Côte-d’Ivoire: «Ivoirien d’abord ?» Nous sommes tous de quelque part !

Mis en ligne par La Rédaction | mercredi 24 Oct 2018

Lu pour vous

Je ne sais pas d’où leur vient ce nouveau concept “Ivoirien d’abord”.. Je ne veux même pas comprendre les éléments de référence. Cependant, les arguments que ses promoteurs l’y trouvent ainsi que les dérives exclusionnistes, xénophobes, qui sous-tendent leur “bébé” dans les débats sont abjects et dangereux pour la cohésion sociale. Enfin, les promoteurs d’un tel concept permettent aussi facilement malheureusement, à Ouattara et ses suiveurs de se faire passer encore une fois pour les victimes. Hélas !

P.S : La plupart de mes aînés biologiques sont citoyens ailleurs et bien intégrés. Je suis moi-même en exil ailleurs et je n’ai aucun problème avec ceux qui m’accueillent et ne trouvent officiellement aucun problème à ma présence. On vient tous de quelque part !

Hermann Aboa

WE’RE ALL FROM SOMEWHERE !

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Commentaires

14 Commentaires ... participez vous aussi à la discussion.

  1. wara 25 octobre 2018 at 00:20 -

    QUESTIONNEMENTS ET CERTITUDES

    “…IVOIRIEN D’ABORD..”
    Au Mali voisin, IBK a dit “LE MALI D’ABORD !”.

    Chez le voisin du Mali, LE SENEGAL, Macky SALL a professé :
    “LA PATRIE AVANT LE PARTI !”

  2. wara 25 octobre 2018 at 00:50 -

    QUESTIONNEMENTS ET CERTITUDES (suite)

    Comme mythes moteurs de la mobilisation des fils et filles d’un pays, on ne saurait donc dire que “Ma Côte d’Ivoire d’abord” ou “Ma Patrie avant mon Ethnie” sonneront à priori comme le tocsin qui annonce le reveil des hordes ennemies.

    Les limites territoriales du pays sont majoritairement tracées et connues.

    Par contre quand on privilégie le slogan “Ivoirien d’abord” et sachant comment le concept de l’ivoirite est née et a été manipulé, mais également au regard de toutes les peines que nous avons à tous les niveaux pour ressouder les morceaux du tissu national, on pourrait être tenté de penser que certains n’ont rien compris !

    Non point parce qu’on ne sait pas au regard de la loi qui est ivoirien ou pas, mais parce que simplement beaucoup de nos compatriotes nourris aux mamelles de complexes de supériorité et de faux préjugés, entretiennent encore la secrète conviction qu’il y a de bons et de vrais ivoiriens et les autres !

    Et ceux là Hermann crois moi, sont plus nocifs pour la paix et la concorde nationale.

    Il n’y a donc pas que “Les suiveurs de Ouattara” pour se convaincre qu’il y a péril dans la demeure.

    Toute personne dotée d’intelligence devrait travailler à défendre la construction d’une nation ivoirienne forte et solidaire.

    Le travail de mille générations qui construira MA COTE D’IVOIRE;
    Nos aïeuls qui sont morts pour la defendre;
    Notre vie pour l’aimer..

    Ces grands mots des refrains patriotiques invoquaient plus la nation que l’individu.

    Naturellement dans la nation il y a des citoyens ayant une nationalité.

    Mais si la nation n’est pas construite ou stable, il n’y aura pas de nationaux crois moi mon cher Hermann.

    Je sais que 2020 approche. A la pêche aux électeurs, c’est déjà la course.

    La fin justifiant pour certains les moyens, beaucoup pensent secrètement qu’on peut faire fusil de tout bois.

    Or tous les bois ne sont pas de bons fagots.

    Souviens toi ds cette dernière sagesse. Notre chemin ensemble est encore très long.

  3. Ysir 25 octobre 2018 at 00:59 -

    Le nationalisme débridé conduit inexorablement à la destruction des fondements de tout état..

  4. Coigny 25 octobre 2018 at 07:33 -

    Que la priorité soit donnée aux citoyens d’un pays ne peut en soit être une mauvaise chose. Comme me l’expliquait un Camerounais au chapitre de la même priorisation activée chez eux, ils achètent d’abord à un commerçant Camerounais, sur la base du calcul que les ressources restent au plan local, pour aider d’autres Camerounais.

