Divorce Pdci/Rdr en Côte-d’Ivoire: La proposition de Konan Kouadio Siméon pour éviter le chaos

La Maison de la presse d’Abidjan Plateau a été le lieu choisi par l’ex-candidat à la présidentielle, Konan Kouadio Siméon ce mardi 31 juillet 2018, pour une conférence de presse sur la situation politique du pays. L’homme, on le sait déjà, s’était distingué par le refus de 100 millions de FCFA de l’Etat pour le financement de sa campagne en 2015. Au moment où le climat politique devient délétère, « le neutre réconciliateur » comme il aime à s’appeler, s’est invité dans la guéguerre Pdci/Rdr pour proposer sa recette pour sortir de l’impasse.

On retient de sa déclaration et de ses réponses aux questions des journalistes que :

1- KKS s’oppose à toute idée d’élection présidentielle en 2020 tant que la situation reste comme elle l’est en ce moment. Ce serait foncer droit dans le mur, selon lui. Aussi propose-t-il l’idée d’une transition démocratique sans Ouattara qui sera en fin de 2e et dernier mandat.

2- KKS demande à Henri Konan Bédié de se saisir de l’occasion qui lui est donnée aujourd’hui pour sauver la Côte d’Ivoire et rectifier ainsi le tir. Pour la simple raison que, selon lui, beaucoup d’hommes politiques font aujourd’hui le voyage de Daoukro pour rencontrer Bédié et lui demander de rassembler les ivoiriens dans une coalition pour dégager Ouattara.

3- Le conférencier estime que toute union du genre ‘’2 contre 1’’ sera improductive en ce sens que celui qui sera au pouvoir à partir d’une telle combinaison n’aura aucune chance de gouverner, eu égard à l’expérience du passé

4- Pour KKS, l’alliance Pdci-Rdr au pouvoir n’a pas apporté la paix à la Côte d’Ivoire. D’où l’idée d’une transition en 2020 qui marque selon lui, la fin d’un cycle, la fin d’une génération de politiciens. Cette transition dont il serait prêt à prendre les rênes (si les Ivoiriens le souhaitent) devrait à son avis vider tous les contentieux actuels qui enveniment la vie nationale. ils ont pour noms, problèmes fonciers, réconciliation nationale, indemnisation des victimes des crises, refondation de l’armée, libération des prisonniers politiques…

5- KKS déclare que toute réconciliation en Côte d’Ivoire ne peut s’envisager sans Gbagbo. Toute chose qui, selon lui, ne veut pas dire que Gbagbo sera forcément le réconciliateur de la Côte d’Ivoire. L’ancien président, argumente KKS, sera néanmoins un catalyseur de cette réconciliation tout comme Bédié, Ouattara et les autres grands leaders.

Ci-dessous sa déclaration liminaire aussi bien construite que logique et riche en enseignements

