Côte-d’Ivoire: Soro rend sa démission du poste de président de l’Assemblée nationale (vidéo)

Côte d’Ivoire : Guillaume Soro annonce sa démission à l’Assemblée nationale (officiel)

Hamsatou ANABO avec David YOUANT et Serge Koffi

Le président de l’Assemblée nationale ivoirienne Guillaume Soro a annoncé, vendredi à Abidjan, sa démission de son poste, lors d’une session extraordinaire, en présence de 245 députés sur 252, ont constaté des journalistes de Alerte info.

« Je rends ma démission de mes fonctions de président », a annoncé M. Soro, ajoutant ne pas être « homme s’accrocher comme un saprophyte à un poste ».

Guillaume Soro a été élu en 2016 président de l’Assemblée sous la bannière du Rassemblement des républicains (RDR, mouvance présidentiel), après avoir occupé le poste de Premier ministre en 2011.

« J’étais face à un dilemme, soit trahir mes convictions en allant au congrès du RHDP (Rassemblement des Houphouétistes pour la démocratie et la paix), soit rendre ma démission de mes fonctions », a-t-il expliqué.

Sommé de clarifier sa position vis-à-vis du parti unifié RHDP, dont le premier congrès ordinaire s’est tenu le 26 janvier à Abidjan et sur lequel il avait déjà émis des réserves, Guillaume Soro n’avait pas pris part à ce rassemblement.

« J’ai décidé de sacrifier mon poste pour la paix de la Côte d’Ivoire », a indiqué Soro.

Recevant la presse le 31 janvier, pour la présentation des vœux du nouvel an, le président ivoirien Alassane Ouattara avait affirmé s’être accordé avec Soro qui devrait démissionner en février.

« Soro démissionnera en février, on s’est entendus, c’est réglé », avait déclaré M. Ouattara.

Alerte info/Connectionivoirienne.net

Première Session extraordinaire de l’année 2019
Allocution de Son Excellence SORO Kigbafori Guillaume
Président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire

Vendredi 8 février 2019
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Chers Collègues,
L’heure a sonné !
En effet, le Président de la République, Son Excellence
Alassane OUATTARA, et moi-même avons convenu de la
convocation d’une session extraordinaire ce jour vendredi
8 février 2019.
Mes chers Collègues,
Quand il est l’heure, il n’est point besoin de long discours.
Dans la vie des hommes, voyez-vous, il y a des moments
aussi décisifs où il ne tient qu’à soi-même de prendre ses
responsabilités. C’est ce que je m’en vais faire tout à
l’heure.
Mais avant, permettez-moi d’exprimer le bonheur et la joie
que j’ai eus à conduire aux destinées du deuxième pouvoir
de l’Etat, le Pouvoir Législatif. Mes deux mandatures ont
été parsemées de moments de joies mais aussi
d’embuches et de douleurs vives.
C’est pourquoi, à vous, chers Collègues, qui m’avez fait
confiance en m’élisant le 9 janvier 2016, je tiens à dire
toute ma reconnaissance et ma gratitude.

Tout au long de notre marche commune, j’ai voulu faire de
notre Assemblée nationale une famille, certes colorée
mais une famille, une vraie famille !
Aussi, en ces heures qui comptent, je veux m’adresser
directement à vous ; vous qui m’avez porté un soutien
sans faille, en vous demandant de trouver ici l’expression
de mes sincères remerciements.

