Affaire « Yes, I knew a gentelmen called Mohamed Salamé » La traduction 1ère partie

LE PROCUREUR DE LA COUR SPÉCIALE
Contre
CHARLES GHANKAY TAYLOR
MERCREDI, LE 27 JANVIER 2010 CHAMBRE D’AUDIENCE II
Devant les Juges :

Julia Sebutinde, Pr
Richard Lussick
Teresa Doherty
El Hadji Malick Truie
Pour les Chambres :

Mme Erica Bussey
Pour l’Enregistrement :

M. Gregory Townsend
Mme Rachel Irura
Mme Zainab Fofanah
Pour l’Accusation:
M. Nicholas Koumjian
M. Christopher Santora
Mme Ula Nathai-Lutchman
Mme Maja Dimitrova
Pour l’accusé Charles Ghankay Taylor :
M. Morris Anyah
M. Terry Munyard
M. Silas Chekera

[ En commençant à 9.30 du matin]

JUGE PRÉSIDENT: Bonjour. Nous prendrons des apparences (convenances), s’il vous plaît.
M. KOUMJIAN : Bonjour, vos Honneurs, Madame le Président.

M. ANYAH : Bonjour, Madame Président. Bonjour, vos Honneurs. Bonjour, conseil en face. L’apparition pour la Défense ce matin est Terry Munyard et moi-même, Morris Anyah.

JUGE PRÉSIDENT: M. Anyah, je remarque que l’accusé n’est pas présent devant la cour. Pourriez-vous nous éclairer sur les raisons de son absence ?

M. ANYAH : Madame le Président, ce matin, peut-être aux envrions de neuf heures dix, j’ai reçu un appel de James Kamara, qui est un membre de notre équipe et M. Kamara m’a informé qu’il a parlé a M. Taylor ce matin et que M. Taylor n’allait pas assister à l’audience. J’ai demandé pourquoi et il a expliqué qu’une circonstance a surgi à la maison d’arrêt. Une chambre (pièce) dans laquelle M. Taylor garde ses dossiers confidentiels a semblé avoir été forcée, signifiant que quelqu’un d’autre qu’un autre détenu et probablement un travailleur de la maison d’arrêt, avait pu accéder à ses dossiers confidentiels. Je ne sais (connais) pas les détails de cet épisode particulier. Tandis que nous étions ici devant la cour M. Taylor a essayé de nous joindre, mais malheureusement le réseau téléphonique n’a pas fonctionné à cause de la présence de protection (blindage) dans la salle de tribunal qui empêche les appels entrants. Dans les circonstances actuelles je souhaite faire une demande initiale, qui consisterait à m’accorder cinq à dix minutes afin de donner un coup de téléphone à M. Taylor et savoir exactement ce qui se passe. Je remarque aujourd’hui que le chef du sous-bureau (des sous-fonctions) de la Cour Spéciale, M. Townsend est présent. Peut-être a-t- il plus d’informations que nous en avons. Mais en fonction de nos objectifs, voici ce que nous savons.

JUGE PRÉSIDENT: En effet je pense que M. Townsend doit avoir des informations, mais il ne s’exprime que pour le Chef de Détention. M. Townsend étant un représentant du Conservateur de la Cour Spéciale, il ne parlerait pas pour l’accusé. C’est pourquoi j’avais voulu que le coté de la Défense, dise à la Cour pourquoi l’accusé n’est pas présent.

M. ANYAH : Nous apprécions-

JUGE PRÉSIDENT: Et ce qui est plus important, c’est la possibilité de l’arrivée de M. Taylor plus tard aujourd’hui.
(…)

[La chambre de Procès a conféré]

JUGE PRÉSIDENT: M. Anyah, je vous remercie pour les informations que vous avez données à la Cour. Je voudrais faire un certain nombre d’observations, ayant reçu des nouvelles tant de vous-même que de M. Townsend et finalement de M. Koumjian. Quel que soit ce qui pourrait être arrivé à la maison d’arrêt, cela ne sonne pas chez nous comme une matière á débattre pour la Chambre de Procès, débat dans lequel nous n’allons pas nous engager. Cette question n’aliène pas le droit de l’accusé à un procès équitable. Nous sommes conscients que les règles de détention donnent au Chef de détention la latitude de conduire des recherches dans les cellules.