Mesdames et Messieurs, Honorables invités, Chers amis de la presse,
Je voudrais vous remercier pour votre présence nombreuse ce matin à cette conférence de presse, conférence dont j’ai pris l’initiative en vue d’échanger avec vous sur le thème :
CI : divorce des alliés au pouvoir, le piège. Quelle alternative pour éviter le chaos ?
Ce matin, je me propose, dans un premier temps et en guise de propos liminaire, de vous faire une brève déclaration sur le sujet. Puis, dans un second temps, je me soumettrai volontiers aux questions que vous voudrez bien me poser.
Mesdames et Messieurs, Honorables invités, Amis de la presse, Chers compatriotes,
Depuis quelques semaines, notre pays est à nouveau sujet à des tensions politiques. En effet, comme l’on pouvait le pressentir depuis un certain temps, le couple axial et moteur de la coalition au pouvoir, le PDCI-RDR, n’a pu surmonter ses divergences internes dans la perspective de l’élection présidentielle 2020.
En temps normal, nous n’aurions pu que regretter tout au plus, ce divorce, un acte devenu si banal et si courant sous nos tropiques. Sauf qu’ici, et c’est le piège, objet de mon interpellation, il ne s’agit pas de n’importe quel couple. Il s’agit ici d’un couple qui n’a jamais eu de cesse de nous mettre en garde contre les conséquences gravissimes de son éventuelle désunion sur l’ensemble de la nation. Et, à mon avis, nous aurions torts de minimiser ou de sous-estimer une telle menace, au risque de paraitre comme de véritables incorrigibles, au regard de notre histoire récente.
Le 16 juillet dernier, à l’occasion de l’assemblée constitutive du parti unifié de la discorde, Monsieur Ouattara dont les avertissements et mise en gardes de cette nature n’ont jamais été de vains mots, l’a encore et pour la énième fois martelé en des termes assez claires : « Le président Bédié et moi savons ce qu’ont coûté nos incompréhensions ». Quelques semaines auparavant, l’ors du houleux bureau politique du PDCI RDA, l’un des grands défenseurs du maintien du mariage, Monsieur Daniel Kablan Duncan, vice-président de la république, lui-même surement dans les secrets des dieux, a tenu, non sans gravité, à prévenir son parti du danger certain de cette rupture : «Si le PDCI ruinait les espoirs du parti unifié, une guerre pourrait à nouveau survenir en Côte d’Ivoire » Avait-il révélé.
Chers compatriotes, les choses peuvent elle être plus claires ? Allons-nous encore faire preuve de la même naïveté que hier ?
Depuis, le volcan ivoirien qui n’était qu’en état de somnolence semble enclencher son processus d’activation. Les éléments de langage nocifs de triste mémoire et les déclarations incendiaires refont surface, les plans les plus cyniques s’échafaudent et l’on voit déjà se dessiner à grands traits, le redoutable schéma de la métamorphose des forces en deux machines de guerre.
Allons-nous commettre fatalement la même erreur que hier ?
Allons-nous nous engager dans la préparation de la bataille fratricide en nous rangeant comme hier dans notre éternel 2 vs 1 mortel à l’issue toujours tragique et destructrice ?
Souvenons-nous du 2 vs 1 du front républicain de 1995, le résultat a été 30 morts au boycott actif, un coup d’état en 1999 et 300 morts à la présidentielle de 2000.
Souvenons-nous le tout sauf Bédié et Ouattara de l’élection présidentielle de l’an 2000, le résultat a été une rébellion meurtrière qui a défiguré notre pays avec son lot de victimes dont on est encore sans bilan.
Souvenons-nous du 2 vs 1 de 2010, le résultat a été au moins 3000 morts, des centaines de milliers de déplacés et de réfugiés, un pays profondément divisé, etc., etc…
A la lumière des derniers développements, tout porte à croire qu’une tendance majoritaire de l’opposition semble accréditer et même œuvrer pour le front commun contre le RDR. Ce rassemblement d’une partie des ivoiriens contre une autre partie aussi infime puisse-t-elle être, quoique légitime et stratégiquement efficace pour gagner l’élection peut-il l’être autant pour gagner la paix ?
Assurément non, si on s’en tient aux expériences citées plus haut. Cette option, dans le contexte ivoirien actuel gagne des élections mais elle ne gagne pas la paix. Bien au contraire, elle conduit à la guerre et à l’affrontement fratricide.
Car en définitive, que recherchons-nous ? Le pouvoir ou la paix ?
Je suis sûr que tous me répondront : le pouvoir et la paix. J’ose croire qu’il n’y en aura aucun pour me dire : moi c’est le pouvoir, la paix je m’en contrefiche. Car Je ne connais aucun homme politique qui aimerait conquérir le pouvoir pour ne pas avoir à l’exercer parce qu’on lui aura servi un coup d’état ou une rébellion.
Pour la Côte d’ivoire, comment atteignons-nous ce double objectif du pouvoir et de la paix ?
Mes propositions :
