Forces de sécurité: LE PARQUET MILITAIRE DECONSEILLE LE PORT «OSTENTATOIRE» D’ARMES DANS LES BUREAUX DE VOTE

Une délégation de la Commission nationale de lutte contre la prolifération et l’utilisation abusive des armes légères et de petit calibre (Comnat-CI) a séjourné, du samedi 2 au mardi 5 octobre, dans le Bas-Sassandra, au sud-ouest de la Côte d’Ivoire pour sensibiliser les populations et les forces de l’ordre sur les dangers de la prolifération et l’utilisation abusive des armes légères et de petit calibre (ALPC).

Le Préfet de région, N’Guessan Obouo Jacques, en s’appuyant sur les paroles des Saintes écritures que « c’est Dieu qui établit l’autorité», a appelé les populations à se détourner de la violence et s’en tenir au verdict des urnes en cette période électorale. Il a salué le travail de la Comnat-CI pour cette campagne de sensibilisation, arguant que Oeuvres sociales: CHILDREN OF AFRICA ESSAIME LE NORD seules la formation et la sensibilisation peuvent conduire à un changement de comportement ».

Le Substitut du Commissaire du Gouvernement, le Capitaine du parquet militaire Yao Koffi Roger, a demandé aux Forces de défense de Soubré et de San-Pédro de mettre la population en confiance dans les bureaux de vote. « Ne portez pas vosarmes de manière ostentatoire », leur a-t-il ainsi conseillé, l’accoutrement du militaire étant déjà dissuasif. Il a ajouté que l’usage de l’arme en cette période électorale est délicat.

En tant que gardien de la réglementation de l’armée, le Capitaine Yao Koffi Roger, a entretenu ses frères d’armes sur les sanctions infligées aux personnes qui enfreindront les lois et règlements qui régissent la profession dans le cadre des élections prochaines. Il était soutenu par N’Guessan Konan Michèle, Préfet de police de San-Pédro, du Lieutenant Colonel Allah Joseph, Commandant du Groupement tactique du Sud-Ouest et de plusieurs autorités militaires du Bas-Sassandra.

«Depuis 30 ans, la Côte d’Ivoire souffre de la criminalité. Les clignotants sont au rouge depuis une trentaine année. En Côte d’Ivoire nous n’avons pas l’étendue des armes légères. Mais elles font mal. Elles endeuillent les populations, civiles et militaires. Le pays sort d’une crise qui a fait beaucoup de victimes. En cette période électorale il est plus qu’important que les armes se taisent. Je vous demande, aux populations civiles de ne pas faire usage de vos armes à feu. Aux militaires, je vous demande de ne pas cédez à la provocation et faire preuve de maitrise de soi en cette période sensible ». Voilà en substance le message livré par le Général Désiré Adjoussou, président de la Comnat-CI dans le Bas-Sassandra.

Michèle Pépé, présidente du Réseau d’action sur les Armes Légères en Afrique de l’Ouest, section Côte d’Ivoire (RASALAO-CI) qui est intervenue également au nom du Fonds des Nations Unies pour les femmes (UNIFEM) a plaidé pour la prise en compte de la spécificité de la femme dans la sécurisation du processus électoral.

A Soubré, les FDS sont d’accord pour accomplir la mission qui leur est assignée. En contrepartie, ils souhaitent « que les civils aient un peu plus de respect pour les forces de l’ordre commises à leur sécurité pour exprimer leur vote », ont-elles dit. Dans cette localité, la délégation de la Comnat-CI a été reçue par Zobé Digbeu Roland, Chef central de Soubré, le maire, les autorités militaires, les communautés CEDEAO, Mali, Ghana, Guinée, Burkina Faso…

Ces activités, faut-il le rappeler, s’inscrivent dans le cadre de la campagne nationale de sensibilisation pour des Elections sans violence armée organisée. Elle a pour objectif de contribuer à la création d’un environnement sécuritaire et à l’instauration d’un climat de paix, devant permettre le bon déroulement du scrutin présidentiel, dont le 1er tour est prévu pour 31 octobre prochain.

E. KODJO

Info : Service Communication de la Comnat-CI

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