ivoire est sous le choc….La bonne blague !!!

    Cette église catholique qui héberge et protège des prélats pédophiles notoires ne peut nullement être choquée par un le viol d’une jeune fille par un prêtre.
    Arrêtez un peu votre comédie !

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