L’Afrique doit créer deux fois plus d’emplois pour absorber la hausse démographique, conseille le FMI

Mis en ligne par La Rédaction | vendredi 9 Nov 2018

Mamadou Touré, ministre ivoirien de la Promotion de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, Porte-parole adjoint du gouvernement

Le Fonds monétaire international appelle les pouvoirs publics subsahariens à « soutenir les secteurs nouveaux et émergents porteurs de croissance ».

Le Monde.fr avec AFP

L’Afrique subsaharienne doit accroître ses efforts au cours des prochaines années pour créer les millions d’emplois « dont sa population jeune » aura besoin au vu du dynamisme démographique de la région, estime dans un rapport le Fonds monétaire international (FMI). « L’avenir de l’emploi est déjà là et les décideurs doivent en tenir compte dès à présent », estime le FMI dans cette étude sur « les flux de capitaux et l’avenir de l’emploi » en Afrique subsaharienne, présentée jeudi 8 novembre à la presse.

Selon ce document, joint au rapport annuel de l’organisation internationale, 20 millions de créations nettes d’emplois par an seront nécessaires sur les deux prochaines décennies pour « absorber les nouveaux arrivants sur les marchés du travail ». Or actuellement, seuls 10 millions d’emplois sont créés chaque année, d’après le FMI, qui appelle les pouvoirs publics à « soutenir les secteurs nouveaux et émergents porteurs de croissance » pour développer l’activité.

Jaffe/IMF/Afp photo Ehtiopie, 14/12/2017

« L’avenir de l’emploi dans les pays africains dépendra de facteurs mondiaux et des interactions entre ces facteurs et les évolutions nationales et régionales », souligne le FMI, qui s’intéresse à l’impact que pourrait avoir la dernière vague de progrès technologique sur la région.

Cette vague, parfois qualifiée de « quatrième révolution industrielle », « pourrait augmenter la productivité » des pays concernés en leur permettant de « se passer de technologies obsolètes et de certaines infrastructures ». Mais elle pourrait aussi « créer des problèmes » en favorisant la « relocalisation d’activités manufacturières vers les pays avancés », ce qui compromettrait « le modèle traditionnel de croissance tiré par les exportations ».

« L’enjeu pour les décideurs » consiste donc à « conserver une attitude ouverte à l’égard des différentes stratégies de croissance », prévient le rapport.

Les débats et tables rondes qui ponctueront la première journée, au Grand Théâtre national de Dakar, porteront sur les apprentissages nécessaires au citoyen du XXIe siècle et sur les compétences qu’il doit développer pour traverser le siècle. Difficile aussi d’éluder les formations scientifiques, sans lesquelles les entreprises ne trouveront pas la main-d’œuvre nécessaire au développement des pays et qui se doivent d’être suffisamment attractives et ouvertes sur l’innovation pour séduire les générations nouvelles.

Au deuxième jour de l’événement, un focus particulier sera porté aux métiers du secteur de l’énergie, afin de comprendre quelles sont les formations d’avenir et les débouchés possibles. Les étudiants des universités sénégalaises seront les bienvenus au sein d’ateliers leur permettant de comprendre comment créer son propre emploi sur un continent où le salariat reste le maillon faible. Ce sujet sera discuté au sein de master class spécialement organisées à leur intention au sein des universités.

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  1. Coigny 9 novembre 2018 at 16:18 -

    Si créer des emplois dans l’environnement que nous connaissons tous est chose difficile et improbable, on peut, a contrario, se tourner vers une solution plus facile : réduire le taux de natalité. Je m’exclamerai sur le ton de Billy Billy : “vous n’avez rien et c’est vous qui vous multipliez”. Et gare à Macron s’il ose vous le dire, lui qui a épousé une femme déjà ménopausée.

  2. srika blah 10 novembre 2018 at 11:40 -

    Il faut d’abord :
    *arrêter l’énorme fuite des capitaux de notre pays á l’étranger.

    *réduire au minimum les détournements, la corruption á tous les niveaux.

    *une gestion efficace des finances de l’Etat.

    *et surtout tous les citoyens doivent avoir TOUS des droits égaux..”Pas de favoritisme”.

    *Supprimer le fait de faire de la politique pour s’enrichir.

    “Ce qui est impossible “

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