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J’ai une pensée pleine de gratitude envers les membres du
Bureau de l’Assemblée nationale et tous mes
collaborateurs qui m’ont accompagné tout au long de
cette exaltante mission. A ceux qui dans l’anonymat et
pourtant avec efficacité font vivre notre Institution, je
veux parler des chauffeurs, gardes, huissiers, techniciens
de surfaces, secrétaires, etc, j’exprime ma particulière
sympathie.
Chers Collègues,
Alors, venons-en à l’ordre du jour de notre Session
extraordinaire.
En ce mois de janvier 2019, j’ai eu le privilège de plusieurs
audiences avec le Président de la République notamment
le 5 janvier et le 25 janvier. Il a été question de mon
engagement politique et de mon positionnement
idéologique vis-à-vis du Rassemblement des
Houphouetistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP).
Cette question aussi importante soit-elle a nécessité, de
ma part, réflexion et décision. Oui, j’ai choisi de ne pas
m’engager au sein du RHDP unifié. Ainsi, je n’ai point pris
part au congrès ordinaire du 26 janvier dernier au stade
Félix-Houphouët-Boigny. Grave erreur ! Grave faute ! Ont
tôt fait de clamer certains de mes compères. Mais voyez-
vous je suis homme à croire plus au jugement de l’histoire
qu’au jugement des hommes.
En ce qui me concerne, il ne peut être question de
défiance mais plutôt du désir d’harmonie entre mes
convictions, mes valeurs et ma conscience. Et là-dessus,
c’est sans hésitation.
Le fait est que j’étais face à un dilemme :
– soit trahir mes convictions en allant au Congrès pour
ainsi dire sauver un poste confortable ;
– soit rendre ma démission de mes fonctions de
Président de l’Assemblée nationale et ainsi être
capable de me regarder dans une glace.
Y’avait-il une alternative ! Non on ne m’en donnait aucune,
absolument aucune.

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A l’inverse, refuser de démissionner conduirait
immanquablement à la crise institutionnelle déstabilisante
avec le cortège de dommages pour la Nation.
Chers Collègues,
L’on ne peut risquer de mettre en péril la paix fragile
acquise après tant de souffrance de nos concitoyens.
Quand on a été, comme moi, Ministre d’Etat, Premier
Ministre, Président de l’Assemblée nationale, c’est une
issue inenvisageable.
Chers Collègues,
Ce n’est pas ce que je souhaite pour la Côte d’Ivoire. Moi
qui depuis un moment, me suis fait le disciple du pardon,
de la réconciliation et de la paix.

Sachez-le Chers collègues,
Je ne suis pas homme à m’accrocher, comme un
saprophyte, à un poste. On ne peut risquer la paix parce
que l’on veut conserver un poste. N’est-ce pas le Président
Feu Félix Houphouët-Boigny qui alléguait qu’ « aucun
sacrifice n’est trop grand quand il s’agit de faire la paix
pour son pays ». Cette sagesse du Père Fondateur de la
Côte d’Ivoire ne m’a jamais quitté l’esprit.
Rassurez-vous, chers Collègues, je demeure serein tout en
quittant ce poste aisé de Président de l’Assemblée
nationale de Côte d’Ivoire pour l’aventure de mes
convictions.
En effet, je préfère descendre de mon piédestal, vivre et
partager le quotidien des mes semblables, citoyens
ordinaires, que de me complaire dans l’aisance de la
posture institutionnelle.
Conviction, le mot est lâché. Je veux que de moi, mes
concitoyens, mon épouse, mes enfants, ma famille, mes
collaborateurs, mes proches, mes compagnons et je pense
ici au Député Alain Lobognon et tous les autres proches en
ce moment en prison, retiennent de moi, le souvenir d’un
homme de conviction, débout, face aux lendemains
mêmes incertains !

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Chers Collègues,
A cet instant précis, je rends ma démission de mes
fonctions de Président de l’Assemblée nationale de Côte
d’Ivoire.
Oui, j’ai décidé de sacrifier mon poste pour la paix pour la
Côte d’Ivoire comme je l’ai déjà fait par le passé.

Mesdames et Messieurs,
Chers Collègues,
Me voilà ainsi donc ancien Président de l’Assemblée
nationale de Côte d’Ivoire, Député de la Nation élu dans la
circonscription de Ferkessédougou commune et Vice-
Président élu de l’Assemblée Parlementaire de la
Francophonie.
Chers Collègues,
Je demeurerai avec vous pour continuer à travailler à
l’édification d’une Côte d’Ivoire riche et prospère qui
repose avant tout, sur un Etat de droit et des bases
démocratiques solides.
Je demeurerai avec vous pour continuer le combat du
pardon, de la réconciliation et de la paix ; ce combat à
mes yeux vaut plus que le poste de Président de
l’Assemblée nationale.
Chers Collègues,
Après toutes les épreuves que j’ai traversées et dont vous
êtes témoins, j’ai acquis la forte conviction que le destin
de chacun d’entre nous appartient à Dieu.
Dieu pourvoira.
Merci encore à chacune et à chacun de vous.
A Bientôt
Guillaume Kigbafori SORO,
Ancien Président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire

Lu pour vous

Guillaume Soro ne devait-il s’y faire depuis en espérant qu’il n’est pas tard pour lui ? Après la Primature sous Ouattara, il devait transformer les FN en parti politique et refuser la poursuite de l’aventure avec Ouattara et el Rdr.