    Si cette vision guide notre population, elle est salutaire. Le prérequis pour sa mise en œuvre restant bien évidemment la pleine compréhension et la pleine acceptation de la possibilité pour un Zoungrana, un Diouf, un Diori, un Babaladé, un Béhanzin, etc, D’ÊTRE IVOIRIEN. Donc que la qualité d’Ivoirien est affranchie de celle de natif. Lesquels natifs ne sont pas choqués qu’un Dacouri ou un Boli portent les couleurs de l’équipe de France de Basketball ou de football. Pas plus qu’ils n’ont honte (bien au contraire) quand leurs parents se présentent l’Été venu à l’aéroport FHB avec passeport Américain, Canadien, Français, Britannique, etc.

    Ceci dit, le RDR a eu 7 (sept) longues années de gouvernance pour s’attaquer aux causes profondes du rejet de l’étranger, du repli identitaire. 7 longues années pour comprendre et corriger les raisons pour lesquelles l’ivoirité dans sa manifestation décriée avait à ce point prospéré. Qu’ont-ils fait ? RIEN !!! Même pas le moindre début de communication nationale sur les vertus du pardon, de l’acceptation, du vivre ensemble, de la citoyenneté. Bien au contraire, ils ont exacerbé ces sentiments qu’ils pensaient pouvoir mettre sous cloche par le musellement de l’opposition significative rendue responsable de tout, par le bâillonnement des médias et l’interdiction du débat débat contradictoire. Sans oublier cet abject pendant de l’ivoirité en pire, le rattrapage ethnique. Pour quel, résultat ? Le repli identitaire est le premier symptôme de la faillite du modèle de Nation. La cocotte minute siffle. Si ces machos ataviques avaient déjà mis un orteil en cuisine, ils sauraient ce que cela signifie.

  5. Deprado 25 octobre 2018 at 09:47 -

    À lire les 3 intervenants ci dessus je pense que tout le monde comprend ce à quoi fait allusion M. Aboa. Le fait que l’alerte vienne de lui (journaliste très en vue pendant la crise post électorale) est révélateur de ce que les motivations des promoteurs de ce concept ne sont pas bonnes.
    On a expérimenté la géo politique et le parti unique sous le Président Houphouet ce qui a donné cette résilience à notre économie malgré tout ce qu’on pouvait reprocher à son système. Le Président Bédié et son éléphant d’Afrique à la sauce de l’ivoirité mal appliqué nous ont conduits au premier coup d’état que la Côte d’Ivoire a connu. Le Président Gbagbo et sa refondation à la sauce souverainetiste et nationaliste nous ont amenés à la guerre. Que nous réserve le Président Ouattara et son émergence à la sauce du rattrapage ethnique? Vivra verra!

  6. wara 25 octobre 2018 at 12:52 -

    AVRIL 2011 : LE TERRAIN ET LES CHOIX CRUCIAUX A FAIRE IMMEDIATEMENT

    Je concède à @Coigny :
    « le RDR a eu 7 (sept) longues années de gouvernance pour s’attaquer aux causes profondes du rejet de l’étranger, du repli identitaire. 7 longues années pour comprendre et corriger les raisons pour lesquelles l’ivoirité dans sa manifestation décriée avait à ce point prospéré. Qu’ont-ils fait ? RIEN !!! »

    Concernant Soro, je disais ici le 23 Octobre 2018 (c’est déjà trop vieux ?) exactement ceci
    « …Soro a incarné LA VOIX du vivre ensemble durant une dizaine d’années.
    Or cet idéal de VIVRE ENSEMBLE reste aujourd’hui un chantier en friche. Un combat qui cherche SA VOIE ! Une construction qui demande un maçon qui peut fédérer tous ceux qui pensent et croient que cela est possible. Un maçon ISSU des rangs du RHDP…

    CETTE MISSION peut et devrait être portée par Soro. Il en a le profil et les potentialités réelles. Sans nécessairement se mettre à la marge ou évoluer en solitaire avec des compagnons plus que douteux tant du point de vue moralité qu’ambition politique ».

    Donc à l’occasion de « mon temps de production en tant que Senior Community Manager » (Madame Kandia Camara, où sont mes jetons ? On ne fait que m’accuser d’être en mission pour toi ! Ou bien vous voulez que je m’immole à la Rue Lepic comme Dame Mandjara Ouattara (RIP) pour que vous sachiez que « L’ouvrier mérite son salaire » (Luc 10:7)), je sais aussi faire la part de choses !

