Toulépleu Gendarmes et Frci au bord du clash ! La rebellion des pro-Gbagbo ?

Les combats contre les assaillants et miliciens à l’Ouest ont failli mettre à mal la cohésion et la coordination entre les Frci et les gendarmes présents sur le théâtre des opérations. Les premiers reprochaient aux seconds leur mollesse et leur attentisme. Les gendarmes de la zone sont soupçonnés de ne pas avoir le cœur au combat et de manifester un attentisme, une peur frisant la complicité et la traîtrise avec les miliciens et les forces assaillantes. Des observateurs qui tentaient d’expliquer l’attitude des gendarmes, mettent en avant leur professionnalisme, issu de la formation rigoureuse reçue. Une telle situation fait qu’ils paraissent plus sages et modérés, tandis que les Frci manifestent une détermination zélée. Ces deux forces ont failli en venir directement aux armes. Toutefois, la force de persuasion du Sous-Préfet a permis d’éviter le clash. Il a réuni les uns et les autres et a su tenir le discours qu’il fallait pour calmer les nerfs et les ardeurs. Pour l’administrateur représentant l’Etat, la cohésion et l’union sont nécessaires pour venir à bout des assaillants qui veulent briser la réconciliation nationale.

C. Kouassi

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C’est une vraie rébellion armée pro-Gbagbo qui attaque le pouvoir

Il faut en prendre acte et agir en conséquence avec intelligence et talent : les pro-Gbagbo veulent rééditer ce qui a été fait contre le régime Laurent Gbagbo en sep- tembre 2002. Ils ne croient pas en la lutte contre l’impunité tant que, selon eux, les auteurs du coup d’Etat de 2002 resteront légitimes et trouveront des raisons valables pour justifier ce qu’ils ont fait contre le pouvoir de Laurent Gbagbo. D’ailleurs, selon des pro-Gbagbo, c’est l’impunité conférée par Laurent Gbagbo lui-même, aux acteurs du coup d’Etat manqué de septembre 2002 qui explique son refus des résultats de l’élection de 2010. Nous donnons à lire un mail reçu hier par la rédaction. «Laurent Gbagbo a laissé faire et nommer Soro Premier ministre pour légitimer le propre hold-up électoral qu’il pré- parait. On gagne ou on gagne. On n’a pas fait venir les ex-rebelles au cœur de la République, pour nous faire hara-kiri. Notre rébellion, c’était le refus de la victoire de Ouattara, qui a eu le malheur d’avoir été ouvertement rallié et soutenu par les ex-rebelles. On a perdu la guerre à cause de la France et de l’Onu. Mais on a les moyens d’emmerder le régime en place. Ouattara dit que tout va bien, nous allons lui montrer le contraire. Nous lui avons donné plus d’un an pour agir librement mais qu’est-ce que cela a donné. Gbagbo est à La Haye, de nombreux exilés, Simone et les Affi en prison, Michel Gbagbo en prison? Malgré tout on vient de nous dire que les pro-Ouattara ont tué plus de 700 personnes. Où est la légitime défense dont parle Guillaume Soro, alors que les victimes sont des civils tués par des militaires. Nous n’avons rien obtenu. Nous ne sommes pas au parlement et nous risquons de ne pas aller aux élections locales. Ouattara montre que le pays peut bien se porter sans nous. Nous n’avons pas d’autres choix que d’agir par les armes. Guillaume Soro et ses amis n’ont pas eu d’autres choix hier face à ce qu’ils considéraient comme la politique d’exclusion, les frustrations et la répression de notre champion Laurent Gbagbo. Nous ne faisons aucun chantage, mais nous demandons simplement aux autorités de ne pas oublier d’où nous venons, de ne pas oublier les concessions faites pour arriver à l’élection de 2010. On ne peut pas balayer tout ça d’un coup et au nom de la lutte contre l’im- punité, traquer un seul groupe d’Ivoiriens et briser la réconciliation entre les Ivoiriens. La CEI de Bakayo- ko a dit que 46 pour cent d’Ivoiriens ont voté Gbagbo. Soit environ 2 000 000. Même si un million d’électeurs sont découragés, il y a au moins 1 million d’ivoiriens, dont des militaires qui sont prêts pour le sacrifice. Guillaume Soro et les siens n’étaient que 50. Certes les données ont changé, mais l’ami Sarkozy n’est plus là. Tout comme, ils ont attendu que Lionnel Jospin parte en 2002, pour nous attaquer, nous n’avons rien fait tant que Nicolas Sarkozy était aux affaires. François Hollande ne fera pas la guerre à notre place, mais si nous tenons bon, la prophétie va se réaliser». La menace est réelle, sérieuse et planifiée. Faut-il en rire et banaliser cette folie, ce désir de vengeance ? Ou bien faut-il prendre les devants et tenir compte des griefs soulevés ci-dessus pendant qu’il est encore temps ? La vigilance s’impose dans la responsabilité et la sérénité.

Charles Kouassi
L’Intelligentd’Abidjan

Titre: J-ci.net

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