10e édition du Festival Clap Ivoire: 14 jeunes réalisateurs de sept pays de l’UEMOA en quête du trophée Kodjo Ebouclé 2010

Le festival de concours de courts métrages destinés aux jeunes techniciens et réalisateurs de l’espace UEMOA, se tient depuis le mercredi 1er septembre dans la capitale ivoirienne. La cérémonie d’ouverture qui a regroupé beaucoup de professionnels du cinéma de différents pays a eu lieu au Palais de la Culture de Treichville baptisé le 31 août dernier du nom de Bernard B. Dadier. Elle était placée sous la haute présidence du ministre de la culture et de la francophonie Azoumane Moutayé. Le Mali est présent à ce festival par deux films (fiction et documentaire).

Ils sont au nombre de 14 jeunes réalisateurs du Mali, du Burkina Faso, du Niger, du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, du Togo et du Bénin à postuler pour le trophée Kodjo Ebouclé de cette 10e édition de Clap Ivoire qui coïncide avec le cinquantenaire de plus d’une quinzaine de pays africains.

Pour le coordonnateur du festival, Yao Norbert Etranny, le programme de cette édition jette un regard rétrospectif sur les 50 ans du cinéma africain à travers la projection de quelques films qui ont marqué cette période dans l’espace UEMOA.

La culture aujourd’hui constitue la meilleure arme face à la globalisation des échanges. Consciente de cela, l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) considère le festival Clap Ivoire aux dires de son représentant, Cheick Ndir, comme une contribution de qualité visant l’intégration des populations de notre espace communautaire.

Il a indiqué que l’UEMOA a choisi d’accompagner cet évènement pour non seulement encourager les jeunes réalisateurs, mais également pour marquer son engagement en faveur du développement des industries culturelles dans l’espace communautaire.

« Si les Etats africains ne peuvent rivaliser militairement, économiquement avec les pays développés, ils peuvent bien le faire sur le plan culturel  » a t- il dit. Par ailleurs, l’occasion était bonne pour annoncer que l’UEMOA a lancé un appel à candidature pour la sélection des centres d’excellence dans les établissements formant les acteurs de la culture.

Pour le représentant de l’Organisation Internationale de la francophonie (OIF), Paul Charlemagne Coffee, Clap Ivoire est aujourd’hui, une rencontre qui compte dans l’agenda culturel de l’Afrique de l’Ouest. Cela est un grand honneur pour la Côte d’Ivoire. Ainsi, il estime que l’année 2010 est une année de bonheur pour l’Afrique pour avoir abrité la coupe du monde en Afrique du Sud et la célébration des 50 ans de l’accession des pays africains à l’indépendance.


Toute chose qui fera dire à M. le ministre, que Clap Ivoire qui se présentait comme une aventure ponctuelle, constitue aujourd’hui un véritable tremplin pour les jeunes techniciens et réalisateurs du cinéma ouest africain.

Par ailleurs, il a rappelé l’avis des initiés du septième art africain qui le qualifient de grand malade. Face à un tel diagnostic, il dira qu’une politique vigoureuse et adaptative est plus que jamais indispensable.  » Par conséquent l’union, la solidarité et la quête constante de l’économie d’échelle, permettront d’affronter victorieusement les obstacles à notre cinéma afin de lui rendre sa place tant sur l’échiquier culturel qu’au plan de sa contribution à l’économie de nos pays » a t- il laissé entendre. Cela est possible, poursuit-il, si le septième art africain sait tirer avantage des atouts de la révolution numérique. A cet effet, il a tracé quelques pistes de réflexion et il fonde l’espoir sur une moisson abondante en films de qualité à l’édition 2010 de Clap Ivoire.

Ainsi, le doyen des réalisateurs, T’imité Bassori, a eu à faire un témoignage axé sur la situation du cinéma africain au sud du Sahara.

A l’Acodrome de Yopougon, c’est dans une atmosphère de festive, de convivialité que le premier magistrat de la mairie, Gbanmanan Djidan Jean Félicien a accueilli les festivaliers. Il a fait part de toute la joie pour sa Commune d’abriter la projection des films de Clap Ivoire depuis trois ans. Il a ainsi relevé que « nous croyons en la culture comme facteur de développement et de dénouement « . Le fan- far de la commune, la compagnie nationale de danse de la Côte d’Ivoire, les artistes chanteurs notamment Lagon Paulain, K Yop, Trompacte et des humoristes ont magnifié la soirée par leurs prestations avant de céder le podium à la projection des films documentaires et fictions.

Les candidates maliennes à savoir Hawa Sidibé et Sadio Simaga respectivement avec « Jakarta  » et « Le pouvoir du gardien » ont été vivement applaudies après projection. Ce qui est un bon signe pour le Mali.

Fatoumata Mah Thiam KONE

Envoyée spéciale à Abidjan
Source:L’Indépendant (maliweb.net)

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Publié par bleble