    Oui @Coigny je sais distinguer mais aussi avoir le bon sens dans le jugement !

    Oui le RDR n’a été très performant dans ce domaine ! Mais on peut le comprendre aisément. Le projet de Vivre Ensemble soigneusement bâti avant 2010, s’est trouvé confronté à la réalité du terrain en 2011.

    Mai 2011 : que d’urgences à satisfaire ! Que de plaies à panser ! Que de besoins basiques à combler !

    Il a fallu donc retrousser les manches et se jeter à l’eau. ADO dans ce rôle a été un Maitre.

    Pour avoir vu la RCA, le Congo, le Tchad pour ne citer que ces exemples au sortir d’affreux combats, je resterai toujours un ADOrateur ! Je sais d’où on vient et à quel désastre on aurait pu être confronté pour trois décennies encore !

    Le Projet de Renaissance des Infrastructures de Côte d’Ivoire (PRI-CI), initié en Juin 2012, a été lancé pour une durée de quatre (04) ans, par le Gouvernement ivoirien et la Banque Mondiale, « en vue d’intervenir sur cinq (05) secteurs sensibles: infrastructures routière urbaine et rurale, eau potable, assainissement urbain, éclairage public, réhabilitation d’infrastructures scolaires et sanitaires. »

    Le PND 2012-2015 suivra etc. ! avec toutes les réussites connues et visibles.

    Quand la situation l’a permis, Marietou KONE a été lancée dans le bain pour attaquer la question ESSENTIELLE de la cohésion nationale. Les fruits commencent à porter. Partout les sollicitations sont prises en charge.

    Pas seulement en zone des dioulas….

    Le temps de faire cette grande analyse critique viendra.

    « ON NE DEMANDE PAS UN TABOURET À UN CRAPAUD ! »
    Le Président Houphouët aimait ce proverbe …

    Je sais que La refondation n’a jamais été préparée ou habituée à faire des bilans ! On ne s’invente pas marin ou cordonnier !

    Donner un cours à l’amphithéâtre et gérer un Etat, c’est deux missions très éloignées l’une de l’autre !

    Je ne vous demanderai pas donc d’en produire UN SEUL sur les temps de vos mandats. La sempiternelle rengaine « A cause de la rébellion. » nous suffit. C’est un laisser-passer intemporel. On mangera ça à défaut d’avaler un pont ! Fût-il le 4ème, le 3ème, le pont de Béttié sur la Comoé, celui de Bouaflé sur le Bandama rouge (Marahoué) ou le pont de Béoumi sur le Bandama et le Kan !

    Mais un sorcier a-t-il déjà pensé au bien de la communauté villageoise ? Il n’obéit qu’à son pacte avec le diable.

    Senior Community Manager ? Vraiment tu m’as réduit à rien @Coigny

  7. Coigny 25 octobre 2018 at 13:19 -

    >Je sais que La refondation n’a jamais été préparée ou habituée à faire des bilans ! On ne s’invente pas marin ou cordonnier ! Donner un cours à l’amphithéâtre et gérer un Etat, c’est deux missions très éloignées l’une de l’autre !

    Voici de quoi faire doublement plaisir à @Wara, Maître de la botte en touche et de la digression footballistique :
    L’ARME FATALE VENUE DE KADUNA
    Les compétitions de l’UFOA opposaient les clubs 2ème du championnat des 16 pays membres de la CEDEAO. L’Asec joue la finale Aller au Nigeria contre les Ranchers Bees de Kaduna. Prestation très honorable du club Ivoirien malgré une défaite 3-1, qui lui permet d’espérer une victoire sur ses terres à 2-0. Pour cause de travaux au Félixia, le match se joue à Bouaké, l’un des fiefs de l’Asec. Première mi-temps prometteuse là encore de l’Asec, qui mène 1-0 et permet à tout un peuple d’espérer un second but et la victoire finale. Jusqu’au retour des vestiaires où un remplacement fera toute la différence : l’entrée d’un certain Daniel Amokachi. L’attaquant, remuant, inarrêtable, mettra à mal la défense de l’Asec et la baladera lors de ses démarrages fulgurants durant toute la seconde mi-temps. L’Asec au grand désarroi de son peuple, perd la finale sur ses terres 2-1, assommé par ce diable d’Amokachi.

    C’EST ÇA, UN REMPLACEMENT GAGNANT : vous entrez à la place d’un joueur qui sort, pour faire mieux et même plus. Vous n’entrez pas pour reconduire ce qu’il faisait, en pire.

