Scandale guichet automobile en Côte-d’Ivoire: La tête du Dg des Douanes réclamée par la société civile

Mis en ligne par La Rédaction | jeudi 14 Juin 2018

Une commission d’enquête parlementaire et la libération de tous les mis en cause recommandées

La plateforme des organisations de la société civile ivoirienne présidée par Tapé Mambo Lucien et l’observatoire national des organisations des consommateurs de Côte d’Ivoire de Marius Comoé étaient face à la presse mercredi 13 juin 2018 au Plateau pour se prononcer sur la malversation financière survenue au guichet unique automobile portant sur la sortie frauduleuse de milliers de véhicules du port.

Pour ces deux têtes de pont de la société civile en Côte d’Ivoire, ce gros scandale doit être géré avec justesse et impartialité par l’Etat de Côte d’Ivoire. Se basant sur une enquête diligentée par leurs organisations, Tapé Mambo et Marius Comoé font ressortir que cette affaire de dédouanement parallèle des véhicules n’a d’autres responsables que les structures de l’Etat qui interviennent sur la plateforme du guichet unique. Selon leur constat, toutes les opérations de dédouanement en temps normal commencent par la douane et finissent par la douane. Selon eux, cette régie financière porte, à cet effet, une lourde responsabilité dans la malversation. C’est pourquoi, sans tergiverser Marius Comoé soutient que l’actuelle direction générale de la douane doit être débarquée. « Notre objectif est que l’Etat soit impartial et juste. Il n’est pas normal que des usagers dédouanent régulièrement leurs véhicules et que d’autres passent par d’autres chemins », justifie-t-il mettant en garde la douane qui envisage de traquer les usagers mis en cause. « Notre enquête atteste que les services de douane rackettent et donnent une part au Dg. Les agents du ministère du commerce rackettent et donnent une part au ministre. Si tu ne le fais pas, tu reviens au cabinet. (…) Nous attendons le Dg de la douane au tournant. S’il ne fait pas son travail l’on doit mettre fin à sa mission. Pourquoi les gros bonnets cités ne sont pas mis aux arrêts et on doit aller traquer de simples usagers ? », interroge le conférencier.

Dans le même ordre d’idées, Tapé Mambo précise que le rôle de la société civile est de faire des constats, de dénoncer les mauvaises pratiques pour que ceux qui doivent prendre les décisions les prennent. Toutefois, il révèle que ce sont en réalité 20 mille véhicules qui sont sortis du guichet unique sans être régulièrement dédouanés.

« Nous avons des dossiers où des véhicules à dédouaner à 22 millions de FCFA l’ont été à 2 millions de francs avec signature du Dg de la douane. (…) La situation est grave, très grave ! Les préjudices sont énormes, il faut arrêter l’hémorragie », tempête-t-il.

Pour finir, Tapé Mambo et Marius Comoé ont fait des recommandations au gouvernement et à l’assemblée nationale. entre autres, la suspension de la mesure arrêtée par la douane qui prend effet le 1er juillet 2018 – la suspension provisoire des structures mises en cause dans le dédouanement frauduleux, Côte d’Ivoire Logistique en particulier – la mise en place d’une structure provisoire de dédouanement – la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire – la mise en place d’un comité interministériel pour la constitution d’une nouvelle structure en charge du dédouanement – la libération provisoire de tous les mis en cause.

SD à Abidjan
sdebailly@yahoo.fr

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Commentaires

4 Commentaires ... participez vous aussi à la discussion.

  1. marianne 14 juin 2018 at 14:02 -

    un moment il va falloir au président couper des têtes pour sauver sa crédibilité.

    Parceque pour la population soit il est complice soit il laisse faire soit il est dépassé soit … c’est des falke news.

    Dans tous les cas il doit réagir au risque de se faire lourdement sanctionner dans les urnes.

    Ce qui est intéressant c’est qu’il y a des ivoiriens qui jouent les scandalisés alors que leur propre vehicule est concerné car 22000 vehicules c’est énorme!

  2. bdesourcesure 14 juin 2018 at 17:51 -

    Mais bien sur que celui la etait dans l affaire il fait sauter lezs fusibles avnt lui c’est tout

    Pourvu que ça dure

  3. srika blah 15 juin 2018 at 12:43 -

    L’ivoirien n’aura plus faim et ne souffrira plus… si les règles et lois sont respectées dans notre pays á 75%(au moins).
    C’est le respect des lois et règles d’un pays qui font développer et émerger un pays et non les discours farfelus des politiciens.

  4. dabakala 15 juin 2018 at 12:52 -

    @srika …

    Commençons donc pas réduire les effets de la rébellion et des coups d’états !!

    Dabakala !!