(…)

JUGE PRÉSIDENT: M. Anyah, si je peux vous interrompre. Il n’y a rien à cette étape que vous avez dit à la Chambre et qui confirme que les documents ont été dans les faits falsifiés. C’est seulement une supposition et c’est précisément le point que je fais, que M. Taylor soupçonne que cela est arrivé. Il présume que la cour suspendrait l’audience et et attendra de s’asseoir que lorsqu’il se sentira agréable et prêt. Et c’est où il s’est trompé. Il devrait être présent devant la cour parce que nous n’allons pas nous incliner pour lui accorder un ajournement. Mais lui prend un ajournement (s’absente) sans le demander. C’est justement de cela qu’il s’agit et c’est ce que je suis entrain de faire comprendre.

(…)
M. ANYAH : Merci, Madame Président.

[ Pause prise à 10.22 du matin]
[ En reprenant à 12.05 de l’après-midi]
[ En présence de l’accusé]

JUGE PRÉSIDENT: M. Anyah, je présume que la Défense est prête à continuer le procès.

M. ANYAH : C’est correct, Madame le Président.

JUGE PRÉSIDENT: Merci. M. Koumijan, allez-vous effectuer le contre-interrogatoire ce matin ?

Mme HOLLIS : oui, Madame Président.

JUGE PRÉSIDENT: Avant que vous ne le fassiez, M. Taylor, bonjour. Je vous rappelle votre serment de dire la vérité durant le contre-interrogatoire.

LE TÉMOIN (Taylor): oui, votre Honneur.

JUGE PRÉSIDENT: M. Koumjian, s’il vous plaît, allez-y

DANKPANNAH docteur Charles GHANKAY TAYLOR :

[Sur ancienne affirmation]

CONTRE-INTERROGATOIRE PAR M. KOUMJIAN : [Continu]

Q. Bonjour, M. Taylor.

A. Bonjour, M. Koumjian.

(…)

M. KOUMJIAN :

Q. M. Taylor, vous savez(connaissez) Mohamed Salamé, par exemple, correct ?

A. Oui, j’ai connu un gentlemen appelé Mohamed Salamé, oui.

Q. Et il n’est pas Libérien, correct ? D’où est-il ?

A. Mohamed Salamé est d’origine libanaise.

Q. Et vous le connaissiez parce qu’il exploitait quelques affaires au Libéria ?

A. Non, pas spécifiquement à cause de cela. Mohamed Salamé a porté un titre d’ambassadeur itinérant. C’est ainsi que je suis vraiment parvenu à le connaître, mais il a aussi exploité une petite société de bois de construction au Libéria, mais je ne l’ai pas connu à cause de cela, plutot pour ce que nous avons voulu qu’il fasse pour le gouvernement.

Q. Bien, je suis désolé, mais maintenant que je dois vous demander: qu’avez-vous voulu que Mohamed Salamé fasse pour le gouvernement ?

A. Bien, il était l’ambassadeur itinérant et Mohamed Salamé a intensément travaillé dans la réalisation de notre rapprochement avec le gouvernement français en 1998 et il fut très utile durant ma visite en France en 1998.

Q. Il était en réalité très utile pour vous en Côte d’Ivoire, correcte ?

A. Bien, il vivait en Côte-d’Ivoire au moment où nous traitions avec l’Ambassade de France en Côte-d’Ivoire.

Q. Et il connaissait aussi le Général Guéi ?

A. Je dirais qu’il a dû le connaître, oui. Mais Mohamed Salamé a vécu en Côte-d’Ivoire pendant plusieurs années. Il connaît aussi tous les autres Présidents et je pense qu’il vit toujours là-bas (Côte-d’Ivoire).

Q. Comme votre ambassadeur en général, clarifions, il était l’ambassadeur itinérant pour le Gouvernement du Libéria ?

A. Oui. C’est déjà passé devant la Cour auparavant, oui.Le pannel a aussi interviewé le Général Robert Guéi qui a fui la capitale, après les élections en Côte-d’Ivoire, pour son village natal dans l’ouest du pays. Le général a reconnu qu’il avait signé le end user certificat. Il avait signé seulement un document. Il a expliqué que quand il est entré en fonction, après le coup d’État en 1999 ? – M. Taylor, vous rappelez-vous que c’était la Veille de Noël en 1999 que le Général Guéi a pris le pouvoir ?

Q. « … il a voulu reconstituer les stocks ivoiriens d’armements épuisés.

To be continued…lundi 06 septembre 2010

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Publié par bleble