PROPOSITION DE SORTIE DEFINITIVE DE CRISE EN COTE D’IVOIRE – Rév. Pascal N. TAGOUA

PROPOSITION DE SORTIE DEFINITIVE DE CRISE EN COTE D’IVOIRE –

Après avoir observé la crise née de la contestation des résultats du second tour de l’élection présidentielle ,le cabinet du Révérend Pascal TAGOUA ,s’est rendu compte ,à son grand regret, de la farouche volonté des deux candidats à ne pas baisser les bras.
Pour le cabinet du Révérend TAGOUA, il est clair que cette forte radicalisation des positions appelle une solution radicale ,désintéressée ,équitable ,pacifique et non partisane .Car ,le Révérend est convaincu que si rien n’est fait pour éteindre le feu ,le risque est grand de voir la Côte d’Ivoire s’embraser davantage .Ce qui ne serait à l’avantage de personne .Encore moins des deux protagonistes .C’est pourquoi ,le Révérend en appelle au sens de la responsabilité et du devoir des deux personnalités et les invite humblement à accorder le plus grand intérêt à sa proposition.

 Considérant les deux candidats du second tour à la récente présidentielle en Côte d’Ivoire (le Président Laurent GBAGBO et le Président Alassane OUATTARA),
 Considérant leurs désaccords sur le résultat et la radicalisation de leurs positions,
 Considérant l’implication de la communauté internationale par le panel des cinq (05) Chefs d’Etat à trouver une solution pacifique,
 Considérant qu’il faut tenir compte impérativement des aspirations profondes de la population;
Le Cabinet du REV. TAGOUA propose ce qui suit :
1. Une transition
2. La création d’un « Présidium du collège des candidats indépendants » restés neutres pour la gestion de la transition;
3. La création d’un Haut Conseil d’Etat
4. La création d’un sénat en lieu et place de l’Assemblée Nationale pendant la transition ;
La mission de ces nouvelles structures
I. Pour quoi la transition
Au vu de la crise de confiance qui règne entre les politiques, le Cabinet du REV. TAGOUA avait préconisé en son temps une transition gérée par des intelligences neutres.
Avec le temps, nous constatons que cette proposition s’impose de plus en plus pour une résolution vraie, pacifique et définitive de la crise ivoirienne.
Cette transition que nous proposons sera gérée par le « Présidium du collège des candidats indépendants » restés neutres. Elle aura pour mission:

• La révision de la constitution ivoirienne
• La refonte de l’armée vers une armée intégrée
• La restructuration de la Commission Electorale Indépendante (CEI)
• La révision du fonctionnement du Conseil Constitutionnel
• Le redéploiement de l’Administration sur le territoire national
• La libéralisation effective des médias d’Etat
• Et l’organisation des élections générales en Côte d’Ivoire
Cette transition aura un mandat complet de trois(3) à cinq (5) ans maximum, vu la complexité de la crise ivoirienne et son corollaire de problèmes .
II. La mission du « Présidium du collège des candidats indépendants » et les structures qui l’accompagnent.
La transition, comme il est indiqué plus haut, sera gérée par un « Présidium du collège des candidats indépendants » restés neutres naturellement, avec à sa tête un président issu dudit collège. Le président du Présidium aura un statut de Chef d’Etat avec tous les attributs qui accompagnent son statut.
Il nomme son Gouvernement en toute liberté, mais ne peut présenter sa candidature à la future présidentielle.
Il a en charge et de manière exclusive la refonte de l’armée vers une armée intégrée à cause de sa neutralité avérée dans la crise ivoirienne.
Il a également pour mission de nommer le quart du Sénat dans sa composition, de gérer les affaires courantes de l’Etat et surtout de réconcilier les ivoiriens de tous les bords.
Pendant la transition, nous proposons la suppression temporaire des conseils généraux et donnons pleins pouvoirs aux Préfets et Sous- Préfets qui seront chargés de gérer les affaires courantes dans leurs régions respectives.

