Bagarre Frci, syndicalistes, chauffeur de Gbaka Jah Gao fait toute la lumière

Par Olivier Dion L’Intelligent d’Abidjan


Le quartier Plateau-Dokui dans la commune d’Abobo a été le théâtre d’une bagarre entre des éléments FRCI du Camp commando d’Abobo, des syndicalistes et un chauffeur de Gbaka, hier après-midi. L’intervention du commandant Koné Gaoussou dit Jah Gao a permis d’éviter le pire.
LA COMMUNE D’ABOBO a encore fait parler d’elle. Des éléments FRCI commis pour réguler la circulation au niveau de la CIE au Plateau-Dokui ont eu maille à partir avec un chauffeur de Gbaka qui a refusé de se plier à leurs injonctions. Mieux, aidés de syndicalistes venus en renfort, le chauffeur s’est rué sur les FRCI dans le but de les désarmer. « On assurait la circulation quand un Gbaka est venu garer sur la voie. Mon collègue a demandé au chauffeur de bien garer son véhicule, mais au lieu d’obtempérer, le chauffeur l’a saisi aux collets. Je suis venu au secours de mon collègue, au même moment que des policiers qui étaient présents. Je lui ai de- mandé pourquoi il attrape un militaire de la sorte. Ma phrase n’était pas encore finie quand des syndicalistes nous ont encerclés en nous intimant l’ordre de leur donner nos armes. Je me suis opposé et nous avons commencé à tirer en l’air. C’est en tirant que la baïonnette est sortie et le chauffeur a été blessé », raconte le soldat K.K Maxime avec qui nous avons échangé. Il a révélé, au cours de notre conversation, qu’un de ses collègues du Camp commando nommé Ali « rocket » a eu « l’audace» de leur demander de remettre les armes aux syndicalistes. «Seul notre chef peut nous désarmer, personne d’autre. Comment Ali « rocket » peut-il nous dire de donner nos armes aux syndicalistes ? Il n’est pas notre chef !», a lancé K.K Maxime. Selon le commandant Jah Gao, le chauffeur et les syndicalistes ont été mis aux arrêts et une délégation de syndicalistes conduite par leur président, devait être reçue au camp commando d’Abobo. Le premier responsable des FRCI d’Abobo est par ailleurs revenu sur les agissements du commandant Féré à Anonkoua-Kouté. «Féré faisait n’importe quoi à Anonkoua-Kouté. Il établissait des actes administratifs, il donnait des convocations aux populations, il y avait même une prison dans son camp où il détenait des gens, ce qui n’est pas normal puisqu’il y a la police et la gendarmerie. A partir du moment où notre hiérarchie a demandé à tous les militaires de rentrer dans les camps, il doit s’aligner. Mais, il fonctionne comme s’il n’avait pas de chefs», a déploré le commandant Jah Gao. Dans la journée du mardi 24 juillet 2012, a poursuivi le commandant Jah Gao, «Féré et ses hommes ont tabassé le chauffeur d’un car et son apprenti, avant de les enfermer. Quand j’ai été informé, je me suis rendu sur les lieux. Ils avaient enfermé beaucoup de personnes. J’ai demandé qu’on les libère tous. Mais les hommes de Féré étaient sur le pied de guerre, ils voulaient désarmer mes hommes. Féré et Coulibaly, son adjoint étant absents, j’ai demandé à mes hommes de se calmer. Mais le premier qui a commencé à tirer a été abattu. Il y a eu deux morts parmi les hommes de Féré, lui-même et son adjoint ont été sérieusement battus et c’est moi qui les ai conduits à l’hôpital militaire. Mais depuis ce matin (hier mercredi 25 juillet 2012, ndlr), ils ont été conduits à la police militaire. Actuellement, mes hommes ont pris possession du camp de Féré», a révélé le commandant Jah Gao.

Source: L’Intelligent d’Abidjan

 

Titre: J-ci.net

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Author: La Rédaction