  8. wara 25 octobre 2018 at 14:10 -

    L’AUTRE APPROCHE

    “…vous entrez à la place d’un joueur qui sort, pour faire mieux et même plus. Vous n’entrez pas pour reconduire ce qu’il faisait, en pire…”

    CETERIS PARIBUS SIC STANTIBUS
    Ceteris paribus sic stantibus (toutes choses étant égales par ailleurs) …..Inversons un peu les acteurs pour repartir de Mai 2011.

    De 2011 à 2018, quel aurait été le bilan de Gbagbo si son mandat initial avait effectivement commencé à cette date avec la même situation qu’ADO a eu à gérer ?
    ? Bilan social
    ? Bilan économique
    ? Bilan politique etc…

    L’exercice est un peu difficile ! Rien que d’imaginer certaines situations.

    Restons seulement dans le domaines des infrastructures (ponts), pour cocher dans cette liste de 7 ouvrages, ceux qui auraient déjà été conçus, financés, réalisées et inaugurés à ce jour :

    le 3ème d’Abidjan,
    le pont de Béttié sur la Comoé,
    le pont de Bouaflé sur le Bandama rouge (Marahoué)
    le pont de Béoumi sur le Bandama et le Kan !
    le pont de Jacqueville
    le pont de Sérébou sur le fleuve Comoé,
    le 4ème pont d’Abidjan de Yopougon-Adjamé…

    Si vous en cochez plus de deux (je ne suis pas méchant !), c’est que vous avez fini avec la sorcellerie !

  9. marianne 25 octobre 2018 at 14:27 -

    Débat sans intérêt.

    Il suffit simplement qu’ on respecte nous même nos lois et personne n aura de problème à être ivoirien ou étranger en côte d ivoire.

    Pour ce qui est de l accès à la terre, référez vous à la Palestine pour comprendre que ce n est pas aussi simple que ça.

    Honnêtement, après tout ce que j ai vu avec cette crise électorale, les conditions requises pour être président de la république doivent être revues.

  10. wara 25 octobre 2018 at 16:47 -

    AVIS D’ABSENCE

    Joignable sur eac.wara@yahoo.com

    Cordialement

  11. fran6 25 octobre 2018 at 17:44 -

    Pendant que vous tentez d’étouffer ce nouveau concept d’ivoirien d’abord dans le berceau même, Dramane et son gang ont déjà lancé leur concept à eux qui parrait inoffensif, mais qui couve une idée et un des projets mesquins. Il s’agit du concept ”ivoirien nouveau”. En réalité, ce concept vise à favoriser l’émergence d’un nouveau style d’ivoiriens qui oublient leurs liens biologiques, historiques et culturels avec ce pays pour se considérer comme les égaux à tout point de vue des nouveaux venus et des parvenus auxquels la pègre au pouvoir aura bradé la nationalité ivoirienne pour les services rendus pendant les atroces années de rébellion. Et même pire, ce seraient des ivoiriens qui devraient être gênés de montrer leur fierté d’être lié à ce sol ou d’être originaires de ce pays et profiter des avantages exclusifs que cela garantit pour s’incliner devant des opportunistes qui, voulant profiter de ce pays sans y avoir légalement droit, disent volontiers : ”la Côte d’Ivoire appartient à tout le monde car les peuples qui y sont viennent tous de quelque part”. Ceci est d’abord faux et les preuves pour démontrer que beaucoup de peuples ont toujours vécu sur ce sol. Mais, même si cela était vrai, il est temps que l’on comprenne que l’on comprenne qu’à un certain moment de l’histoire les frontières actuelles de ce pays ont été tracées. Et dès cet instant, les autres déplacements postérieurs à cette date sont considérées comme des immigrations d’étrangers. Au temps du rayonnement de l’Empire grec, ce qui est appelé aujourd’hui Turquie était un territoire grec et ses citoyens étaient des citoyens grecs. Mais aujourd’hui, dès lors que les frontières de ce pays appelé la Turquie ont été tracées, les gens qui peuplent ce pays ne sont plus des grecs mais des Turcs. Et pour la petite histoire, un grand nombre des Turcs déteste profondément les grecs et la Grèce. Vous voyez comment l’histoire peut changer les destins et transformer des cousins et même des frères en ennemi ? Pour ne pas faire digression, que le concept ” ivoirien d’abord” n’a rien de xénophobe ni de mechant

