Dominique Ouattara devant un tribunal à Paris dans une affaire de « délinquance sociale »

L’information fait grand bruit dans le milieu diplomatique à la faveur de la visite du nouveau chef de l’Etat ivoirien, Alassane Dramane Ouattara, en France. En effet, son épouse, Mme Dominique Nouvian Ouattara et l’une de ses sociétés dénommée Malherbes Gestions font face à une plainte pour «homicide involontaire» pendante devant le tribunal de grande Instance de Paris. Cette plainte curieusement ballottée, selon nos sources, depuis 2009, a été déposée par une Française nommée Maria Carneiro De Oliveira suite au décès dans des conditions non élucidées de son époux, José Gomes De Freitas, sur son lieu de travail. Accident de travail ou non ? Feu José Gomes De Freitas était vigile dans l’un des immeubles gérés par la société Malherbes Gestions dans le 6ème arrondissement de Paris. Malherbes Gestions est un cabinet de gestion de biens immobiliers et syndics de co-propriété fondé par Mme Ouattara. Mais dont elle a confié la direction à une de ses proches, Mme Elisabeth Gandon, par ailleurs, coordinatrice de l’Ong Children of Africa. Le tribunal de grande Instance de Paris a, maintes reprises entendu Mme Gandon dans le cadre de cette affaire «d’homicide involontaire». Mais sans suite. Après la mort du vigile employé par Malherbes Gestions, l’inspection du travail de Paris a mené une enquête sur le lieu du travail et constaté qu’il y avait beaucoup d’infractions à la loi du travail. «C’est ce qu’on appelle une délinquance sociale», précise une source au fait de la législation française du travail. Suite à la plainte de Mme Carneiro De Oliveira, l’affaire a été confiée à la section santé publique et lutte contre la délinquance économique et sociale du pôle financier du tribunal de grande instance de Paris. Une section appelée aussi S1. Au dire des sources concordantes, c’est la procureure de la République, Aude Leguicher, qui est en charge du dossier. Des soupçons fondés ou non pèseraient sur la procureure de subir des pressions venant de l’Elysée pour faire trainer la procédure. D’autant qu’en France comme en Côte d’Ivoire, d’ailleurs, le procureur de la République est très lié à l’exécutif.


Didier Depry didierdepri@yahoo.fr
Notre Voie

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Publié par La Rédaction