Aujourd’hui Gbagbo pèse sans le poids de l’État. Avant d’accéder à l’État, Ouattara a réussi à compter et peser, Bédié pèse toujours loin de l’état de grâce au Pdci. Affi essaie d’exister. Guillaume Soro a le temps de se construire après avoir émargé (après l’épisode Fesci ), dans le sillage de l’État depuis 2002. 17 ans ministre, PM et Pan. Il a le temps de compter ses soutiens, ses vrais amis, de voir qui sera avec lui dans l’aventure, l’aventure de ses convictions. Quand tu es Ministre, PM, PAN, ou même député et maire, DG les gens viennent souvent à toi par rapport à ce que tu peux faire pour eux, (que tu fais pour eux) et pas toujours pour ce que tu es. On connaît l’histoire de ces joueurs célèbres, ou autre stars qui épousent leurs femmes de galère, lorsqu’ils réussissent. Guillaume Soro a choisi d’expérimenter un chemin pas aisé comme il l’a dit. Souhaitons lui du courage et bon vent.

WA

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4 thoughts on “Côte-d’Ivoire: Soro rend sa démission du poste de président de l’Assemblée nationale (vidéo)

  1. Cedez TOUT á Ouattara DRAMANE… Le principal problème dans notre pays reste Ouattara DRAMANE et son RDR. Ouattara et le RDR(+leurs valets) , oublient qu’il y avait certains avant eux. Quand les humains sont au pouvoir en Afrique, ils se croient IMMORTELS et irremplaçables

  2. Alors comme ça, ils ont récupéré leur fameux tabouret. Y’a plus qu’à accepter qu’ils l’avalent, ce tabouret, en espérant qu’il leur reste en travers de la gorge.

    Mais où est donc passé @Wara ? C’est plus que jamais le moment de défendre la ouattarandie et ses vendeuses de poisson à la criée. Mais son absence est compréhensible : certaines positions restent inconfortables quand on est intellectuellement « bien bâti », et cela devenait trop difficile pour notre ami. C’est tout à son honneur ! 🙂

  3. Comment toi(DRAMANE).. peux-tu traîner dans la boue, ton jeune tuteur qui t’a ramassé et t’a soigné et nourri et t’a mis sur le trône ?>>>>>le pouvoir RDR oublie qu’il y a eu dans le passé les DIEUX IMMORTELS; tels que: les; Charlemagne, Gengiskan, Adolf Hitler,:Caesar, Emmanuel alias Jesus Christ, Aka Abul Quassim Muhamad Ibn Abd-Allah, alias prophete MAHOMET, Siddhata Gotama alias Bouddah, Houphouet Djaha Kouadio Felix, alias Felix Houpouet Boigny,…Koudou Gbagbo alias Seplou….qui sont « MORTS »…..

  4. Krrrr krrrr krrrr…

    Microbes et cochons se mordent la queue aujourd’hui pour le départ de SORO de la présidence de l’assemblée nationale…alors qu’ils se sont réjouis ici des déboires de Bogota… de la fuite audio de son coup de fil à Djibril Bassolé à son mandat d’amener établi par la juge française, Sabine Khéris , alors qu’il était en mission officielle à Paris dans le cadre de la COP21. Leurs rêves étaient d’alleurs de le voir à la CPI en lieu et place de Koudou.

    Quand @tilapia dit qu’ils resteront toujours CANCRES (en majuscule svp) quelque soit le sujet et la situation, le cochon baoulé trouve de quoi à enfoncer encore plus son groin dans la boue et les décharges!!!

    Krrrr krrrr krrrr…

    CANCRES (en majuscule svp)

    té ande

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