Côte d’Ivoire – « La France redoute la réélection de Gbagbo » selon Blé Goudé


Ouvert jeudi à la Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix, le 2e congrès ordinaire du Cojep a refermé ses portes, samedi, à l`Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny (Inp-Hb) de Yamoussoukro, avec la reconduction de son président national, Charles Blé Goudé, candidat à sa propre succession.
Ainsi, après trois jours d`intenses travaux, Charles Blé Goudé a instruit ses « lieutenants sur la nécessité de porter Laurent Gbagbo au pouvoir pour un second mandat ». Parce que, a-t-il dit, les puissances coloniales n`ont fait « que prêter des territoires à gérer aux peuples africains ». Il incombe donc à ces derniers de se battre pour être en liberté. C`est pourquoi, et se rappelant de la guerre d`Algérie, il a révélé que « la réélection de Laurent Gbagbo est redoutée par la France. Ce qu`elle fait en Côte d`Ivoire, elle ne peut pas le faire en Algérie ». Et d`inviter à la mobilisation autour du candidat de Lmp. « Je vous demande de ne pas douter du combat que nous menons. Quand vous doutez de ce que vous voulez faire, vous n`y arriverez jamais. Je vous demande de faire en sorte que Laurent Gbagbo gagne au 1er tour. Soyez donc les ouvriers de cette victoire », a-t-il recommandé aux jeunes patriotes, venus des quatre coins du pays et de l`extérieur. Non sans poursuivre pour indiquer que les jeunes représentent 60% de l`électorat de Laurent Gbagbo. Allez, a-t-il souligné, préparer le terrain. J`irai attaquer les bases de nos adversaires. J`irai partout sans peur, sans crainte pour parler aux Ivoiriens de la Côte d`ivoire nouvelle. J`irai parler du soleil levant incarné par Laurent Gbagbo en qui se trouve l`avenir du pays. Blé Goudé, qui n`a pas manqué de remercier ses camarades pour lui avoir accordé quitus, a appelé à une campagne civilisée, sans accrocs. « Ne répondez pas à ceux qui vont vous taxer d`être à la solde de Laurent Gbagbo », a-t-il conseillé à ses camarades. Et de dire qu`Alassane Ouattara n`est pas populaire. Il est, en fait, en train de préparer la « contestation des résultats de l`élection ». C`est pourquoi, a-t-il précisé, le Cojep demeurera un groupe de pression. Prêt à rétablir la vérité quand besoin se fera sentir. Tout en soutenant que la présidentielle aura bel et bien lieu, le 31 octobre prochain.

Toussaint N`Gotta
Correspondant régional
Le Temps

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Publié par bleble