Le directeur de la médecine du sport de l’INJS en Côte d’Ivoire suspendu après le décès d’un étudiant

Mis en ligne par La Rédaction | vendredi 8 Juin 2018

Étudiants de l’INJS en colère

Edwige FIENDE

Le ministre ivoirien des Sports, François Amichia a annoncé mercredi, la suspension des fonctions du directeur du centre de la médecine du Sport de l’Institut national de la jeunesse et des sports (Injs) d’Abidjan, au lendemain du décès accidentel d’un étudiant sur le terrain de handball.

“En attendant les conclusions” de l’enquête “pour élucider les circonstances du décès de l’étudiant, le directeur du centre de la médecine du sport est suspendu de ses fonctions”, a indiqué M. Amichia.

Mercredi, un étudiant en licence 3 option Education et motricité s’est accidentellement tué vers 07H30 (GMT et locale) en se cognant la tête contre une barre de poteaux de handball de l’INJS.

L’étudiant de 24 ans, admis au centre médical de l’institut n’a pu être pris en charge en raison de l’absence du personnel, selon des témoins.

Il est décédé à l’hôpital général de Marcory (Sud), où il a été évacué par des étudiants, ont-ils ajouté.

Après l’annonce de son décès, des élèves de l’INJS ont manifesté au sein de l’institut, et bloqué momentanément le pont HKB, reliant les communes du Sud à celles de l’Est, à proximité de l’institut.

Le ministre a déploré cette manifestation et invité les étudiants à privilégier le dialogue pour leurs revendications.

Alerte info/Connectionivoirienne.net

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Commentaires

5 Commentaires ... participez vous aussi à la discussion.

  1. quoi 8 juin 2018 at 07:04 -

    Il serait bon de savoir l’heure à laquelle l’incident a eu lieu.
    En effet dans le fonctionnement de certains centres de santé,ils sont exemptés d’astreinte de permanence et de garde.C’est le cas des PMI,des établissements sanitaires publiques au sein de l’administration, certains centres de santé scolaire et ou universitaire( à l’exception des CROU).

    À chacun sa lorgnette !!!

  2. Guez 8 juin 2018 at 09:09 -

    @quoi
    En clair, si le pauvre étudiant est mort faute de soins, c’est de sa faute. L’absence de l’équipe médicale de l’établissement étant tout à fait justifiée.

  3. quoi 8 juin 2018 at 09:45 -

    Non frérot @Guez ne tordez pas ma pensée,j’explique le mode de fonctionnement de certains centres de santé.Loin de moi d’accuser qui que se soit.
    Peut être qu’à partir de cet incident malheureux l’administration revera sa copie quand aux heures de fermeture et ou d’ouverture de ce type de centre de santé et surtout créer un service d’urgence.
    Concernant ce jeune il s’agirait probablement d’un traumatisme crânien grave l’ayant plongé dans un coma d’emblée nécessitant une prise en charge rapide avec un plateau technique efficient.
    Et quand on sait le niveau d’équipement et les heures de travail pour ceux qui ont fréquenté ce type d’établissement sanitaire universitaire en tant qu’étudiant,je crois en mon humble avis la suspension ou pas du médecin ne règle pas les vrais problèmes.

    À chacun sa lorgnette !!!

  4. quoi 8 juin 2018 at 09:56 -

    si cette suspension peut soulager la rancœur que je comprends de tout un chacun par effet placebo tant mieux.
    Sinon dans les mêmes circonstances lésionnelles graves on a aboutira aux mêmes résultats c’est à dire mort d’homme car il ne s’agit pas de prendre simplement une voie veineuse c’est à dire mettre sérum comme ou faire piqure comme on le dit à Yopougon ou à Abobo.

    À chacun sa lorgnette !!!

  5. dabakala 8 juin 2018 at 11:46 -

    @quoi….

    Il ne faut pas aussi exagérez en minimisant la situation…

    Quelque soit le traumatisme, des personnes formées, sans plateau technique super élaborées, auraient su au minimum (elles auraient essayé de) prendre des mesures pour stabiliser le patient et le prendre en charge, même si a terme la probabilité que le pronostic vital soit engagée demeure, après une commotion cérébrale ou fracture du crane probables.

    Ce n’est donc pas seulement une affaire de voie veineuse.

    De toute évidence, le problème principal réside dans le fait que dans une infrastructure administrative dédié au sport, l’on se doit de croire que l’on est pris en charge par un service médical quel qu’il soit, même s’il n’a pas la prétention de guérir tout type de traumatismes. (N’oublions pas qu’il existe tout une branche à l’INJS qui se dévoue à la médecine sportive !!)

    La question demeure donc éthique, morale et administrative.

    Quant à la suspension de personnel, il y a certain plan de la situation que nous n’avons pas dans cette approche journalistique, car en général, au delà de la simple situation décrite, il y a aussi des propos, des attitudes prises par des personnes qui ne feront qu’envenimer la situation. Il y a une escalade de la situation à terme qui débouche sur des tensions diverses et à des paralysies administratives et fonctionnelles, irrémédiables.

    En effet, de nombreux cadres administratifs et médicaux affichent une arrogance, un détachement et un manque de compassion vis-à-vis de la douleur, tels que les personnes affectées ont tendance à péter les plombs.

    La mesure de suspension peut être donc aussi une façon de calmer les ardeurs, surtout après des échauffourées ayant provoqué de graves conséquences.

    Cela ne résoudra pas le problème médical et infrastructurel, mais cela résout en général le problème social et moral, tout en ayant le mérite de rendre les structures de nouveau opérationnelles.

    Votre lorgnette donc !!

    Ce problème est donc forcément multidimensionnel !!

    Mais je n’ai rien dit !!

    Dabakala !!