La crise ouverte actuelle, provoquée par l’implosion de la coalition au pouvoir et l’approche de la fin du dernier mandat du Président Ouattara sonne clairement la fin d’un cycle. La fin d’une génération qui aura été incapable de préserver l’héritage de paix légué par les pères fondateurs et la fin d’un système qui aura montré toutes ses limites et sa nocivité tant au plan social, économique et politique. Le contexte actuel à nous légué à deux ans de la prochaine élection présidentielle est une véritable bombe qu’il est vital pour la nation de désamorcer avec la plus grande sagesse et la plus grande délicatesse. Il impose de façon impérative et urgente la nécessité du consensus national autour d’idées fédératrices et fondatrices d’un nouveau contrat social au service du pardon, la réconciliation, et la paix et partant, de la cohésion sociale, du développement de la Côte d’Ivoire et du bien-être social de nos concitoyens.
Cela exige ici et dès maintenant, l’ouverture d’un dialogue national pour la mise en place d’un nouveau cadre politique inclusif pour la transition vers la nouvelle Côte d’Ivoire. Les lourds contentieux accumulés tout le long de ces trois dernières décennies nous imposent une halte. Tant d’années de rudes batailles, d’opposition des différentes communautés, de destructions de biens et surtout de milliers de vies humaines laissent forcément des séquelles et des frustrations, forgent des mentalités et des réflexes qui ne peuvent être traités dans le feu de l’action. Si nous voulons vraiment la paix durable et le développement de notre pays, nous ne pouvons plus faire l’économie d’une véritable concertation nationale et d’une véritable transition démocratique. C’est ici et maintenant à l’approche de la fin du mandat de Monsieur Ouattara qu’il faut en poser avec responsabilité et courage le principe et les termes au lieu de foncer tête baissée vers une élection dont on sait d’ores et déjà qu’elle ne sera pas plus paisible que celle de 2010. C’est dans ce cadre consensuel et dans aucun autre, que peut se construire à la fois l’action efficace pour la réconciliation et la paix, l’organisation et la passation du flambeau à la nouvelle génération.
C’est pourquoi, j’en appelle à tous les acteurs et en particulier au Président Henri Konan Bédié, en raison de sa responsabilité morale historique (c’est à lui que le père de la nation a laissé le pays) et en sa qualité de doyen d’âge de tous, pour le rassemblement de tous sans exception afin d’en étudier les modalités.
Oui Monsieur le Président, Dieu vous redonne là l’occasion de rectifier le tir. Agissez entant que père de tous et au-dessus de toute considération de couleur politique. En agissant ainsi vous aiderez grandement à éviter le piège de la division et à Transformer cette mauvaise passe politique en un tournant gagnant pour la réconciliation nationale et pour chaque habitant de ce pays.
Oui Monsieur le Président, tel est, me semble-t-il le rôle qui vous revient de jouer à cette étape cruciale de la vie de la nation. Ainsi, la conscience et le moral légers, vous pourrez tirer votre révérence de la scène pour un repos bien mérité avec la reconnaissance de la nation et surement, enfin, le repos de l’âme d’Houphouët Boigny.
Oui, leaders de tout bord Le scenario gagnant ce n’est ni le parti unifié, ni une quelconque coalition. Le scenario gagnant c’est la patrie unifiée, le scenario gagnant, ce n’est pas le Rassemblement des Houphouetistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), le scenario gagnant c’est le Rassemblement de tous les Ivoiriens pour la Démocratie et la Paix (RIDP)
Appelons chaque fille et chaque fils de la nation.
Appelons les enfants d’Houphouët, appelons les enfants de Gbagbo, appelons les enfants d’Alassane, appelons les enfants de wodié, appelons tous les enfants de Côte d’Ivoire au rassemblement autour de la nation.
Appelons le PDCI, appelons le FPI, appelons le RDR, appelons tous les partis, appelez tous les militants et militantes de tous les partis.
Appelons toutes les forces vives de la nation et ensemble rebâtissons l’unité nationale pour la renaissance de notre pays.
Oui chers compatriotes, telle est, j’en suis convaincu, le seul schéma, la seule alternative pour contourner le piège de l’implosion et éviter le chaos qui se profile à l’horizon à notre chère patrie, la Côte d’Ivoire.
Quant à moi, dans le sacerdoce qui est le mien pour la réconciliation des filles et fils de ce beau pays que nous aimons tous, je reste déterminé et activement saisi, à la disposition et au service de la nation Jusqu’à ce que son salut paraisse, comme l’aurore, Et sa délivrance, comme un flambeau qui s’allume.
Ainsi, dans le consensus, l’AMOUR et en forgeant unis dans la foi nouvelle, nous auront tous et ensemble gagné le pouvoir et la paix pour la patrie de la vraie fraternité.
Je vous remercie et que Dieu Bénisse la Côte d’Ivoire !
Fait à Abidjan, le 31 juillet 2018
Konan Kouadio Siméon (KKS)