III. La mission du Haut Conseil d’Etat
Le Haut Conseil d’Etat sera composé du Chef de l’Etat en exercice et des quatre protagonistes de la crise ivoirienne à savoir MM.les Presidents Laurent GBAGBO, Alassane OUATTARA, Henri Konan BEDIE et le Premier Ministre M. SORO K. Guillaume avec un statut particulier d’anciens Chefs d’Etat pour tous.

Ce Haut Conseil d’Etat tire toute sa raison d’être de la constitution ivoirienne en son Article 48. Il n’interviendra que lorsque l’intégrité physique du pays est touchée et pour amender la constitution.
Le Haut Conseil d’Etat doit être consulté dans le choix du chef d’Etat major de l’Armée et aussi pour décision ultime de battre monnaie.

NB : Pendant la transition les quatre protagonistes doivent se garder de toute activité politique. Ils ne doivent pas non plus s’ingérer dans les affaires de l’Etat.Ainsi, ils pourront bénéficier d’une amnistie sur la base du respect scrupuleux des conditions citées plus haut. La fonction de Haut Conseiller d’Etat qu’ils occupent ne prendra effet qu’au mandat du nouveau Président élu.

IV. La mission du Sénat
En lieu et place de l’Assemblée Nationale, nous proposons la création d’un Sénat pendant la transition, qui sera chargé de la révision et de l’amendement de la Constitution ivoirienne, car, il faut le reconnaître,notre constitution actuelle dans son application, est source de conflit.
COMPOSITION DU SENAT:
• Un quart (1/4) sera nommé par le Chef de l’Etat en exercice,
• Un quart sera issu des confessions religieuses
• Un quart sera proposé par la société civile
• Et le dernier quart proviendra des partis politiques
NB : Après les législatives organisées par la transition, l’Assemblée Nationale reprendra sa forme initiale.
V. La refonte de l’armée vers une armée intégrée

Du fait de la neutralité du Président de la transition, il sera chargé d’intégrer les deux armées, de les réorganiser en une seule et unique armée, de désarmer les milices et d’assurer leur intégration dans des structures prévues par l’Etat.

VI. La restructuration de la Commission Electorale Indépendante(CEI)
Il est clair que la nouvelle CEI doit être révisée tant au niveau de son fonctionnement que de sa composition.
Déjà, nous proposons que les membres de la nouvelle CEI soient issus de la société civile et des confessions religieuses du fait de leur neutralité. Nous envisageons la possibilité de la mise en place du mode opératoire d’un vote électronique sécurisé.
Nous constatons en général que les crises post électorales en Afrique, naissent de la contestation des résultats des scrutins électoraux.

VII. Les medias
La crise actuelle nous a permis de constater que les medias d’Etat et la presse en général ont toujours été à la solde des différents pouvoirs en place. Il s’agit pour nous de penser à la libéralisation réelle et effective des medias. Pour ce faire, il faut une régulation et une règlementation stricte et approfondie.

En somme, nous croyons fermement qu’il est possible de mettre fin à cette crise qui n’a que trop duré.
Il faut le dire, nous avons le ministère de la réconciliation en nous et nous sommes mandatés par le ciel pour accomplir cette mission. C’est encore possible de faire renaître la Côte d’Ivoire de ses cendres si et seulement si nous acceptons tous de faire des sacrifices de part et d’autre. Ce que nous refusons avec la dernière énergie, c’est le bain de sang, c’est la mort, car nous voulons vivre, vivre pour voir nos rêves se réaliser

Que Dieu règne sur la Cote d’Ivoire.

Rév. Pascal N. TAGOUA
(Ex-Candidat à l’Election Présidentielle 2010 en Côte d’Ivoire)
Contact Direct Privé: + (225) 03 26 94 47 /+ (225) 04 00 57 42

www.pascaltagoua.com

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