Décès du général Kassaraté en Côte-d’Ivoire, ex Commandant supérieur de la Gendarmerie

Mis en ligne par La Rédaction | samedi 14 Juil 2018



Info brève

L’ancien Ambassadeur de la Côte-d’Ivoire au Sénégal, le général Kassaraté Tiapé Edouard, ex-Commandant supérieur de la gendarmerie nationale sous Laurent Gbagbo, s’est éteint ce vendredi soir à la Clinique Danga à Abidjan.

Kassaraté serait décédé suite à un arrêt cardiaque, selon nos informations. Ils ne présentait pas de réels signes de maladies graves jusqu’à un malaise subit en début de soirée de vendredi, selon des proches.

Il avait été récemment nommé, vice-président du PDCI-RDA, par l’ex chef de l’État Henri Konan Bédié, président dudit parti.

Plus d’infos suivront

Wikipédia
Édouard Tiapé Kassaraté était un ancien général de corps d’armée de la gendarmerie ivoirienne. Il a été chef d’état-major de la gendarmerie ivoirienne de 2005 à 2011.

Biographie
Après des études primaires à l’EPP de Tabou, il est admis à l’école militaire Saint-Louis du Sénégal en 1963 où il obtient le baccalauréat série lettres en 1970. Il entre ensuite au lycée polyvalent mixte de Toulon, en France. Il en ressort avec succès et est admis à l’école de formation des officiers de Saint-Cyr, en France. En 1977, il obtient le certificat de science criminelle à la Faculté de droit de Paris. De 1985 à 1986, il entre à l’ENA (Abidjan) en formation au cycle des officiers option diplomatie. C’est ensuite l’Institut supérieur de langues qui l’accueille en Allemagne d’où il ressort avec un diplôme. Sur le plan professionnel, après la formation d’officier à Saint-Cyr, le nouveau patron de la gendarmerie a fait plusieurs stages qui l’ont conduit successivement à l’école d’application de l’arme blindée et cavalerie de 1975 à 1976 à Saumur, en France ; au Cour supérieur des officiers de gendarmerie de 1976 à 1977 à Melun, en France ; au Cour de capitaine à l’école de cavalerie à Saumur de 1983 à 1984 ; au Cours d’état-major à l’école d’état-major en Allemagne de 1986 à 1987 ; au Cours supérieur d’état-major à l’école militaire de Paris de 1994 à 1995 ; à l’École supérieure de guerre de Paris de 1995 à 1996 et au FBI à Washington en 1997.

Le général Kassaraté a exercé diverses fonctions dans la gendarmerie où il a gravi tous les échelons ; de 1977 à 1978, il a été commandant du peloton de gendarmerie de Dimbokro. De 1978 à 1993, commandant de l’escadron blindé de gendarmerie ; de 1990 à 1993, commandant de la compagnie de gendarmerie à Séguéla ; de 1993 à 1994, adjoint commandant légion gendarmerie de Korhogo ; de 1996 à 1999, officier à l’ex-Conseil national de Sécurité. Pendant cette période, il a été chef et/ou membre des missions à l’ex-ANAD, à la CEDEAO, à l’ex-OUA et à la Banque mondiale. De 99 à 2000, il est commandant de la 3e légion de gendarmerie de Bouaké et, enfin, de 2000 jusqu’à sa dernière nomination par Gbagbo, il était commandant militaire du palais de la présidence de la République.

C’est donc un officier supérieur de la gendarmerie rompu aux techniques de son métier et doté d’une grande expérience, à l’instar de son prédécesseur, qui vient de prendre les commandes de la Gendarmerie nationale. Il prend sa retraite après la crise post-electorale de 2011. Il a été fait ambassadeur par le président Alassane Ouattara.

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  1. dabakala 14 juillet 2018 at 02:25 -

    Un livre qui se ferme.

    Dabakala.

  2. TIPADIPA2 14 juillet 2018 at 03:07 -

    RIP mon général …

    Pensée microbe refondu : un ennemi traître de Gbagbo vient de tomber…

    té ande

  3. srika blah 14 juillet 2018 at 09:18 -

    R.I.P…. Une mort un peu étrange même si la mort peut arriver a tout moment .

    Je ne comprends pas certains.
    Ne pas aimer Gbagbo(ou ne pas le suivre) ne veut pas dire qu’on est traître.
    Pourquoi tous les ivoiriens, surtout tous les patrons des forces de défenses auraient pu suivre Koudou Gbagbo et son FPI ?
    Ce ne sont pas tous les humains qui aiment le soi-disant “Dieu” religieux .

  4. Guez 14 juillet 2018 at 09:56 -

    Une disparition qui ne me fait ni chaud ni froid.

  5. dabakala 14 juillet 2018 at 15:32 -

    @srika ….

    On ne demande pas aux soldats d’aimer quelqu’un en particulier comme le font les cafards de BOUAKE promus dans l’armée, mais d’être républicains, sous les ordres du chef de l’état des armées, quel qu’il soit.

    C’est cela le principe et dans ce pays, a partir du moment où il est bafoué, chacun fera son analyse selon son entendement…

    Par contre, KASSARATE avait forcément des choses à dire, et le moment n’est pas propice pour dire certaines vérités, tant que OUATTARA est au pouvoir et fait usage de répression pour se faire respecter.

    Dommage qu’il parte avant de pouvoir produire ses mémoires.

    KASSARATE n’était donc pas un traitre, mais sous la pression, pris entre divers feux, il avait ses raisons et on aurait bien aimé les entendre, venant de la part d’un soldat qui se souhaitait largement plus de place dans l’armée que dans des offices diplomatiques chez les darkmen.

    Mais pour que cela soit, il fallait que OUATTARA quitte le pouvoir, et que KASSARATE soit encore en vie !!

    RIP

    Dabakala.

  6. belo001 14 juillet 2018 at 21:57 -

    RIP mon général, j’ai beaucoup appris auprès de vous ! que la paix du très soit avec vous !
    beloo !

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