  12. fran6 25 octobre 2018 at 18:08 -

    Pour ne pas faire digression, disons que le concept ”ivoirien d’abord” n’a rien de xénophobe ni de mechant. C’est plutôt à ce concept ”ivoirien nouveau” dont les objectifs sont plus sombres et plus mesquins qu’ils n’y paraissent qu’il faudrait s’attaquer. Il n’y a point besoin d’ivoiriens nouveau. Les ivoiriens sont déjà très bien comme ils sont, c’est pour ça qu’ils ont accueilli des millions d’étrangers dans leur pays et vécu en parfaite harmonie avec eux jusqu’à ce qu’un monsieur sorti de nulle part appelé Dramane vienne instaurer la carte de séjour, envoie des policiers dans les rues pour aller exiger que ceux qui ressemblent à des étrangers montrent leurs CNI ou leurs cartes de séjour. Il a ainsi diaboliquement créé une révolte dans le cœur des populations du Nord et s’est servi de ce sentiment de révolte pour fédérer ces populations derrière lui afin d’obtenir un jour le pouvoir grâce à elles (c’est la technique classique du diviser pour régner). Ses valets tels que Amadou Gon Coulibaly, Aly Coulibaly, Ben Soumahoro (jusqu’à ce qu’il se rende compte de la supercherie) et bien d’autres ont été recrutés à l’époque pour faire le sale boulot auprès des populations du nord. Ouvrez les yeux bon sang !

  13. Coigny 25 octobre 2018 at 21:35 -

    >Si vous en cochez plus de deux (je ne suis pas méchant !), c’est que vous avez fini avec la sorcellerie !

    J’en cocherai zéro, pour rendre ta satisfaction encore plus jubilatoire. Encore une erreur, cette fois-ci d’unité de mesure. Il me parait effectivement à la fois cynique et méchant de lier les jambes à Usain Bolt, et lui reprocher de ne pouvoir courir le 100 mètres contre Tah Lou. La Refondation reste largement capable de se défendre des turpitudes alléguées contre elle, et elle le fera. Pour notre part, en tant qu’Ivoirien ayant vécu de façon continue en Côte d’Ivoire ces dernières années, avons été témoin de l’incapacité pour tout gouvernant de travailler depuis 1994. Jusqu’à ce que Ouattara accède dans les conditions que nous savons tous au pouvoir.

    En tout état de cause, on peut inverser la situation et poser des questions qui montrent ladite impossibilité de faire quoi que ce soit tant que Ouattara était dans l’opposition. Imaginons les conditions ci-après, sous lesquelles Ouattara aurait été appelé à mettre en œuvre le programme de développement national conçu par Bédié, Duncan, et Thiam :
    – 1 pays à 60% aux mains de bandes rebelles conduites par Charle Blé Goudé,
    – 1 armé vieillissante, peu formée et pas aguerrie, et quasiment sans armement, en face,
    – Les relations avec les bailleurs de fonds suspendues à nouveau suite à la partition du pays,
    – Des accords boiteux qui octroient des ministères sensibles à des ministres dont certains à qui il faut traduire l’ordre du jour du conseil des ministres en bété,
    – Des ministres qui rendent compte à leurs partis respectifs ou mouvements rebelles,
    – et j’en passe de ces conditions déjà vues et vécues.

    Ouattara aurait bâti ponts et routes ? Honnêtement, il reste encore heureux que le minimum vital ait été préservé en dépit de ces conditions extrêmes où la priorité des priorités d’Etat ne pouvait aller ni au développement, ni à l’embellissement, mais à l’urgence de sortir de la guerre. Refuser de comprendre cela, cette contrainte, de façon élémentaire, me dépassera toujours. Mais bon, comment ne pas comprendre la population, face à ce plan machiavélique qu’avait clairement énoncé Louis André Dacoury Tabley (entre 2004 et 2005) : “notre but n’est plus de prendre Abidjan ; nous allons étouffer le pays, rendre sa gouvernance impossible de sorte que la population va se retourner contre Gbagbo et le déposer”. Voilà qui était très clair sur l’intention, et qui a fini par payer. Essaie encore après ça de convaincre qui que ce soit qu’il était possible de construire des ponts et des routes.

  14. wara 25 octobre 2018 at 22:58 -

    AVIS D’ABSENCE

    Joignable sur eac.wara at yahoo.com

    Cordialement

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