La cadence vers la sortie de crise s’accélère en Côte d’Ivoire

A l’issue d’une longue attente émaillée de polémiques et d’échauffourées et après plusieurs reports, les acteurs politiques ivoiriens ont fini par s’accorder sur la date du 31 octobre.

La Commission électorale indépendante (CEI) qui a qualifié la date de « tenable » met ainsi les bouchées doubles pour respecter le chronogramme qu’il a élaboré.

De leur côté, les militaires qui avaient pris une longueur d’avance sur les civils continuent leur marche effrénée vers le dénouement de la crise.

Le désarmement des ex-combattants prévu pour s’effectuer avant le scrutin présidentiel conformément à l’accord de paix de Ouagadougou devient de manière progressive une réalité.

Les Forces armées des Forces nouvelles (FAFN, ex-rébellion) déterminées à jouer leur partition dans le processus ont procédé à l’encasernement de leurs éléments dans les différentes régions sous leur contrôle.

« Nous avons accompli un des pas essentiels du processus de sortie de crise. A travers l’achèvement de l’opération d’encasernement, nous voulons montrer notre volonté d’aller à la paix. Nous croyons en la date du 31 octobre », estime le porte- parole des FN, Félicien Sékongo.

Le Centre de commandement intégré (CCI) en charge de sécuriser les élections après avoir sombré dans une léthargie en raison du manque de financement.

Le gouvernement, soucieux de la bonne tenue du scrutin, a ainsi décidé de mettre les moyens à la disposition du CCI, mais aussi de la commission électorale.

C’est donc avec satisfaction que le ministre ivoirien de l’Economie et des Finances Charles Diby avait annoncé le décaissement de 40 milliards de FCFA (61 millions d’euros) représentant une part de la contrepartie de l’Etat ivoirien.

La communauté internationale a elle aussi apporté une bouffée d’oxygène au pays dans sa phase de normalisation, à travers plusieurs geste d’appui, notamment avec la mise en place d’un  » basket fund ».

« Environ 14 millions d’euros sont disponibles en ce moment dans le basket fund pour le financement du processus électoral », avait énoncé le représentant spécial adjoint du secrétaire général des Nations unies pour la Côte d’Ivoire, Ndolamb Ngokwey, dans un communiqué de l’ONUCI.

En outre, des pays « amis » se sont engagés de manière significative à accompagner la Côte d’Ivoire dans le processus électoral.

C’est l’exemple du Japon qui a offert mercredi du matériel électoral à la CEI, et de la Chine qui lui a emboîté le pas vendredi en faisant don de matériel logistique à la structure en charge de l’organisation de l’élection.

Pour nombre d’observateurs, il s’agit de signes avant-coureurs d’une élection certaine à la date indiquée.

Avec une cadence ponctuée par une succession et une accélération de faits significatifs, nul doute que le compte à rebours a commencé pour l’élection présidentielle ivoirienne censée sortir le pays de huit années de crise. (Xinhua)

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