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9 thoughts on “Divorce Pdci/Rdr en Côte-d’Ivoire: La proposition de Konan Kouadio Siméon pour éviter le chaos

  1. Transition? Non pas ca!

    Tout cela ne serait pas revenu sur la table si Mr Ouattara s était contenté de faire ses deux mandats en laissant les partis politiques diriger leurs formations.

    Un pays où on dit que la commission électorale est crédible normalement on ne devrait avoir aucune appréhension pour la présidentielle si comme il le disait « tout le monde peut se présenter ».

    Je ne suis pas de ceux qui rêvent que Mr Ouattara s accroché au pouvoir pour avoir leur match retour.

    Mais comme le dit fologo quand tu dois mourir pendu tu meurs pas noyé…

    Les ghanéen s sont nos cousins proches. Comment se fait il qu’ ils arrivent à organiser des présidentielles sans problème?

  2. Pourquoi une transition ?
    Ouattara sait personnellement que c’est lui qui est devenu le « gros probleme » des ivoiriens. Il n’a pas réussi á réunir et á réconcilier le peuple ivoirien et pourtant nous avons fondé beaucoup d’espoir sur lui en 2010.(Je l’ai voté en 2010)

    Ouattara DRAMANE peut facilement se rattraper(different du rattrapage ethnique) s’il le veut. L’erreur est humaine .

    La transition n’est pas la solution.
    Meme s’il y a une soi-disant transition, nous connaîtrons les mêmes déboires car les mentalités restent inchangées.

    Je ne vois pas un SEUL et UNIQUE ivoirien qui viendra au pouvoir avec son clan et ne vont pas chercher á s’enrichir .
    Le pouvoir et les finances de l’Etat sont confondus et forment un bloc.
    La politique, dans notre pays a été toujours une principale source efficace pour s’enrichir vachement par des détournement de fonds, la magouille, se croire comme un Dieu,…etc etc.

    Nos dirigeants au pouvoir ne jouent pas franc-jeu. Ils sont tous des malhonnêtes, assoiffés d’argent et d’honneur.
    C’est leur intérêt personnel qui prime.

    Cela s’ajoute une Commission électorale qui est devenue un royaume dans le Royaume, loin d’être impartiale.

    Si les finances et services de l’état étaient efficacement contrôlées, beaucoup d’ivoiriens s’abstiendraient á faire de la politique.
    ESPERONS !

  3. vivement srika blah au pouvoir !
    il n’y aura plus de mensonges politiques,plus de malversations financières,plus de faits divers etc..
    au fait,et mon agouti ?
    beloo !

  4. @belo001 …..
    Prends mon « GBO^H » de loin… Je n’oublie pas mes promesses. A Yakro ou á Ndotré(Abobo) on va se voir.

    On « se tape, on se frappe  » sans se faire de cadeau sur Connectionivoirienne.net…

    J’espère qu’il sera de même quand on va se croiser autour du Gbangui accompagné avec des plats de rat, d’agouti et de (python ou vipère que j’adore).
    Je n’arrive pas a Boire du Tchapalo… mais j’aime le Koutoukou de Bondoukou et d’Abengourou qui est original fait á base de bangui naturel

  5. Respecter les lois et les règles !!

    C’est le plus important !!

    Le reste vient tout seul !!

    dabakala

  6. Une transition pour quoi faire ?
    On parle de reforme de la CEI, il y a un autre quidam qui vient sans aucune raison proposer une transition. Peut-être que c’est le mot transition qui lui plaît, sinon il n’y a aucune justification pour faire une transition en Côte d’Ivoire… Cette proposition de transition est simplement idiote…

  7. Transition ? Tant qu’on y est, pourquoi pas une conférence nationale souveraine ? Le pouvoir exécutif est devenu un tel objet de convoitise par tous, que tous les artifices sont explorés pour en goûter le miel : parti cocufié, parti momifié, parti lubrifié, etc jusqu’aux troïka et autres triumvirats pour son exercice. Je n’oublie pas ce cri de Gbagbo en campagne électorale en 2000  » mais on parle de fauteuil présidentiel ; ce n’est pas un banc présidentiel, c’est un fauteuil ». En vérité, l’éloignement de ce pouvoir exécutif (source la plus rapide d’enrichissement, loin, très loin devant le PMU) durant 1 quinquennat (5 ans) est si difficile qu’on en arrive à adouber des extrémités comme les putschs et autres rébellions armées.

    La sortie de KKS soulève donc plusieurs problèmes :

    1. Son extrême frilosité limite paranoïaque qui laisse entrevoir le péril partout, même quand c’est simplement 2 coquins qui se battent pour les délices du pouvoir, de son exercice et donc de la jouissance de ses fruits ;

    2. La mise en lumière du rôle néfaste du RDR sur la scène politique nationale, qui pourrait à terme emmener à se dire que la paix recommande que ce parti reste ad vitam aeternam au pouvoir. Le passé récent nous montrant que dans l’opposition, il passerait son temps à ourdir complots, coups d’états et rébellions armées. Quel est donc ce parti qui, s’il perd le pouvoir, fera tomber les 10 plaies d’Egypte sur le pays ? Inquiétant ;

    3. Le pouvoir et les partis politiques ayant fait tomber la parenthèse ethnique entre laquelle le colon puis le parti unique avaient placé la socité ivoirienne, il est clair que la Côte d’Ivoire devra composer avec. Et c’est là que la proposition de Mamadou Koulibaly trouve toute sa pertinence : vu que plus personne ne peut gagner seul une élection et exercer le pouvoir, chacun monnayant pour sa tribu/parti politique, le régime parlementaire s’impose dorénavant. La transition militaire et son gouvernement de bric et de broc est une norme sur laquelle s’est aligné Gbagbo, puis Ouattara. Et si simplement le poids parlementaire de chacun dictait sa voix au chapitre, obligeant non seulement les gouvernements à éviter les frustrations, mais en même temps veillant à impliquer le plus de sensibilités politiques (ethniques) possible ? Parce qu’en vérité et pour jouer franchement, c’est bien l’objectif final auquel appelle KKS. Non ?

