Les ex-rebelles attendent encore leur intégration dans l’armée régulière

Depuis la fin de la guerre civile ivoirienne il y a quelques années, seuls 200 des 5000 ex-rebelles sont en caserne.Après la fin des hostilités suivant les signatures des accords de paix de Ouagadougou (Burkina Faso), les ex-rebelles des forces nouvelles de Côte d’Ivoire devaient rejoindre l’armée régulière avant le scrutin présidentiel initialement prévu pour novembre 2005. Cette élection sera d’ailleurs reportée à plusieurs reprises pour de nombreuses raisons dont celle du désarmement des FN du premier ministre Soro Guillaume .

Manque de moyens financiers

A l’image du volet désarmement des ex-rebelles et du démantèlement des milices, l’encasernement des ex-rebelles est complètement arrêté par manque de moyens financiers. Globalement, ce sont plus de 5000 personnes qui devaient être intégrées dans la nouvelle armée ivoirienne, qui sera basée à Korhogo (nord du pays). Mais jusqu’à présent, seulement 200 membres des ex-rebelles sont encasernés. L’opération a été stoppée par manque de fonds nécessaires pour la mobilisation de ces milliers d’hommes.


Un probable déblocage en cours

Ce vendredi 13 à Abidjan, une réunion s’est tenue entre les ministères de la défense et de l’économie, les forces nouvelles, la primature et les structures impliquées dans le désarmement. Au cours de cette rencontre, un accord de principe a été trouvé entre les différents participants . Au départ, les forces nouvelles réclamaient un budget de 40 milliards de francs CFA pour la réalisation de cette opération. Cela dit, si l’accord est validé par le Premier ministre, le budget débloqué par le ministère de l’Economie et des Finances devrait être dix fois inférieur, soit cinq (5) milliards de francs CFA. Par ailleurs, une source diplomatique ne s’étonne pas de cette spectaculaire chute, expliquant que pour tous les financements la première demande est toujours astronomique avant que les acteurs concernés ne reviennent à des sommes plus raisonnables.

Par ailleurs, selon l’accord obtenu vendredi, l’encasernement des 5 000 combattants des F N appelés à intégrer la future armée ivoirienne se fera simultanément à Korhogo, Man, Séguéla et Bouaké.
Signalons que le calendrier d’application pour le désarmement des ex-rebelles dépend désormais de l’état-major des forces nouvelles. Avec les élections prévues pour la fin octobre, dans le camp du premier, l’on affirme que tout sera mis en œuvre pour que la machine soit relancée.

Par Hawa SEMEGA | Le Journal du Mali

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Author: bleble