Au Gabon Ali Bongo victime d’un AVC, reste hospitalisé en Arabie saoudite

Mis en ligne par La Rédaction | mercredi 7 Nov 2018

Depuis cette défaillance, un triumvirat aurait été mis en place à Libreville pour assurer la continuité de l’Etat.

Comment va Ali Bongo ? Les questions autour de l’état de santé de leur président agitent les Gabonais depuis près de deux semaines. Dans ce petit Etat pétrolier d’Afrique centrale, ceux qui savent en disent le moins possible, observent une omerta de circonstance, pendant que tous les autres spéculent.

Cependant, selon plusieurs sources dignes de foi, Ali Bongo, 59 ans, a subi un accident vasculaire cérébral (AVC) peu de temps après son arrivée à Riyad, le mercredi 24 octobre. Quelle en est la gravité ? Quelles en seront les éventuelles séquelles ? Il est encore trop tôt pour le dire. « Il a été opéré pour nettoyer le saignement et maintenu en coma artificiel. Pour l’instant, on attend », relate, sous couvert d’anonymat, une personnalité familière du Palais du bord de mer à Libreville.

Dimanche 28 octobre, alors que tout le Gabon bruissait de rumeurs, le porte-parole de la présidence avait rompu le silence en évoquant lors d’une intervention télévisée « un malaise » consécutif à « une fatigue sévère due à une très forte activité ces derniers mois ».

Ike Ngouoni ajoutait alors que M. Bongo « va mieux et se repose en ce moment même à l’hôpital du roi Fayçal, entouré de sa famille et de certains de ses collaborateurs ». Depuis, le silence radio est redevenu de rigueur.

Visite de Mohammed Ben Salman

En dépit des rumeurs sur un transfert médicalisé vers l’Europe, Ali Bongo demeure hospitalisé dans la capitale saoudienne, où le prince héritier Mohammed Ben Salman lui a rendu visite le lendemain de son admission.

Alors que la deuxième édition de la conférence Future Investment Initiative, à Riyad, subissait une vague de désistements à la suite des révélations sur l’affaire du meurtre du journaliste Jamal Khashoggi, Ali Bongo avait maintenu sa présence à ce « Davos du désert » – la seule d’un chef d’Etat africain, avec celle du Sénégalais Macky Sall – pour officiellement « vendre la destination Gabon et attirer ainsi davantage d’investisseurs ».

Deux semaines plus tard, il n’est plus question de cela à Libreville. Alors que personne ne semble en mesure de déterminer si le président reviendra aux affaires et, si tel est le cas, quand ce retour aura lieu, il est déjà acquis que le chef de l’Etat n’assistera pas, dimanche 11 novembre en France, aux cérémonies du centenaire de l’armistice de la première guerre mondiale, où il était attendu.

Selon La Lettre du continent, publication spécialisée et généralement bien informée sur les arcanes des présidences africaines, depuis cette « défaillance », une « troïka » a été mise en place pour assurer la continuité de l’Etat. Celle-ci serait composée du colonel Frédéric Bongo, le directeur général des services spéciaux de la Garde républicaine et demi-frère du président, de Brice Laccruche Alihanga, le directeur de cabinet présidentiel, et enfin de Marie-Madeleine Mborantsuo, la présidente de la Cour constitutionnelle.

« Il n’y a pas de vacance du pouvoir »

(…)

La suite de l’article sur lemonde.fr (Par Cyril Bensimon)

LE MONDE

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