Dette intérieure / SIBAGEC, EGCTP, GESEM-CI, … – Qui bloque le paiement de leurs factures ?


Si la plupart des fournisseurs de l’Etat de Côte d’Ivoire sont entrés en possession de leurs factures, ce n’est pas encore les cas de M. Gnohouehi Didi et des entreprises SIBAGEC, EGCTP, GESEM-CI ainsi que de certains opérateurs économiques dont les factures sont en souffrance au Trésor de Marcory où l’argent est disponible depuis quelques semaines. Et pourtant, ces opérateurs économiques disent avoir reçu l’assurance de la part de l’Agence Comptable Centrale du Trésor (ACCT) que tous les approvisionnements ont été effectués. Cependant, ils disent comprendre difficilement pourquoi ils n’arrivent pas à être payés. En effet, selon les informations en notre possession, les créances de M. Gnohouehi Didi d’un montant de 4.659.500 F Cfa et celles de SIBAGEC (356.000.000 F Cfa) sont à l’Agence Comptable de la Dette Publique (ACDP). M. Gnohouehi aurait travaillé sur le projet BAD Ouest dissout, payable sur fonds bailleurs. Concernant la créance de SIBAGEC dont une partie (32 millions) aurait déjà été payée par l’ACDP (partie Etat de Côte d’Ivoire) et l’autre, les 356 millions de nos francs, en paiement direct (bailleur) devrait être payée à l’Agence Comptable des Forces de Défense et de Sécurité (FDS). Cette importante somme serait virée à l’ACDP. Ainsi, les responsables de SIBAGEC continuent de se demander pourquoi l’ACDP éprouve des difficultés à virer ses fonds à l’Agence Comptable des FDS ? C’est également le cas de M. Bah Mamadou de l’entreprise EGCTP. Pour ce dernier, ce sont près de 35 millions de F Cfa qui sont à la CNPRA. Selon ce chef d’entreprise, à chaque fois qu’il s’y rendrait pour récuperer son dû, l’agent comptable, M. Okou lui ferait croire qu’il n’est pas approvisionné. Chose que ne confirme pas l’ACCT quand il dit aller s’informer. Finalement, il s’est rendu compte que l’on le fait tourner entre l’ACCT et la direction de la CNPRA. Au Trésor de Marcory, pendant que tous les opérateurs ont reçu leurs chèques, deux sont encore en attente. Pour quelle raison ? C’est la question qu’eux-mêmes se posent. « Puisque l’argent est déjà là », nous a confié une source proche de l’ACCT. Idem pour GESEM-CI dont les fonds sont disponibles à l’Agence des Gestions des Routes (AGEROUTE). Cette entreprise qui, bien qu’ayant effectué des travaux pour le compte du Fonds d’Entretien Routier (FER), a du mal à se faire payer. Tous ces cas cités montrent qu’il y a, comme nous l’a signifié une personnalité à l’ACCT « une véritable volonté de ne pas satisfaire aux exigences et instructions données par le ministre de l’Economie et des Finances ». Il n’a certainement pas tort. « C’est sûr qu’une personne est derrière tout ce magouille », a-t-il rencheri. Pour quelles raisons ? L’avenir nous le situera.
Jules César

Le Mandat

Author: bleble