Côte-d’Ivoire: “La libération de Bemba ouvre une perspective heureuse’’ pour Gbagbo selon son parti

Mis en ligne par La Rédaction | mercredi 13 Juin 2018

Serge Alain KOFFI

La frange du Front populaire ivoirien (FPI, opposition) conduite par Aboudramane Sangaré a salué mercredi “une perspective heureuse’’ pour son leader, l’ancien chef de l’Etat Laurent Gbagbo, au lendemain de la liberté provisoire accordée par la Cour pénale internationale (CPI) au Congolais Jean Pierre Bemba

“Nous n’allons pas bouder la perspective heureuse qui s’annonce en ce sens que si M. Bemba qui avait écopé de 18 ans de prison a été acquitté, à plus forte raison celui qu’on aurait jamais dû arrêter’’, a déclaré Boubacar Koné, porte-parole de cette frange du FPI, lors d’une conférence de presse.

Pour le FPI Sangaré “la CPI a donné un petit signal’’ en ordonnant mardi la remise en liberté provisoire de l’ancien vice-président congolais, acquitté, vendredi, des charges de “crimes de guerre’’ et de “crimes contre l’humanité’’ pour lesquelles il avait été condamné en 2016 à 18 ans de prison.

Alors que la CPI a récemment autorisé M. Gbagbo à plaider le non-lieu, ses partisans espèrent que son procès suivra le même destin que celui de M. Bemba.

“Nous attendons que la CPI confirme sa capacité à dire le droit. Nous n’allons pas jubiler avant. La CPI va dire le droit en septembre et le président Gbagbo sera légitimement mis en liberté’’, a conclu M. Koné, ancien directeur de protocole de l’ex-chef de l’Etat.

Arrêté en avril 2011 au terme de plusieurs mois d’une crise post-électorale qui a fait plus de 3 000 morts et transféré sept mois plus tard à La Haye, l’ancien président ivoirien fait face aux juges de la CPI depuis janvier 2016.

S’opposer au “braquage’’ d’un 3e mandat par Ouattara

Serge Alain KOFFI

La frange du Front populaire ivoirien (FPI, opposition) conduite par Aboudramane Sangaré a qualifié mercredi de “ballon d’essai’’ la déclaration d’Alassane Ouattara, qui a affirmé, dans une récente interview à Jeune Afrique, que “la nouvelle constitution (l’) autorise à faire deux mandats à partir de 2020” et appelé les Ivoiriens “à faire barrage à ce braquage’’ du chef de l’Etat.

“Moi je suis convaincu qu’il s’agit d’un ballon d’essai (…) Nous allons mobiliser le peuple de Côte d’Ivoire pour qu’il fasse barrage à ce énième braquage du pays parce que selon notre lecture, il s’agit d’un projet de braquage de la démocratie en Côte d’Ivoire’’, a déclaré Boubacar Koné, porte-parole de cette frange du FPI, lors d’une conférence de presse.

Dans une interview publiée début juin dans Jeune Afrique, M. Ouattara a affirmé que “la nouvelle constitution (l’) autorise à faire deux mandats à partir de 2020”.

Après avoir longtemps écarté cette possibilité, il estime désormais que le changement de Constitution de 2016 dont il est artisan a remis tous les compteurs à zéro et que ses élections de 2010 et 2015 ne comptent pas.

Depuis, sa déclaration fait débat en Côte d’Ivoire où la classe des dirigeants politiques est divisée après cette annonce dont le FPI Sangaré dit ne pas être “surpris’’.

“… pour le reconnaitre, il faut se mettre du côté de l’illégalité et il va vous y rejoindre. Tout ce qui est faux, tout ce qui n’est pas bon c’est là-bas qu’il se retrouve’’, a poursuivi M. Koné, face aux journalistes, au domicile abidjanais de Michel Gbagbo, le fils de l’ancien président Laurent Gbagbo.

“Chaque fois que M. Ouattara est candidat à quelque chose, cela pose problème. Encore une fois, il ne nous fait pas mentir. Il parle d’un 3e mandat qui pose problème aux lois, au bon sens et à la tranquillité de ce pays’’, a-t-il conclu.

S’opposer au “braquage’’ d’un 3e mandat par Ouattara

La frange du Front populaire ivoirien (FPI, opposition) conduite par Aboudramane Sangaré a qualifié mercredi de “ballon d’essai’’ la déclaration d’Alassane Ouattara, qui a affirmé, dans une récente interview à Jeune Afrique, que “la nouvelle constitution (l’) autorise à faire deux mandats à partir de 2020” et appelé les Ivoiriens “à faire barrage à ce braquage’’ du chef de l’Etat.

“Moi je suis convaincu qu’il s’agit d’un ballon d’essai (…) Nous allons mobiliser le peuple de Côte d’Ivoire pour qu’il fasse barrage à ce énième braquage du pays parce que selon notre lecture, il s’agit d’un projet de braquage de la démocratie en Côte d’Ivoire’’, a déclaré Boubacar Koné, porte-parole de cette frange du FPI, lors d’une conférence de presse.

Dans une interview publiée début juin dans Jeune Afrique, M. Ouattara a affirmé que “la nouvelle constitution (l’) autorise à faire deux mandats à partir de 2020”.

Après avoir longtemps écarté cette possibilité, il estime désormais que le changement de Constitution de 2016 dont il est artisan a remis tous les compteurs à zéro et que ses élections de 2010 et 2015 ne comptent pas.

Depuis, sa déclaration fait débat en Côte d’Ivoire où la classe des dirigeants politiques est divisée après cette annonce dont le FPI Sangaré dit ne pas être “surpris’’.

“… pour le reconnaitre, il faut se mettre du côté de l’illégalité et il va vous y rejoindre. Tout ce qui est faux, tout ce qui n’est pas bon c’est là-bas qu’il se retrouve’’, a poursuivi M. Koné, face aux journalistes, au domicile abidjanais de Michel Gbagbo, le fils de l’ancien président Laurent Gbagbo.

“Chaque fois que M. Ouattara est candidat à quelque chose, cela pose problème. Encore une fois, il ne nous fait pas mentir. Il parle d’un 3e mandat qui pose problème aux lois, au bon sens et à la tranquillité de ce pays’’, a-t-il conclu.

SKO

Alerte info/Connectionivoirienne.net

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