Côte-d’Ivoire: Le gouvernement va forcer des entreprises privées au service minimum en cas de grève

Mis en ligne par La Rédaction | mercredi 16 Mai 2018

Le gouvernement a décidé d’astreindre centaines entreprises privées au service minimum en cas de grève, a annoncé mercredi son porte parole, Bruno Nabagné Koné, à l’ issue d’un conseil des ministres présidé par le président Alassane Ouattara.

“Ces entreprises sont astreintes, elles devront s’imposer de maintenir au moins 10% de leur personnel en cas de grève. Cela est pour l’intérêt économique mais vise surtout l’intérêt de la population pour ne pas qu’ elle soit prise en otage sans autre solution», a expliqué Bruno Koné. Il a indiqué que les entreprises et services concernés sont, entre autres, les établissements hospitaliers et pharmaceutiques, les entreprises de production, de distribution et de transport.

AIP

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  1. Coigny 16 mai 2018 at 19:45 -

    Les gbakas, les cars de transport intercommunaux et les wôro-wôrô seront aussi d’astreinte ? Eux qui, sous les précédents pouvoirs, étaient abonnés aux grèves ? Et comment on les contraindra au service minimum ? Les maquis, bars et autres débit de boisson en revanche, refusent du monde quand il y a grève générale. Ceux-là au moins, Bruno Koné n’a pas besoin de les menacer.

    Hum… quelque chose se prépare, on dirait.

  2. quoi 17 mai 2018 at 09:02 -

    On parle ici d’entreprise stratégique bien structurée avec un personnel salarié.
    Sinon rien de nouveau de lire un grognon vouloir tout noicir même quand c’est déjà peint en noir.
    À chacun sa lorgnette !!!

  3. quoi 17 mai 2018 at 09:21 -

    Comme je ne vois pas le verre à moitié vide,je dis bien heureux pour ces travailleurs privés que le droit de grève n’est pas suspendu,saurait été une véritable entorse à la liberté syndicale.

    À chacun sa lorgnette !!!

  4. dabakala 17 mai 2018 at 14:26 -

    On échoue en ce qui consiste assurer le devoir régalien d’état (santé, transport), puis on ouvre le champ à des sociétés privées qui prennent possession de pans entiers de l’économie, puis on se retrouve en train d’imposer à ces sociétés “privées” un service minimum en cas de grève des employés !!

    N’importe quoi !!

    Et comment l’état compte t-il exercer la pression sur ces salariés qui ont signé des contrat avec des entités privées et non publiques ?

    Pour les sociétés d’état, il existe des moyens de pression divers (suspension de salaire, renvoi de la fonction publique, etc.), mais pour une société privée, comment l’état compte t-il s’imposer aux employés ???

    Mettre la pression sur les propriétaires de sociétés privées citées ne se justifie pas, car ils sont victimes et subissent la grève.

    Franchement, on aimerait voir comment ce pouvoir fera pour atteindre son objectif !!

    Non, la seule façon de faire est de “récupérer” ces secteurs et de les réinscrire au public et d’assumer !!

    Quant aux sociétés de « production et de distribution », et ici encore on parlera j’espère de biens essentiels comme la distribution de gaz domestique ou de denrées alimentaires de première nécessité par exemple, c’est à l’état de trouver des solutions d’urgence au lien d’imposer aux sociétés privées un service minimal qu’il faudra savoir comment financer !!

    Tchr….

    Dabakala !!

  5. quoi 17 mai 2018 at 15:44 -

    Et voilà l’idiote de service qui y voit l’état faire pression sur une entreprise privée pour fait de grève sans services minimum.
    D’abord l’objectif d’une entreprise est de faire du profit et accepterait difficilement que ses employés débraillent.
    Et à la fonction publique rare sont les fonctionnaires qui sont renvoyés ou licenciés pour fait de grève contrairement aux syndicalistes du privé qui sont malicieusement viré par leur chef d’entreprise que de faire de la rétention salariale.
    Et mieux cette nouvelle donne quand à la gestion des grèves est le fruit de plusieurs négociations entre le patronat et les grandes centrales syndicales pour obtenir les 10% dans l’intérêt de tout un chacun.
    Un mi-cancre restera toujours cancre quelque soit le sujet abordé.Et ça se dit propriétaire d’une entreprise Surement fictive à 100%.

    À chacun sa lorgnette !!!

  6. Coigny 17 mai 2018 at 19:21 -

    Mon p’tit coco, pardon quoiquoi, je t’informe que le ministère des Transports, portefeuille dont est titulaire un membre influent du RDR – tu devrais le savoir, revise un peu à la Rue Lepic, stp – fait obligation dorénavant aux gbakas de déclaration au registre de commerce avec compte contribuable et RIB, en plus d’une déclaration du “personnel naviguant” à la CNPS. Quand le “djoulatchê” a 1,2,3 voire 10 gbakas, tu penses qu’il ira prendre un RCCM pour chacun de ses gbakas ? Il y a moyen d’être “structuré” seulement quand on est côté à la BRVM, selon toi ? Si le monde du transport entre en grève, ce sont les quelques bus faméliques de la Sotra qui vont transporter ces centaines de milliers de travailleurs à leurs boulot ? Le transport seul peut occasionner une paralysie totale de la société en une journée. Le Gvt en pense quoi ? Ce n’est pas un secteur stratégique ? La bonne blague !

  7. dabakala 18 mai 2018 at 02:53 -

    Pour répondre à l’imbécillité galopante du petit @coco, pardon, quoiquoi :

    Que les renvois ou licenciements dans la fonction publique soit rares ou pas, cela n’est pas ici ce qui est important. Le fait est que l’état a des moyens de pression sur les fonctionnaires ivoiriens et on l’a vu avec KANDIA et d’autres ministres qui ont réussi à faire régner l’ordre dans leurs domaines respectifs aussitôt qu’ils ont menacé de sévir. L’état a toujours eu gain de cause et les licenciements et renvois promis ont été rares, quand la menace de les appliquer a été plus que dissuasive !!

    Sur une société privée, l’état n’a plus les mêmes moyens de pression. Il en a sur les propriétaires de sociétés, mais pas sur les employés qui ont choisi de faire grève.

    Et en général, quand les employés font grève, il est extrêmement rare que les propriétaires soient compatissants, car ils perdent dans tous les cas de l’argent, même s’ils arrivent qu’il soient parfois solidaires de leurs employés, surtout si les doléances se font à l’endroit de l’état !!

    Sinon, les négociations avec le patronat et les syndicats, promues par l’état, se font uniquement dans l’intérêt de l’état qui a cédé des domaines stratégiques au milieu privé.

    En effet, si l’état s’accommode d’un service minimal de 10% en période de crise et de grève, à quoi cela sert-il donc de grever !!

    Non, l’acte de l’état n’a de sens que s’il s’engage à protéger l’entreprenariat privé en garantissant à tout entrepreneur une viabilité d’entreprise au cas où celle-ci subirait une grève généralisée de la part de ses employés. Mais là on parlera donc dans un cadre global et on ne saurait choisir les domaines qui seraient impactés par cette disposition !!

    En définitive, l’état essaie tout simplement de se dédouaner et de trouver une solution arbitraire au cas ou à cause d’une grève, des secteurs stratégique sont bloqués, secteurs qui auraient du être entièrement ou partiellement sous contrôle de l’état !!

    Je laisse donc ici les invectives diverses et les insultes à l’endroit du petit poussiéreux, car il suffira de me lire et de le lire pour savoir où l’imbécilité faite homme transpire !!

    Dabakala !!