Campagne de commercialisation du café-cacao 2010-2011: Le prix indicatif du cacao bord champs fixé à 1100 FCFA le kilo

Lancement de la campagne de commercialisation du café-cacao 2010-2011: Le prix indicatif du cacao bord champs fixé à 1100 FCFA le kilo

La commercialisation du kilo du cacao pour la campagne 2010-2011 est fixée à 1100 FCFA comme prix indicatif. L’information a été donnée par le président du Comité de gestion de la filière café-cacao (CGFCC), Anoh Gilbert, hier, à la capitainerie du Port de San Pedro, lors de la cérémonie de lancement de la campagne de commercialisation de ladite filière. Ce, en présence du ministre d’Etat, ministre du Plan et du développement, Bohoun Bouabré, représentant le président Laurent Gbagbo.


“Le prix indicatif que nous annonçons pour la campagne 2010-2011 est un prix juste et rémunérateur. Il vous permettra de conserver au moins 60% du prix CAF (cours assurance et frêt), conformément aux directives du président de la République, Laurent Gbagbo”, a déclaré Anoh Gilbert. Pour obtenir un prix meilleur, il recommande aux producteurs de livrer du cacao de bonne qualité.
Le président du CGFCC n’a pas manqué de rappeler l’éternel problème de financement des coopératives de production et d’exportation. « Les décrets et textes réglementaires régissant le mouvement coopératif agricole sont totalement dépassés et en déphasage avec la réalité du terrain », a-t-il déploré. C’est pour cela qu’il a appelé les autorités à initier un débat de fonds et franc entre le gouvernement, le système bancaire et les acteurs de la filière. Il envisage de concert avec le Conseil national des sages (CNS) de la filière d’assainir le milieu des coopératives en maintenant celles qui sont légales.
Il a évoqué les réalisations du CGFCC avec en prime le programme Qualité-Quantité-Croissance (2QC) qui consiste à apporter une réponse intégrée, participative et structurée aux problèmes de la production durable. M. Anoh Gilbert a fait le point du Fonds d’investissement en milieu rural (FIMR) au cours des deux années passées. Il prévient que pour cette campagne, il y aura une baisse de 10% de la production nationale, soit 100000 tonnes de cacao durant la campagne principale, d’octobre à mars prochain. Et que la production 2009-2010 est estimée à 1184195 tonnes au 19 septembre dernier, contre 1223152 tonnes pour l’ensemble de la campagne 2008-2009. “Le volume des exportations s’est établi à 1257916 t au 19 septembre 2010 contre 1224887 t pour l’ensemble de la campagne précédente. Soit une hausse d’environ 2,25%. Ces exportations se composent à 66% de fèves brutes et à 34% de produits industriels dérivés”, a-t-il expliqué. Il a évoqué la nécessité de transformer le cacao ivoirien.
A ce propos, le ministre Bohoun Bouabré a dit que la Côte d’Ivoire peut et doit gagner le pari de la transformation locale des produits primaires. “C’est pourquoi, au nom du président Laurent Gbagbo, j’engage la Côte d’Ivoire, le secteur privé en premier lieu, à mettre le pays sur la voie de l’industrialisation. L’agro-industrie nous offre à cet égard de bonnes opportunités”, a-t-il dit. La transformation des produits primaires, a-t-il indiqué, crée de la valeur ajoutée au sein des filières économiques et offre des opportunités d’emplois aux populations. “En 2010, la capacité de l’ensemble des unités de transformation de cacao est de 500000 tonnes, soit 40% de la production nationale”, a-t-il annoncé. Pour le ministre Bohoun Bouabré, lorsque toutes les usines tourneront à leur pleine capacité, la Côte d’Ivoire se placera au rang des broyeurs mondiaux de fèves de cacao, supplantant ainsi les Pays-Bas qui transforment un peu moins de 460000 t. Il a révélé que quatre groupes ont annoncé l’implantation imminente de nouvelles usines. Non sans saluer l’existence du groupe Saf-Cacao et Choco Ivoire à San-Pédro. “Je puis vous assurer que la volonté du président Gbagbo est de prendre des mesures d’incitation à l’investissement privé dans une stratégie globale d’industrialisation cohérente”, a-t-il rassuré. Selon lui, le président Gbagbo envisage d’adopter un plan de soutien de l’Etat à la réhabilitation des unités industrielles sinistrées du fait de la guerre pour un coût de 200 milliards FCFA sur trois ans. Il a rappelé que le code d’investissement accorde des avantages certains. “Nous allons entreprendre un réexamen du cadre réglementaire des affaires pour améliorer les incitations à l’initiative privée”, a-t-il dit.
Il a apprécié le soutien des producteurs au président Ggabgo qui n’a jamais trahi l’engagement qu’il a pris avec le peuple de Côte d’ Ivoire.

Le directeur général du Port autonome de San Pédro (PASP), Désiré Dallo, a rassuré le président Gbagbo de la détermination de sa structure à contribuer à l’optimisation de la filière café-cacao qui est le moteur de l’économie ivoirienne. C’est à juste titre qu’il a énuméré les actions menées dans ce sens. Il s’agit du vaste projet d’extension du PASP, la mise à disposition des opérateurs de 150 hectares du domaine portuaire viabilisé pour entre autres la transformation des produits agricoles. Ainsi que la construction d’un quai linéaire de 700 mètres comportant 23 ha de terre plein pour renforcer l’offre de services portuaires.

Gomon Edmond, Envoyé spécial à San Pedro.

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