Ouloto et ses collaborateurs à l’école des passations des marchés publics

Anne Ouloto, ministre de la Salubrité urbaine est retournée, hier, sur les bancs. Le temps d’une mise à niveau. Celle que l’on a surnommé Maman Bulldozer, allusion à ses opérations de déguerpissements, et ses collaborateurs se sont retrouvés au siège de l’Autorité nationale de régulation des marchés publics (Anrmp), pour se familiariser aux ‘’procédures et contraintes dans les opérations de passation des marchés publics’’. Pour la circonstance, c’est le président de l’Autorité, Coulibaly Non Karna, qui a lui-même pris la craie pour parfaire les connaissances du ministre, des directeurs généraux et départementaux du ministère. Mais d’entrée, Anne Ouloto a situé le cadre et les motivations de la session de mise à niveau. A l’en croire, l’initiative était un impératif pour le ministère, qui en sa qualité de maître d’ouvrage doit agir pour le compte du gouvernement avec une parfaite maîtrise des règles de procédures. «Je reste convaincu que cette formation est un investissement durable. Et elle est une nécessité pour notre administration, parce que nous devons et voulons nous inscrire dans la charte du gouvernement», a souligné la ministre. Avant de se tourner vers ses collaborateurs en ces termes:«Je vous exhorte à suivre la formation avec intérêt, j’y fonde un véritable espoir et j’y attache du prix», a-t-elle ajouté. Tout en soulignant qu’une parfaite connaissance des règles de procédures peut amener les uns et les autres à se départir des mauvaises pratiques constatés dans les passations de marchés. Le ‘’professeur’’ Coulibaly Karna a, ensuite, déroulé le contenu de la session. Les différents types marchés, notamment l’appel d’offre ouvert, l’appel d’offre restreint et le gré à gré ont été largement expliqués avec exem- ples à l’appui. Ensuite les exceptions y afférentes et enfin les contraintes auxquels les agents du ministère peuvent être confrontés lors des passations de marchés et les responsabilités qui peuvent en découler. C’est à un cours de plus d’une heure suivi d’une séance d’échanges que les élèves d’un jour ont assisté avec beaucoup d’intérêts. Mais pour Maman Bulldozer, « Ce n’est que le début d’une série de formation prévues pour l’année 2012».
Kuyo Anderson
L’Expression

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