  8. Contrairement à ce que tous les pourfendeurs de KKS pensent, ce pays a effectivement besoins d’une transition. C’est la seule garantie que nous aurons, pour jeter les bases d’une nation moderne. C’est Dire un état ou le droit est respecté
    KKS a raison de dire que les signes précurseurs d’un conflit entre le PDCI et le RDR sont déjà perceptibles.
    Il ne suffit pas de dire qu’une transition est une mauvaise chose, sans en apporter un minimum d’argumentation pour expliquer pourquoi.
    En Côte d’ivoire, les tensions politiques sont liées à notre système de gouvernement qui s’ apparente plus à une monarchie qu’a une république.
    Le président de la republique une fois élu, incarne à lui tout seul le pouvoir publique, militaire, bref tout les pouvoirs qui existent dans le pays. Des lors, il n’est plus au service du pays, mais ce sont les populations et les services publics qui sont à son service. Avec de tels pouvoirs, il a le droit de vie et de mort sur tous les habitants du pays. C’est lui qui décrète qui gagne ou qui perd. Et dans le cas du régime actuel, le pouvoir exécutif et toutes les institutions régaliennes servent de moyens de pression et de chantage sur les adversaires politiques, même sur les populations et surtout il n’hesite pas à utiliser la force du gouvernement pour imposer la pensée unique. Il est juge et parti dans l’organisation des élections.
    Or un tel pouvoir absolu non seulement corrompt son auteur absolument, mais suscite la convoitise des autres politiciens. Dans un tel système de gouvernement, l’alternance ne s’opere que dans la violence, parceque, le détenteur du pouvoir, le président sortant décide d’exercer le pouvoir envers et contre tous. Dans certains cas, il a l’outrecuidance de vouloir décidé à la place du peuple qui est apte à gouverner après lui.
    Seule une bonne transition Peut changer cette donnée. Mais comprenons Nous bien, une transition qui exclue d’office toutes les chapelles politiques et les politiciens de tous bords, aussi bien que des Monsieur comme KKS. La première exigences, à l’exemple du Burkina Faso, sera que ceux qui seront désigné pour conduire cette transition seront interdit de postuler à quelques positions que ce soit électives. Il ne peuvent être candidat à aucun mandat électoral.
    Le but de cette transition sera d’ établir un nouvel ordre politique en Côte d’ivoire.
    Réécrire Une constitution qui prends enfin en compte l’interet du pays contrairement à ces constitutions taillées sur mesure par les politiques qui ont juste pour objectif de soit pérenniser leurs régimes ou de faire obstacle à un adversaire politique. Depuis les indépendance, la côte d’ivoire n’a jamais eu une loi fondamentale qui privilégie les intérêts de la nation.
    Elle doit être la boussole de la gouvernance du pays.
    Elle doit marquer une claire séparation des pouvoirs entre les trois branches du gouvernement.
    Un Soro Guillaume sincèrement pense qu’il travaille pour Ouattara. ,
    Elle doit de manière explicite indiqué les attributions de chaque institutions.
    Les cumuls éhonté de postes doivent prendre fin. Expressément les politiques qui sont et dans le législatif et dans l’executif en même temps.
    L’organisme chargé d ‘organiser les élections doit être indépendant et doit proscrire la participation en son sein de tous les politiciens.
    La fraude électorale doit finalement être criminaliseé.
    Autour de nous, les meilleurs démocraties ont connues des transitions Avant de lancer l’emergence de leur pays. On peut citer le Ghana, et le Benin.
    Au Ghana par exemple depuis 2000, le pays est à son 4eme président,
    -John Kuffor.
    -Joh Attah Mills
    -Dramani
    -et finalement Nana Akuffo Andoh.
    Tout cela dans la paix.
    Personne au Ghana ne se querelle autour de l’organisme chargé d’organiser les élections. Les listes électorales sont actualisées chaque années.
    Quand vous même vous voyez ces choses, vous pensez qu’en côte d’ivoire, nous pouvons atteindre ce niveau démocratique si les politiciens continuent de tirer les ficelles ?
    Les amis, c’est de cette façon que nous aurons un pays où le peuple exercera enfin son pouvoir qui est de se doter des dirigeants de son choix dans la paix.

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