Investissement record d’Ifc (Groupe banque mondiale) en Afrique en 2010: Le volume atteint 2,4 milliards de dollars

La société financière internationale, membre du Groupe de la Banque mondiale, a annoncé avant-hier la réalisation d’un volume d’investissement record en Afrique subsaharienne pour l’exercice budgétaire 2010. Cet investissement témoigne d’un engagement marqué en faveur du développement du secteur privé dans la région.

Au cours de l’exercice budgétaire 2010, les investissements directs de la société financière internationale (Ifc) ont atteint 2,4 milliards de dollars, passant ainsi pour la première fois la barre de deux milliards de dollars. Ifc a également mobilisé un montant de 1,1 milliard de dollars supplémentaires, fournis par d’autres investisseurs et approuvé 40 nouveaux projets de Services de Conseil au cours de l’exercice budgétaire 2010. Ces données chiffrées sont contenues dans un communiqué de l’Ifc, diffusé avant-hier. La société financière internationale a, à son actif, un nombre important d’activités à travers divers secteurs dans la région, en ligne avec ses priorités stratégiques. Celles-ci visent à intensifier ses interventions dans les pays aux revenus les plus faibles et les Etats affectés par des conflits – pays et Etats majoritairement regroupés en Afrique.
‘Le volume d’investissement record d’Ifc, sa capacité à mobiliser des fonds auprès de tierces parties et ses nombreuses activités de Services de Conseil sont une contribution considérable au développement du secteur privé en Afrique’, affirme la directrice pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre de ladite société. Selon Yolande Duhem, Ifc s’est véritablement engagée à faire plus en Afrique afin de démontrer une bonne pratique des affaires, d’encourager d’autres organisations à s’engager dans la même voie et, finalement, d’avoir un impact substantiel sur la vie des gens qui bénéficieront des nouvelles opportunités, emplois, services, bonnes pratiques, ainsi que de la croissance soutenue que peuvent engendrer des investissements privés en hausse.

L’année dernière au Sénégal, par exemple, Ifc a lancé son premier projet d’électrification rurale dont l’objectif est de raccorder près de 20 mille nouveaux ménages dans 298 villages d’ici 2013 au moyen de raccordements au réseau électrique et d’installations de production d’énergie solaire individuelles. Un récent partenariat conclu avec MicroCred Sénégal devrait également permettre de créer 400 emplois directs et servir au moins 50 mille micro entrepreneurs, dont la moitié devrait être des femmes. Ifc, dans sa mission de soutien au développement du secteur privé dans les pays affectés par des conflits, a récemment nommé un représentant résident en Côte d’Ivoire.


31 pays ont bénéficié des 2.4 milliards d’investissements engagés directement par l’institution financière au cours de l’exercice fiscal 2010. Par comparaison, seulement 30 pays ont bénéficié de 1,8 milliard de dollars au cours de l’exercice précédent. Les pays bénéficiaires sont l’Angola, le Bénin, le Botswana, le Burkina Faso, le Burundi, le Cameroun, la République centrafricaine, le Tchad, la Côte d’Ivoire, la République démocratique du Congo, l’Ethiopie, le Ghana, le Kenya, le Libéria, Madagascar, le Malawi. Aussi le Mali, la Mauritanie, le Mozambique, le Niger, le Nigeria, le Rwanda, le Sénégal, les Seychelles, la Sierra Leone, Sao Tomé et Principe, l’Afrique du Sud, la Tanzanie, le Togo, l’Ouganda et la Zambie font partie des pays bénéficiaires de cet investissement.

Sur les 2,4 milliards de dollars investis dans ces pays, indique le communiqué, plus de 400 millions de dollars ont été consacrés au développement des micro – petites et moyennes entreprises. 1,2 milliard de dollars à des programmes/projets ciblant particulièrement les pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre. 670 millions de dollars supplémentaires ont été consacrés à 22 programmes régionaux. Plus de 68 millions de dollars ont été consacrés à l’atténuation des effets du changement climatique sur le continent.

Selon la même source, durant l’exercice budgétaire 2010, le nombre de projets actifs de Services de Conseil d’Ifc s’élevait à 168, dont 70 % (en vertu d’un mandat de gestion) réalisés dans les pays les plus pauvres de la région.

La stratégie d’Ifc en Afrique repose sur trois piliers principaux. Il s’agit d’améliorer l’environnement des affaires, d’accroître le soutien aux micro – petites et moyennes entreprises et de développer des projets dans les secteurs prioritaires. Ifc se concentre également sur le développement des infrastructures, l’avancée des services de santé, de l’agro-industrie et la promotion du redressement des pays affectés par des conflits.

Abdoulaye SIDY
Walf Fadjri (www.walf.sn)

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