Côte d’Ivoire Hamed Bakayoko a-t-il encore gaffé ? La police empêche une décision de justice

Côte-d’Ivoire | Connectionivoirienne.net

Par Hervé Coulibaly à Abidjan avec Gbansé, Douadé Alexis

L’homme d’affaire ivoirien Charles Kader Gooré [CKG Holding, Chocodi] était depuis quelques mois, en procès contre l’un de ses partenaires dans la société Hydrochem, le Béninois Patrice Talon. Cet homme d’affaires Béninois est connu comme un proche de Yayi Boni, actuel président du Benin. Hydrochem ex Yara West Africa, société avec un capital de 400 millions de Fcfa, a son siège social à Abidjan-Vridi. La compagnie est spécialisée dans la fabrication de produits chimiques destinés à l’agriculture.
Suite à la chute de Laurent Gbagbo, l’actionnaire Béninois va s’allier au nouveau pouvoir Ouattara. Ce, par les bons offices de Zoumana Bakayoko, récemment élu député dans la commune du plateau. Bakayoko Zoumana est aussi un frère à Hamed Bakayoko, Hambak pour les intimes, dont il [Zoumana] est aussi connu pour être l’un des prête-noms attitrés. L’objectif premier des nouveaux associés selon nos informations sera de faire éjecter Kader Gooré de la compagnie. Dans « leur manigance » toujours selon nos sources, Talon et Zoumana vont être tentés de profiter de l’absence de Kader Gooré pendant la crise postélectorale, pour prendre le plein contrôle de la société. Ils réussiront dans leurs actions « illégales » à faire nommer un administrateur provisoire. Des actes que Kader Gooré, une fois rentré d’exile, attaquera à son tour en justice. En tout début de cette année, la justice ivoirienne finit par donner raison à Kader Gooré. Dans son jugement, la justice en Côte-d’Ivoire demande l’installation de nouveaux dirigeants à la tête d’Hydrochem en tenant compte de la décision qui rétablit Gooré dans ses droits, comme actionnaire majoritaire [70%, ndlr]. Cette installation devrait avoir lieu le vendredi 13 janvier dernier.


« Il n’en fallait pas plus pour que les services du ministère de l’intérieur, dirigé par Hamed Bakayoko donnent l’alerte. » raconte une source proche du dossier. La suite des événements est conforme à la pure tradition FRCI, à laquelle les ivoiriens ont fini par s’habituer. Ce sont en effet, 4 véhicules de police [un cargo de la CRS 2 accompagné de 3 véhicules de type 4X4] que les services du ministre Bakayoko enverront porter main-forte au frère du ministre dans les ennuis. Le quotidien l’Intelligent d’Abidjan qui a dépêché des journalistes sur les lieux, fait le récit suivant dans son édition de lundi 16 janvier 2012: «C’est pour protester contre la décision rendue en faveur de Kader Gooré par la justice ivoirienne, que ses adversaires se sont illustrés bruyamment en se rendant sans mandat, ni aucune décision de justice, avec la force publique au siège d’Hydrochem. Il s’agissait pour ceux qui ont été déboutés par la justice de montrer que malgré cela, ils disposent d’appuis et de relations à même d’empêcher, que force reste au droit. »

Des proches de Kader Gooré que Connectionivoirienne.net a pu joindre hier lundi, le disent calme. « Il fait confiance à la justice. Les autorités compétentes dont la présidence de la république et le ministère de la justice travaillent au respect de la décision de justice » sans en dire plus. Du coté du procureur de république Koffi Simplice que nos sources disent très en colère contre le ministre de l’intérieur, l’on affirme n’être au courant de rien. La CRS de son coté « refuse de communiquer avec les journalistes ». Par contre, un proche du ministre Bakayoko que nous avons eu au téléphone depuis Paris, nous fera part de son agacement face aux gaffes répétées de son ami: « Hamback restera un loubard, il est un danger pour la reprise économique en Côte-d’Ivoire et les services Français ont cette fois documenté, tout mis sur écoute, absolument tout. C’est comme dans le domaine de la sécurité, Hambak a sponsorisé la création de SIG, une nouvelle compagnie de sécurité privée pour prendre les marchés de Lafont. SIG a ainsi récupéré certains contrats de RISK. Si Hambak rêve de devenir président de la République de Côte-d’Ivoire après Ouattara, en tout cas il s’y prend mal. C’est pas avec des comportements de gangster. Nous on lui dit ça depuis ! »

Par Hervé Coulibaly à Abidjan avec Gbansé Douadé Alexis

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Publié par La Rédaction