Côte d’Ivoire – Téléphonie Mobile, brève analyse du marché

La Rédaction Le Journal de Connectionivoirienne.net

Les dernières années ont vu le secteur de la Téléphonie mobile en Côte-d’Ivoire transformé en un des plus libéraux d’Afrique. Pas moins de 5 réseaux mobiles opérationnels se partagent ce marché en pleine croissance, de 21 millions d’habitants. Deux autres licences non encore exploitées pourraient porter le nombre d’opérateurs à … sept (7). Le gouvernement table sur la concurrence entre opérateurs pour faire baisser les prix des communications.

Une des milliers de cabines téléphoniques

Dans certains milieux très introduits, des voix s’élèvent en faveur de la limitation du nombre de licences à 5, demandant le retrait des 2 dernières licences octroyées, pour diverses raisons encore non-fonctionnelles. « Le marché est saturé et la loi ne prévoit que 4 licences » soutiennent ces langues. L’État hésiterait à effectuer ce pas qui pourrait s’avérer très couteux nous dit-on. En vue de la modernisation de ce secteur, un nouveau code des télécoms serait en rédaction. Le code actuel date de …1995


Malgré un chiffre d’affaire frôlant le milliard d’euros (plus de 600 milliards de FCFA), les droits de douane élevés sur les équipements télécoms et les impôts imposés par les diverses autorités présentes dans le secteur constituent, estiment les professionnels, un fardeau majeur pour les investisseurs et opérateurs, et un frein au renouvellement des technologies utilisées. Bien que le prix des communications soient relativement abordables, le réseau cellulaire en Côte-d’Ivoire surtout dans la capitale économique Abidjan, est par moments, sinon constamment sursaturé. Cette précarité des infrastructures techniques ou encore ce sous-investissement dans les technologies de pointe, pénalise des millions d’abonnés, exception peut-être faite des réseaux leaders du marché. La qualité du réseau mobile en Côte-d’Ivoire est globalement mauvaise, estiment plusieurs usagers et analystes interrogés par ce journal. Le mobile 3e génération (G3) lui, se fait aussi toujours attendre.

On s’attend tout de même à ce que le marché mobile Ivoirien brise la barrière de pénétration de 50 % avant 2011, mais on s’attend aussi à ce que l’augmentation du nombre d’abonnés ralentisse de 20 % par an en même temps. Le revenu moyen par utilisateur (ARPU) lui, continue à chuter depuis quelques années. Cette donne est largement connue des professionnels du secteur.

Selon un autre spécialiste interrogé, « Avec une population de 21 millions et un marché mobile vibrant, avec 9 millions d’abonnés et cinq opérateurs de portable rivalisant, la Côte-d’Ivoire possède l’un des marchés les plus attractifs en Afrique occidentale francophone. Certains opérateurs actuels pas encore suffisamment performants et sans grands moyens financiers, courent tout de même le risque de se faire racheter par des opérateurs plus fortunés déjà installés ou venant d’autres horizons. Fusions, rachats ou faillites ne sont donc pas à exclure de ce secteur durant les 3 à 5 prochaines années à venir. »

La Rédaction Le Journal de Connectionivoirienne.net avec G.D.A.

Commentaires facebook

Publié par bleble