Crimes: Les dernières précisions de la CPI « 3 à 6 personnes seront traduites en justice »

Après enquête, entre “trois et six personnes” devraient être traduites devant la Cour pénale internationale (Cpi), pour des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité commis lors des affrontements post-électoraux en Côte d’Ivoire, avait relevé le 15 octobre 2011 à Abidjan, le procureur de la Cpi Luis Moreno-Ocampo. Le 5 décembre 2011, la Chambre préliminaire III de la Cour pénale internationale (Cpi) a fixé la date d’ouverture de l’audience de confirmation des charges dans l’affaire de Laurent Koudou Gbagbo au 18 juin 2012. Cette décision a été annoncée au cours de la première comparution de Laurent Koudou Gbagbo devant la Cour. S’agissant des autres personnes qui devraient être inculpées, nous avons contacté le 8 décembre 2011, le porte-parole de la Cpi M. Fadi El Abdallah.  »Pour le moment, il n’y a pas eu de demandes présentées par le procureur aux juges aux fins de délivrer des mandats d’arrêt ou des citations à comparaître à l’encontre d’autres personnes dans le cadre de l’enquête sur la Côte d’Ivoire » , nous a confié, Fadi El Abdallah. Il nous a expliqué que  »le procureur continue ses enquêtes, et en fonction des éléments de preuve recueillis, il présentera de nouvelles requêtes. Ce sera alors aux juges de statuer. Si les juges font droit aux requêtes, la Cour demandera la coopération de la Côte d’Ivoire, ou tout autre pays où les suspects seraient, afin de les arrêter et de les transférer devant la Cour », a-t-il ajouté. S’agissant de la procédure en cours en ce moment sur l’affaire de Laurent Gbagbo, le porte-parole de la Cpi a dit ceci :  »Après l’arrestation ou la comparution volontaire d’un suspect, la procédure se poursuit avec une audience sur la confirmation des charges. Pour M. Gbagbo, c’est programmé pour le 18 juin 2012, qui permettra aux juges de décider s’il y a des preuves suffisantes qui justifient qu’un procès ait lieu. Si aucune charge n’est confirmée les juges peuvent décider d’arrêter la procédure à l’encontre du suspect ». Nous avons interrogé, par ailleurs, M. Fadi El Abdallah sur la situation de Laurent Gbagbo dans sa prison à La Haye.  »Nous ne communiquons pas sur l’état personnel des détenus devant la Cour », nous a-t-il dit.

K.A.Parfait
kaparfait@yahoo.fr

Soir Info

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